Barclays met le cap sur la croissance du marché de détail en Afrique du Sud
Sur la défensive en Europe continentale, Barclays retrouve de l’allant dans la banque de détail en Afrique du Sud. Absa, sa filiale locale, dont elle détient 55,5% du capital, a annoncé hier l’acquisition de l’activité de cartes de crédit privatives du distributeur Edcon, pour 10 milliards de rands environ (800 millions de livres). Une transaction qui valorise le portefeuille racheté à une fois sa valeur nette comptable. Les deux parties espèrent conclure l’opération au deuxième semestre.
Première chaîne d’habillement d’Afrique du Sud, détenue depuis 2007 par le fonds Bain, Edcon compte 3,8 millions de clients. Le distributeur continuera à s’occuper des ventes et du marketing des cartes, tandis qu’Absa prendra en charge toute la partie financière et la gestion du risque. Avec Edcon, le prêteur sud-africain met aussi la main sur un portefeuille de clients à qui il espère vendre d’autres produits bancaires. «C’est une bonne opération pour Absa, car elle lui permettra d’accroître son retour sur fonds propres et d’utiliser une partie de ses excès de capitaux», estime Faizal Moolla, analyste d’Avior Research cité par Bloomberg.
La filiale de Barclays dispose en effet de marge de manœuvre appréciables. A fin 2011, son ratio core tier one atteignait 13%, ce qui ne l’empêche pas de dégager une rentabilité des fonds propres supérieure à 16%. Le coût du risque reste faible (1%) et la croissance de l’activité ne s’est pas faite au détriment de liquidité, avec un ratio de prêts sur dépôts de 88% seulement. Avec Edcon, à l’heure où Barclays envisage de quitter la France et l’Italie dans la banque de détail, l’Afrique du Sud offre au groupe des perspectives de croissance autrement plus alléchantes.
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