Axa signe à bon prix son renforcement sur les marchés en croissance
Axa concrétise pour un prix intéressant sa stratégie visant à se renforcer sur les pays à forte croissance. L’assureur, qui a repris pour 494 millions de dollars (377 millions d’euros) les actifs d’assurance dommages de HSBC à Hong Kong, à Singapour et au Mexique, «conforte son objectif de devenir un acteur majeur d’assurances en Asie d’ici 2015», relève Tullett Prebon. Axa a par ailleurs signé un accord de distribution exclusif de dix ans dans ces pays ainsi qu’en Inde, en Indonésie et en Chine.
«Il s’agit d’une acquisition raisonnable et à faible risque à un coût cohérent par rapport aux ressources internes d’Axa d’un milliard d’euros », note Bank of America Merrill Lynch. Le prix payé par Axa «représente 1,3 fois les primes, ce qui n’est pas cher au regard du profil de croissance de ces marchés», renchérit CA Cheuvreux. Cette opération ne devrait pas avoir d’impact significatif sur la situation capitalistique et la solvabilité du groupe, estime le courtier, qui mise au maximum «sur une réduction de 1,5% du ratio de Solvabilité 1 (de 188% à fin 2011) et une hausse de moins de 1% du ratio d’endettement (26% à fin 2011)».
Alors qu’aucun chiffre de rentabilité n’a été divulgué, Credit Suisse estime que cette opération valorise avant synergies le périmètre acquis «à 9-10 fois les résultats suggérant un retour sur investissement de 10 à 11%».
HSBC, qui a vendu l’ensemble de ses activités dommages à Axa et QBE pour 914 millions de dollars, a indiqué que la valeur brute des actifs cédés s’élevait à 1,2 milliard de dollars à fin 2011.
Axa devrait dégager des synergies significatives, notamment à Hong Kong. Alors que l’assureur français y est numéro deux avec une part de marché de 6% contre 7% pour HSBC, «nous percevons un potentiel significatif en termes de synergie de coûts», pouvant atteindre 25% de la base combinée des activités à Hong Kong, relève Credit Suisse. Ce qui «suggère un potentiel de hausse significatif des résultats».
Si cette opération se révèle «positive» aux yeux du courtier suisse, ce dernier souligne toutefois qu’elle «ne modifie pas les règles du jeu concernant le profil de croissance d’Axa». A fin 2011, Axa réalisait 3% de son chiffre d’affaires assurance en Asie hors Japon et 15% de son activité en région Méditerranée et Amérique latine.
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