Aviva négocie la vente à perte de ses activités vie américaines
Aviva a confirmé hier être en négociations pour la vente de ses activités vie américaines. Selon l’assureur, cette vente devrait néanmoins se faire avec une moins-value «substantielle» par rapport à la valeur comptable de cette division, qui atteint 2,4 milliards de livres.
Interrogé hier sur la réaction des actionnaires lors d’une conférence de presse téléphonique, John McFarlane, président du groupe, s’est montré confiant. «La réponse des actionnaires est importante mais ils nous chargent de prendre des décisions rationnelles avec le portefeuille d’activités que nous avons, a-t-il souligné. Dans ce genre d’affaires, vous n’obtenez jamais un consensus total mais nous pensons que les actionnaires, de manière générale, soutiendront cette initiative».
Si l’assureur n’a pas souhaité donner de plus amples détails, des informations de presse avaient fait état en septembre d’un prix d’achat dépassant 1 milliard de livres. Les fonds Apollo Global Management, Harbinger Capital Partners et Guggenheim Partners avaient également été identifiés par la presse parmi les candidats au rachat. L’assureur, qui a entamé une revue stratégique début juillet pour améliorer sa rentabilité, veut se séparer de 16 de ses 58 activités. D’ores et déjà, le groupe a réduit sa participation dans l’assureur néerlandais Delta Lloyd et a annoncé la vente de ses activités au Sri Lanka.
Outre la partie américaine, l’assureur travaille aussi à la cession de 8 autres pôles dont la finalisation devrait intervenir dès l’an prochain. Les cinq activités restantes sont actuellement soumises, selon John McFarlane, à une «action drastique».
Parallèlement, le recrutement d’un nouveau directeur général, en remplacement d’Andrew Moss poussé à la sortie en mai dernier sous la colère des actionnaires, est en bonne voie: des candidats internes et externes étaient interrogés cette semaine par les administrateurs non-exécutifs de l’assureur. Pat Regan, directeur financier de l’assureur, ferait partie des candidats possibles, selon des sources extérieures.
Le groupe, qui publiait hier ses résultats trimestriels, a indiqué que «la tendance de son bénéfice opérationnel» au troisième trimestre «était globalement conforme à celle du premier semestre», où il avait reculé de 10% en incluant les coûts de restructuration. En revanche, ses revenus sont ressortis en baisse de 5% sur neuf mois à 28,9 milliards de livres.
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