Bercy montrera du doigt les banques qui dérogent aux engagements sur la clientèle fragile
Le ministre de l’économie et des Finances, Bruno Le Maire, a dressé ce matin un premier bilan des engagements de modération des tarifs d’incidents bancaires pris par les banques en 2018 pour les personnes en situation de fragilité financière. Ce bilan apparaît positif dans l’ensemble, Bruno Le Maire estimant que « les établissements bancaires ont très largement tenu leurs engagements de plafonnement des frais d’incidents bancaires pour les clientèles fragiles ».
Cependant, tous n’ont pas joué le jeu. Bercy souligne que « les contrôles réalisés ont toutefois fait apparaître des déficiences ponctuelles dans l’application des engagements et de la réglementation ».
Les établissements dont les pratiques ne seraient pas conformes à la réglementation ou aux engagements seront mis en demeure de modifier leurs pratiques et « la liste des établissements qui ne se mettraient pas en conformité sera rendue publique », précise le ministère.
En 2018, les banques avaient pris plusieurs engagements auprès du président de la République et du ministre de l’Economie et des Finances, pour limiter les frais d’incidents bancaires de leurs clientèles fragiles. Elles se sont engagées à plafonner à 25 euros par mois des frais d’incidents bancaires et de dysfonctionnement de compte des personnes en situation de fragilité financière, soit 3,3 millions de clients, et à plafonner à 20 euros par mois et 200 euros par an des frais d’incidents bancaires et de dysfonctionnement de compte des personnes bénéficiant de l’offre spécifique à la clientèle fragile. L’objectif de Bercy était d’augmenter de 30 % du nombre de bénéficiaires de cette offre par rapport à 2017.
Plus d'articles du même thème
-
Allspring Global Investments envisage une vente
La société de gestion américaine étudie une cession qui pourrait la valoriser à environ quatre milliards de dollars. -
Cervinvest se dote d'une associée dédiée aux relations investisseurs
Le gérant nouvellement repris par deux anciens associés de Capza, Maxence Radix et Guillaume de Jongh, accueille Farah Fehaili, également passée par Capza, pour piloter le département relations investisseurs. -
Le yen voit le bout du tunnel
Retrouvez comme chaque semaine le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
- En plein défi réglementaire, Revolut fait face à une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
Démocratie fictiveLégislatives en Russie : quels sont les quatre partis que le Kremlin autorise à concourir ?
Les Russes sont appelés à renouveler la chambre basse de leur Parlement. Au cours de ce scrutin sous tension et sans suspense, le pouvoir exécutif tolère la présence de quatre partis non hostiles à la guerre en Ukraine -
Affaire Renault : Rachida Dati, avocate de son contrat d'avocate
L'ancienne ministre a tenté de justifier sa mission, rémunérée 900 000 euros, par le constructeur automobile. Son interrogatoire se poursuivra lundi 21 septembre -
« La France n’a pas choisi cette guerre » : face aux chefs de parti, Emmanuel Macron plaide non-coupable sur la crise des carburants
Après sa réunion avec les chefs de parti, le président a insisté sur sa stratégie diplomatique, reléguant au second plan les efforts financiers demandés par les oppositions