BNP Paribas accélère le rythme des fermetures d’agences en France
BNP Paribas l’avait annoncé, son réseau de 2.250 agences va maigrir en France. Ces derniers jours, la banque a dévoilé en interne ses projets de fermetures de points de vente pour 2014 dans un certain nombre de ses directions régionales.
Dans la capitale, 14 agences doivent ainsi fermer leurs portes cette année, dont 4 dans les communes de La Défense. En 2012 et en 2013, la direction des agences parisiennes n’avait connu que 3 fermetures chaque année. Dans le Bassin parisien, 9 autres points de vente sont censés tirer le rideau cette année. Enfin, dans la région Est, 10 fermetures ont été annoncées, soit un total de 33 pour ces trois directions régionales. Selon les estimations de plusieurs syndicats de la banque, une cinquantaine d’agences devraient baisser pavillon en 2014, soit 2% à 3% du dispositif actuel.
Les raisons de ce mouvement à l’œuvre également dans d’autres réseaux sont désormais bien connues: stagnation économique, baisse de la fréquentation des agences, essor des nouvelles technologies. L’impact sur les effectifs est estimé à 40 équivalents temps plein sur les seules agences parisiennes. «Il n’y a pas de suppressions de postes, l’emploi se gère grâce au turnover habituel», indique-t-on au siège du groupe, où l’on souligne que BNP Paribas a multiplié les points de vente spécialisés ces dernières années, tels que 67 «maisons des entrepreneurs» en trois ans.
La spécialisation des agences constitue d’ailleurs un axe stratégique fort pour la banque. Fin 2013, BNP Paribas a dévoilé un projet, toujours en consultation, de restructuration du réseau français, baptisé «Préférence client». Les dossiers de crédit immobilier, d’épargne et de prévoyance seront traités par des experts, situés en agences ou sur des plates-formes.
Le projet prévoit de refondre les points de vente suivant trois formats: des agences express (5 à 10% du total), simples points d’accès sans activité commerciale sur place; des espaces conseils (75% à 85%) pour traiter le tout-venant des opérations, et qui pourront mettre le client en relation avec un expert à distance; et enfin des espaces projets (10% à 15%), plutôt en centre ville, qui concentreraient un millier de conseillers spécialisés. La mise en œuvre de cette réorganisation doit démarrer en septembre 2014.
Plus d'articles du même thème
-
Boeing n’a pas surmonté tous ses obstacles dans l’aviation civile
S’il a réduit son endettement net à fin septembre, le groupe aéronautique peine toujours à augmenter le rythme de production de ses appareils monocouloirs 737 Max. -
Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
Dans le sillage de la hausse collective accordée par BNP Paribas à la plupart de ses salariés, les banques régionales de la banque verte se montrent nettement plus généreuses que l’an dernier. -
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Tout est pardonnéIran : les puissances régionales se débrouillent sans Donald Trump
De hauts représentants de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie se sont rendus ensemble à Téhéran pour dialoguer directement et ouvertement avec le régime iranien -
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester