Bank of Ireland parvient à attirer les investisseurs étrangers
Une fois n’est pas coutume, Dublin reçoit de bonnes nouvelles de son secteur bancaire. Alors que l’augmentation de capital de 1,9 milliard d’euros de Bank of Ireland se termine aujourd’hui, l’Etat a annoncé hier avoir trouvé preneur pour une partie du capital de la première banque irlandaise auprès d’investisseurs institutionnels non résidents.
L’Etat leur vendra jusqu’à 11,2 milliards d’actions au prix unitaire de 10 centimes, soit un investissement de 1,12 milliard d’euros. La part de Dublin au capital de Bank of Ireland sera ainsi plafonnée à 32,4% et ne sera pas inférieure à 15%, tandis que les investisseurs institutionnels participant à l’opération détiendront au plus 37,3%.
L’identité des acquéreurs ne sera révélée qu’au gré des déclarations obligatoires de franchissements de seuil, mais la rumeur évoquait hier moins d’une dizaine de comptes étrangers. Parmi lesquels un fonds d’investissement canadien et le milliardaire Wilbur Ross. La nouvelle a permis à l’action Bank of Ireland de s’adjuger en séance jusqu'à 8,9%, à 11 centimes d’euro, entraînant dans son sillage celle d’Allied Irish Bank. «L’investissement étranger dans Bank of Ireland constitue une étape importante pour le gouvernement, écrivaient hier les analystes du courtier irlandais Glas Securities. Il envoie un signal positif au marché.»
Beaucoup doutaient en effet de la capacité de BoI à attirer des capitaux privés. Au terme de son augmentation de capital, la banque prévoyait que la part de son actionnariat public oscillerait entre 29 % et 70 %. Elle est désormais assurée d'éviter une prise de contrôle majoritaire de la part de l’Etat.
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