Bank of America reste affectée par ses activités de crédit immobilier
Bank of America (BoA) continue à faire les frais de son exposition aux activités de crédits hypothécaires. La banque américaine a accusé une perte de 1,2 milliard de dollars (884 millions d’euros) au titre du quatrième trimestre 2010, contre une perte de 194 millions de dollars un an plus tôt.
BoA a ainsi passé, comme annoncé, une dépréciation de valeur de deux milliards de dollars sur Countrywide, sa filiale de crédit immobilier acquise en 2008. Hors cette dépréciation, BoA aurait dégagé un bénéfice de 756 millions de dollars, soit 0,04 dollar par action, là où les analystes misaient sur 0,14 dollar, selon un consensus Thomson Reuters.
La banque américaine a par ailleurs réglé ses différents avec les deux organismes parapublics de financement immobilier Freddie Mac et Fannie Mae, qui l’accusaient de leur avoir vendu des prêts risqués via Countrywide. BoA a ainsi passé une provision de 4,1 milliards de dollars, incluant également d’éventuels futurs rachats de crédit immobilier. Le résultat net trimestriel du pôle crédit immobilier et assurance est ainsi ressorti en perte de 5 milliards de dollars, contre une perte d’un milliard un an plus tôt.
Si l’acquisition de Coutrywide s’est révélée être un mauvais pari pour BoA, l’achat des activités de Merrill Lynch dans la banque d’affaires et la gestion de fortune se montre plus positif. Dans la banque de financement et d’investissement, la banque a dégagé un bénéfice net de 1 milliard de dollars, à comparer à une perte de 31 millions au dernier trimestre 2009. Dans la gestion de fortune, le bénéfice net est ressorti à 724 millions, toutefois en recul par rapport au 1,4 milliard enregistré un an plus tôt.
Le pôle cartes de crédit s’est redressé, profitant de «moindre coûts du crédit dans un contexte d’amélioration de l’économie». La banque a dégagé dans cette activité un bénéfice de 1,5 milliard de dollars, là où elle avait accusé une perte de 994 millions de dollars un an auparavant.
L’année passée, où BoA a accusé une perte de 2,2 milliards de dollars, a été «une période de nécessaire reconstruction», a indiqué Brian Moynihan, directeur général depuis début 2010, précisant que les résultats reflétaient «les améliorations réalisées dans la mise au rebut de ce dont on a hérité, essentiellement dans le crédit immobilier». Son prédécesseur, Ken Lewis, avaient multiplié les acquisitions durant son mandat.
Plus d'articles du même thème
-
Les taux élevés menacent les actions
La fièvre récente sur les emprunts d'Etat est de nature à rebattre les cartes des allocations. Les marchés taux et des actions offrent des perspectives différentes, mais la hausse des rendements obligataires rend les places boursières, bien valorisées et stimulées par l'IA, plus vulnérables. -
La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
La banque rouge et noire se fait taper sur les doigts par l’Autorité de contrôle pour avoir systématiquement inclus «Mon assurance au quotidien», un contrat collectif dommages, dans son offre groupée de services bancaires, Sobrio. -
Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
Jean-Jacques Barbéris aura passé presque 10 ans au sein d'Amundi où il a entre autres dirigé le pôle dédié aux clients institutionnels et entreprises et supervisé les sujets liés à la gestion extra-financière (ESG) au niveau groupe.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Bananes flambéesA la Maison Saint-Martin, Jadot, Vallaud et Glucksmann savourent la fin de la primaire
Depuis la première édition de ces dîners en comité restreint, révélé par l’Opinion en février dernier, les rencontres se multiplient pour faire émerger un candidat commun hors LFI, sans passer par la case primaire de gauche -
Polémique anti-Bolloré : à quel point le cinéma français dépend-il de Canal + ?
A la suite d'une tribune anti-Bolloré, Maxime Saada menace de cesser toute collaboration avec les 600 professionnels du cinéma qui l'ont signée. Une déclaration qui interroge : l'industrie pourrait-elle se passer de Canal + ? -
FractureRoyaume-Uni : le travailliste Andy Burnham face aux démons du Brexit
Alors que les travaillistes esquissent un rapprochement avec l’UE, Andy Burnham est en campagne dans un territoire qui a largement voté pour le Brexit. Cette élection partielle illustre la nouvelle fracture de la politique britannique