BinckBank atteint l’équilibre en France après trois ans d’existence
Binck.fr poursuit sa montée en puissance. Apparu en France en septembre 2008, le courtier en ligne, succursale du groupe néerlandais BinckBank, a connu une année 2011 prolifique. Grâce à l’apport de près de 14.000 nouveaux clients, la société a enregistré une progression de plus de 56% du nombre de ses comptes-titres, pour atteindre 38.237 comptes en portefeuille. Un chiffre auquel il faut ajouter plus de 10.000 comptes d’épargne, portant ainsi à près de 50.000 les comptes gérés par Binck en France. Dans le même temps, le nombre de transactions traitées a augmenté de 45 % pour dépasser le seuil de 1,6 million.
«En France, nous avons ainsi atteint l’équilibre après seulement trois ans d’existence», déclare Koen Beentjes, directeur général de BinckBank. Porté par cette dynamique, Binck.fr revendique aujourd’hui le titre de quatrième courtier en ligne en France avec 16 % de parts de marché, loin derrière ses concurrents Boursorama (33 %) ou Bourse Direct (27%). Il entend pourtant bien les détrôner.
«Notre ambition est de devenir la plate-forme numéro 1 pour les investisseurs du marché français», ne cache pas Vincent Germyns, directeur général de Binck.fr. Pour y parvenir, la société ne compte pas nécessairement diversifier ses activités. «Nous n’avons pas l’ambition de faire du crédit ou d’offrir des cartes bancaires, indique le dirigeant. Nous voulons nous concentrer sur l’investissement en Bourse.» Le courtier vise désormais 80.000 comptes à horizon 2013.
Les bonnes performances de l’entité française ont permis de soutenir la croissance du groupe néerlandais, également présent en Belgique. L’an dernier, le nombre de transactions a ainsi augmenté de 10 %, à 9,7 millions, tandis que celui des comptes-titres a progressé de 23 %, à 531.465. Malgré cette dynamique commerciale, BinckBank a accusé un recul de 13 % de son résultat net, qui ressort à 65 millions en 2011.
Le groupe a été pénalisé par l’augmentation de 5 % de ses charges d’exploitation, à 130 millions d’euros. Des dépenses nécessaires au développement d’une compagnie qui rêve d’être le numéro un du courtage en ligne en Europe. Cette ambition passe par la poursuite de son expansion géographique. «Nous concentrerons nos efforts sur la croissance organique», précise Koen Beentjes, tout en annonçant le lancement de son activité en Italie, prévu mi-2012.
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