Axa reste confiant malgré l’impact négatif des actions et des taux
Malgré la zone de turbulences que traversent les marchés depuis le début de l’été, Axa estime que son bilan est suffisamment robuste et diversifié pour lui permettre de confirmer les objectifs de son plan stratégique «Ambition 2015».
A l’occasion d’un colloque organisé par Bank of America, le groupe a fait le point sur son exposition aux marchés à fin septembre et sur sa solvabilité. L’assureur estime que son ratio Solvabilité 1 s’établissait au-dessus de 190% à fin septembre, contre 186% à l’issue du premier semestre, soit son meilleur niveau depuis 2005. En revanche, son ratio de solvabilité économique, calculé selon un modèle interne, a été ramené à 150% contre 184% à fin juin. Axa explique que cette baisse provient des effets négatifs de l’écartement des spreads corporate et de la chute des marchés boursiers et des taux d’intérêt.
Le groupe enregistre également une hausse de ses plus-values latentes sur son portefeuille obligataire, celles-ci étant estimées à 3,6 milliards d’euros contre 2,6 milliards au premier semestre. Et ce, en dépit de la moins-value potentielle d’un milliard liée à son exposition brute de près de 30 milliards d’euros en valeur de marché aux dettes souveraines espagnole, italienne, portugaise, irlandaise et grecque.
L’assureur ne précise pas l’impact de la chute des marchés actions sur ses comptes mais souligne que, hormis sa participation de 5% dans BNP Paribas (de 3,2 milliards d’euros fin juin), son exposition mondiale aux banques ne dépassait pas un milliard, sur les 18 milliards d’euros d’actions qu’il détenait au 30 juin.
Le groupe confirme donc ses objectifs à horizon 2015, notamment une croissance du résultat opérationnel par action de 10% en moyenne par an et un ratio d’endettement de 25% contre 26% fin juin. Cette prévision se fait sur la base d’un taux de rendement moyen de 6% par an des marchés actions et de 4% des obligations d’Etat à 10 ans. Si le rendement des actions était nul et que celui des obligations se limitait à 3%, ces deux effets réduiraient d’environ 2 points chacun la croissance du résultat opérationnel, prévient Axa.
Egalement présent au colloque, le réassureur Scor s’est à son tour dit confiant dans sa capacité à atteindre ses objectifs 2013, à savoir un taux de croissance annuel des primes brutes émises de 14% et une rentabilité de 1.000 points de base au-dessus du taux sans risque.
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