Jes Staley, directeur général de Barclays
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Bloomberg
La banque britannique a adressé un blâme à son directeur général, Jes Staley, dont elle réduira « significativement » le bonus, pour avoir cherché à identifier un lanceur d’alerte, selon un communiqué publié aujourd’hui. Barclays y annonce que les régulateurs financiers britanniques, la Prudential Regulation Authority (PRA) et la Financial Conduct Authority (FCA) ont ouvert une enquête à la fois sur le comportement de Jes Staley et sur les responsabilités et pratiques de contrôle de la banque vis-à-vis des lanceurs d’alerte.
« J’ai présenté mes excuses au conseil d’administration de Barclays et accepté sa conclusion, à savoir que mes actes personnels dans ce dossier constituent une erreur », a déclaré Jes Staley.
En juin 2016, le conseil d’administration de Barclays et un dirigeant exécutif avaient reçu des lettres anonymes déplorant un recrutement réalisé par Jes Staley. Selon une source proche du dossier citée par Dow Jones, il s’agirait de celui de Tim Main, ancien collègue de Jes Staley et directeur associé du cabinet Evercore, embauché en juin 2016 comme président de la division institutions financières. Par la suite, le directeur général de Barclays a plusieurs fois demandé à l'équipe de sécurité d’identifier l’auteur des courriers. On lui a répondu que cela n'était pas autorisé, et l’identité de l’auteur n’a jamais été révélée.
Début 2017, le conseil d’administration de Barclays a néanmoins commandé au cabinet Simmons & Simmons une enquête interne sur le comportement de Jes Staley dans cette affaire. La conclusion, qui a été communiquée aux autorités, est que le dirigeant aurait honnêtement, mais à tort, pensé qu’il était possible d’identifier l’auteur de la lettre.
Le conseil d’administration précise dans son communiqué qu’il soutiendra le renouvellement du mandat de Jes Staley lors de l’assemblée générale de mai prochain.
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