Axa s’autorise toutes les ambitions en Asie

L’intégration à 100 % d’Axa APH lui permet d’accélérer les synergies. 2011 verra la centralisation de l’ensemble du back-office
Antoine Landrot

L’intégration complète d’Axa Asia Pacific Holding (APH), conséquence de l’acquisition des participations minoritaires et de la vente des activités australiennes d’APH à AMP, ouvre de nouveaux horizons à l’assureur français. Il nourrit de grandes ambitions pour l’Asie (hors Japon) dans le cadre de son plan 2015, dévoilé début juin. Le groupe estime que le marché va croître de 17% par an entre 2010 et 2015, pour atteindre 957 milliards de dollars.

Arrivé en 1995 et implanté aujourd’hui dans 17 pays, l’assureur veut doubler en cinq ans les revenus d’Axa Asia Life à 1,2 milliard et s’installer sur le podium des acteurs internationaux. La rentabilité sous-jacente doit être multipliée par 2,5 (à 650 millions). En dommages, les revenus d’Axa Asia P&C devront doubler également (à 750 millions) et la rentabilité tripler par rapport à 2009, à 30 millions d’euros, effaçant la perte de 4 millions enregistrée en 2010. Il vise la première place sur ce métier.

Pour parvenir à ses ambitions, le groupe compte sur la mise en place de sa plate-forme RTOM, d’abord à l’échelle d’Axa Asia Life. Les entités nationales partagent déjà les mêmes informatiques et une gamme de produits. 2011 verra la centralisation de l’ensemble du back-office et le lancement du centre opérationnel en Chine pour traiter l’activité de Hong-Kong et Singapour – l’intégration de l’ensemble des systèmes périphériques étant prévue pour l’année suivante. Axa souhaite à terme réunir sur une seule plate-forme les relations clients de l’ensemble de ses métiers.

Si l’assureur n’exclut pas de procéder à des acquisitions en vie/épargne à Singapour et en Malaisie, deux marchés d’avenir, sa croissance passe en grande partie par les partenariats avec des acteurs locaux de la bancassurance. Dans ce contexte, la Chine (où le groupe a formé des joint-ventures avec Minmetals et ICBC, avec un investissement de 500 millions d’euros avec cette dernière ) et l’Inde (où il vient de s’allier à Reliance Industries) sont au centre des préoccupations. Un accord de distribution a aussi été signé avec Citibank en vie/épargne pour la Chine, Hong-Kong, Singapour et la Malaisie.

Axa cherche également des partenaires bancaires en Thaïlande et en Indonésie pour croître en dommages. «Se développer de manière rentable en Chine sur ce métier représente le défi le plus important. Nous disposons d’une licence pour Shanghaï, qui ne nous permet pas de croître au delà [les licences sont accordées par ville]», explique Mike Bishop, directeur général d’Axa Asia.

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