Axa France veut être plus rentable en banque et prévoyance
Tout est question de périmètre. Axa France a annoncé hier un résultat opérationnel après impôt en hausse de 7 % en 2012, à 1,19 milliard d’euros, mais l’assureur n’y inclut pas ses mutuelles, pourtant prises en compte dans son chiffre d’affaires. Si ce dernier a progressé de 1,4%, à 21,2 milliards d’euros, la croissance hors mutuelles se limite à 1,1%. «Ce sont de beaux résultats malgré un environnement compliqué», estime Nicolas Moreau, PDG d’Axa France.
Ses deux défis restent la santé-prévoyance et la banque. «Le pilier bancaire est essentiel si on veut réussir sur le grand public», pointe-t-il.
Axa Banque a accéléré ses investissements dans la formation, assurée par les équipes qui ont formé les salariés de La Banque Postale. Ses agences doivent quant à elles ressembler de plus en plus à des banques. «400 ont été transformées en fin d’année sur les 750 qui pratiquent la banque régulièrement, indique Jacques de Peretti, directeur général d’Axa Particuliers/Professionnels. L’objectif fin 2015 est d’avoir 1.000 agences comme cela».
Goutte d’eau à l'échelle d’Axa France, le produit net bancaire d’Axa Banque a reculé de 19% l’an dernier, à 94 millions d’euros. Les revenus d’intérêts des crédits à la clientèle n’ont pas totalement compensé la hausse des intérêts versés sur les comptes d’épargne suite aux campagnes promotionnelles qui ont permis de maintenir une collecte positive, indique le rapport d’activité du groupe. A l’équilibre en 2011, la banque affiche une perte opérationnelle de 15 millions l’an dernier.
«Il faut améliorer la rentabilité dans la banque, la prévoyance et la retraite», déclareNicolas Moreau. «Numéro un» auprès des professionnels, «nous n’étions nulle part sur la prévoyance des particuliers», indique-t-il. Lancé il y a deux ans, le contrat de garantie des accidents de la vie a drainé 220.000 souscriptions l’an dernier. Le chiffre d’affaires total du pôle santé-prévoyance a progressé de 1,5%, à 6,2 milliards d’euros.
En hausse de 2,7% à 6,8 milliards d’euros, celui de l’activité dommages a mieux résisté. Numéro deux en France, Axa a préservé ses 14,5% de parts de marché en préférant les hausses tarifaires aux volumes. En épargne et retraite, l’activité est restée quasi stable (+0,2%), à 8,2 milliards d’euros, en raison des difficultés de l’assurance vie. Axa a pâti d’un décollecte de 1,3 milliard d’euros sur son fonds en euro.
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