Bank of America allonge un peu plus la liste des suppressions de postes
Bank of America avait déjà supprimé 2.500 postes depuis le début de l’année. L’aggravation de la crise ces dernières semaines pousse la banque américaine à aller encore plus loin. Dans un courrier interne adressé en fin de semaine dernière aux salariés, Brian T. Moynihan, le directeur général de Bank of America, indique que le groupe supprimera 3.500 postes supplémentaires avant la fin du trimestre en cours. Signe de l’urgence, alors que la direction de la banque dément régulièrement la rumeur d’une augmentation de capital.
«C’est une période difficile pour notre groupe mais aussi pour nos actionnaires», reconnaît Brian T. Moynihan dans ce courrier. Le cours de Bourse de la banque a chuté de 48% depuis le début de l’année et de 28% depuis le 1er août. «Nous avons encore beaucoup de travail pour régler le dossier Countrywide [la société de crédit immobilier reprise en 2008, ndlr] et constituer le capital nécessaire pour respecter les nouvelles exigences réglementaires et les attentes du marché dans les prochaines années», indique Brian T. Moynihan. La banque a essuyé une perte nette de 8,8 milliards de dollars au deuxième trimestre 2011, la plus lourde de son histoire, et a déjà engagé plusieurs cessions d’actifs, dont celle de ses cartes de crédit au Canada.
Ces suppressions de postes n’entrent pas dans le cadre du programme de réductions des coûts «Project new Bac» (le code de Bank of America à la Bourse de New York) lancé en avril 2011 par la direction de l’établissement. Selon le Wall Street Journal, une revue plus large des effectifs pourrait aboutir à la suppression d’au moins 10.000 postes. Bank of America comptait environ 280.000 salariés au début de l’année. La direction de la banque devrait se réunir en septembre pour étudier de possibles suppressions de postes supplémentaires, indique Brian T. Moynihan dans son courrier interne.
L’annonce confirme les difficultés traversées par toutes les banques de financement et d’investissement à travers le monde. Selon Bloomberg, les 50 plus grands groupes bancaires mondiaux ont annoncé plus de 60.000 suppressions de postes depuis le début de l’année, dont 30.000 rien que pour la britannique HSBC. Lloyds prévoit pour sa part de supprimer 15.000 postes.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Applaudimètre« Même si vous ne m’aimez pas » : au Bourget, la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon
Devant plus de 20 000 personnes selon les organisateurs, le candidat insoumis a présenté samedi la version actualisée de son programme L'Avenir en commun. Pour espérer battre Marine Le Pen, il compte sur des « causes communes » plutôt que sur des concessions. -
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre