BNP Paribas et Axa pourraient s’allier dans la gestion d’actifs
Les deux groupes étudieraient un rapprochement de leurs asset managers, selon Bloomberg. Une combinaison de la plus grande banque de la zone euro et du premier assureur français créerait une entité détenant plus de 1.400 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Axa et BNP Paribas pourraient créer une coentreprise dans la gestion d'actifs
-
AdobeStock
Axa et BNP Paribas vont-il créer un nouveau géant européen de la gestion d’actifs ? Ils y réfléchiraient en tout cas, si on en croit des informations publiées par Bloomberg ce jeudi matin.
Selon des personnes au fait du dossier contactées par l’agence de presse, le plus grand assureur français étudierait des options pour son activité de gestion d’actifs et il envisagerait un rapprochement avec BNP Paribas. Les deux groupes discuteraient de la création d’une entreprise commune dans ce métier qui afficherait alors plus de 1.400 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
De quoi s’approcher du leader européen, Amundi. A fin mars dernier, la filiale du Crédit Agricole affichait plus de 2.100 milliards d’euros d’encours. Pris individuellement, Axa revendiquait 858 milliards d’euros sous gestion à la même date et BNP Paribas 588 milliards d’euros dans les métiers Asset Management et Real Estate. La banque affichait également 432 milliards d’euros d’encours dans la gestion de fortune (Wealth Management) et 262 milliards dans ses activités d’Assurance.
Contactés par L’Agefi, BNP Paribas et Axa n’ont pas souhaité commenter ces informations.
Consolidation en cours
Toujours selon Bloomberg, les discussions entre les deux sociétés seraient toujours en cours, sans certitudes qu’elles aboutissent, et Axa aurait également envisagé un rapprochement avec d’autres concurrents français.
Depuis plusieurs mois, le secteur de la gestion d’actifs fait l’objet d’un mouvement de consolidation. En février dernier, Amundi a annoncé l’acquisition d’Alpha Associate et le groupe envisage un rapprochement de ses activités américaines avec celles de Victory Capital.
De son côté, le géant mondial BlackRock a dévoilé son intention de racheter le spécialiste des infrastructures GIP pour 12,5 milliards de dollars en début d’année et il vient d’annoncer la reprise du fournisseur de données Preqin pour 3,2 milliards de dollars.
Le groupe considère que la Belgique est son "troisième marché domestique", après la France et l'Italie. La banque, très offensive, y vise une croissance de ses revenus de 9% par an.
La société d’investissement fondée par Warren Buffett va racheter Taylor Morrison, le sixième acteur américain de la pierre, pour 6,8 milliards de dollars.
La compagnie low-cost britannique a indiqué lundi qu'elle examinerait toute offre de rachat de la société d'investissement américaine Castlelake, qui a jusqu'au 26 juin pour se positionner. Cette perspective fait s'envoler le titre lundi, après un début d'année marqué par les turbulences.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Depuis une dizaine d’années, une « mission cinéma » suscite et accompagne des productions audiovisuelles prenant le monde militaire pour cadre principal
Recevant le « prix du courage politique », l’ancien patron de la Fed s'est érigé en vigie de l'indépendance de la Réserve fédérale, désormais présidée par un financier jugé proche de Donald Trump.