Barclays accélère l’assainissement de son portefeuille
Barclays offre deux visages. La banque a fait état mardi d’une baisse de 76% sur un an de son résultat avant impôts au troisième trimestre à 327 millions de livres. Même si les résultats ont été affectés par une charge de 947 millions reflétant une variation dans la valeur de sa dette propre, la mauvaise performance de la banque d’investissement n’est pas rassurante.
A l’instar de ses concurrents, Barclays Capital a souffert de la volatilité des marchés encaissant une perte avant impôts de 182 millions de livres alors qu’elle était bénéficiaire de 369 millions au troisième trimestre 2009. La banque de marchés, qui a contribué à hauteur de deux tiers dans les résultats du groupe au premier semestre, a connu un recul de son activité de 24% à 2,8 milliards de livres, malgré les changements opérés dans cette branche. Le mois d’octobre n’a pas été meilleur en rythme de revenus.
Robert Diamond remplacera John Varley à la tête de BarCap en avril 2011, alors que 300 postes ont été supprimés en août afin de compenser des hausses de salaires accordées en compensation des nouvelles règles sur le montant des bonus. La banque d’investissement, qui a profité du rachat des activités nord-américaines de Lehman Brothers en 2008, conserve un objectif trimestriel de revenus à moyen terme de 3,7 à 3,8 milliards de livres, soit 1 milliard de plus que la performance actuelle.
La bonne nouvelle provient cependant du nouveau recul des dépréciations d’actifs de 31% à 4,3 milliards de livres sur les neuf premiers mois de l’année. L’établissement financier en a même profité pour modifier significativement ses prévisions de baisse de dépréciations d’actifs pour l’ensemble de l’année à 30%, soit 5,7 milliards (8,1 milliards en 2009), contre 15 à 20% lors de sa précédente estimation.
Barclays, qui s’était démarquée de ses concurrentes HSBC et Standard Chartered en apportant son soutien aux nouvelles règles de Bâle 3, a assuré par la voie de son directeur financier, Chris Lucas, qu’elle n’avait aucune intention de procéder à une augmentation de capital. Avec un ratio core tier one à 10% fin septembre et une hausse de 3% du risque des actifs pondérés (à 403 milliards de livres), le groupe se dit confiant sur son objectif de ratio à 11,5% d’ici fin 2012. Ses actifs pondérés devraient pourtant augmenter de 150 milliards sous l’effet de la réforme Bâle 3, avant l’application de mesures qui corrigeront d’un tiers cet impact.
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