Bercy montrera du doigt les banques qui dérogent aux engagements sur la clientèle fragile
Le ministre de l’économie et des Finances, Bruno Le Maire, a dressé ce matin un premier bilan des engagements de modération des tarifs d’incidents bancaires pris par les banques en 2018 pour les personnes en situation de fragilité financière. Ce bilan apparaît positif dans l’ensemble, Bruno Le Maire estimant que « les établissements bancaires ont très largement tenu leurs engagements de plafonnement des frais d’incidents bancaires pour les clientèles fragiles ».
Cependant, tous n’ont pas joué le jeu. Bercy souligne que « les contrôles réalisés ont toutefois fait apparaître des déficiences ponctuelles dans l’application des engagements et de la réglementation ».
Les établissements dont les pratiques ne seraient pas conformes à la réglementation ou aux engagements seront mis en demeure de modifier leurs pratiques et « la liste des établissements qui ne se mettraient pas en conformité sera rendue publique », précise le ministère.
En 2018, les banques avaient pris plusieurs engagements auprès du président de la République et du ministre de l’Economie et des Finances, pour limiter les frais d’incidents bancaires de leurs clientèles fragiles. Elles se sont engagées à plafonner à 25 euros par mois des frais d’incidents bancaires et de dysfonctionnement de compte des personnes en situation de fragilité financière, soit 3,3 millions de clients, et à plafonner à 20 euros par mois et 200 euros par an des frais d’incidents bancaires et de dysfonctionnement de compte des personnes bénéficiant de l’offre spécifique à la clientèle fragile. L’objectif de Bercy était d’augmenter de 30 % du nombre de bénéficiaires de cette offre par rapport à 2017.
Plus d'articles du même thème
-
La faiblesse du yen tourne au casse-tête pour le Japon
La devise nippone est au plus bas depuis 40 ans, malgré des interventions massives. La Banque du Japon ne semble pas en mesure d’y remédier de façon crédible. Les écarts de taux encouragent toujours plus les stratégies de portage sur les marchés mondiaux, avec les risques qu'un débouclage soudain comporterait. -
Soitec prévoit une croissance de plus de 30% des revenus au deuxième trimestre
Soitec a publié de manière anticipée un chiffre d'affaires trimestriel en forte hausse, tiré par l'explosion de la demande en IA et son activité Photonics-SOI. Les perspectives restent solides. -
Les régulateurs français et néerlandais dévoilent des propositions pour parvenir à la supervision centralisée
Dans le cadre du paquet de mesures dévoilées par la Commission européenne en décembre dernier, la surveillance centralisée est au cœur des débats. Pour réussir cette transformation, l’AMF et son homologue néerlandais (AFM) ont publié cinq recommandations.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Une dose de paramétrique peut venir au secours de l’assurance catastrophes naturelles
Contenu de nos partenaires
-
Ramer à contre-courantBudget 2027 : un effort de 35 milliards d'euros
En 2027, les dépenses publiques bondiraient de près de 60 milliards si rien n'est fait. Le gouvernement prépare pour 2027 un redressement ambitieux -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut -
ArbitragesBudget : grands dilemmes et petits comptes de Jean-Pierre Farandou
A la tête du poste qui doit le plus contribuer à l'effort budgétaire, le ministre du Travail tente d’éviter une nouvelle ponction de l’Unédic et réfléchit à des coups de rabot