Aviva France réduit ses effectifs pour retrouver des marges de manœuvre
Un an après son changement de patron, Aviva France passe au régime minceur. L’assureur a confirmé hier la mise en place d’un plan de 120 départs volontaires. «Il s’ouvrira le 20 décembre au plus tard et touchera les back et middle-offices et les fonctions support et de contrôle», détaille Nicolas Schimel, qui dirige la filiale française de l’assureur britannique depuis décembre 2012. D’une durée de neuf mois, le plan accéléra les départs naturels, actuellement autour de 100 par an. L’effectif actuel de 3.300 personnes sera également amputé par le transfert, le 1er janvier, des 250 salariés du réseau Aviva Epargne & Conseils (AEC) vers l’Union Financière de France (UFF), spécialiste de la gestion de patrimoine détenu à 74% par Aviva.
«Les performances sont plutôt bonnes, mais sur les dix dernières années AEC n’a pas cessé de décroître et n’est pas suffisamment installé sur le marché», estime Nicolas Schimel, qui a gardé sa casquette de patron de l’UFF. A l’échelle d’Aviva France, «nous n’avons pas la taille globale qui nous permette de travailler uniquement sur des économies d’échelle. Nous voulons maintenir un modèle d’assureur généraliste tout en étant de taille relativement modeste», ajoute-t-il.
L’UFF va récupérer un fonds de commerce de 2,5 milliards d’euros d’actifs, qui s’ajoute à ses 7,6 milliards d’encours à fin septembre. La «business unit» Aviva Vie, qui attend son nouveau responsable, va donc se recentrer sur la clientèle des professionnels et développer son offre de prévoyance via les courtiers et les agents généraux. Ceux-ci devront passer de 900 fin 2012 à 1.000 dans cinq ans. L’activité vie-prévoyance devra aussi trouver des partenaires en assurance directe, Aviva étant seulement présent sur internet avec les produits dommages d’Eurofil.
Sur les 3,4 millions d’euros collectés à fin septembre en vie, épargne et retaite (+18%), 20% seulement proviennent d’Aviva Vie. Contre 46% pour l’association d’épargnants Afer, qui pèse encore 63% du stock, et 34% pour Antarius, la coentreprise avec le Crédit du Nord (13% des encours). Sur les seuls produits vie (500 millions depuis janvier), Aviva Vie conclut toutefois la moitié de ses affaires nouvelles en unités de compte, bien plus qu'à l’Afer. La compagnie prépare pour cette dernière un contrat Eurocroissance destiné à pallier la baisse de rendement du contrat en euros. Le lancement n’aura lieu qu’en septembre 2014, après l’assemblée générale de l’association.
Plus d'articles du même thème
-
Le discours sur IA remplace celui du choc énergétique
Le cycle d’investissement lié à l’IA porté par une poignée d’entreprises américaines, irrigue aujourd’hui toute la chaîne de valeur et a plus que compensé le choc énergétique -
Les résultats de la tech soutiennent la croissance
Portés par une vague de très bons résultats dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis, les styles croissance et momentum ont très nettement surperformé -
Santé animale: vers un mariage au sommet entre les français Ceva et Virbac ?
L'hypothèse d'un rapprochement entre les deux laboratoires vétérinaires, respectivement 5e et 6e acteurs mondiaux du secteur, est évoquée. Or, les obstacles à une telle union sont nombreux.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Cuba : le Parti communiste valide un virage vers davantage d’économie de marché
Le Parti communiste cubain a approuvé, mercredi 17 juin, une série de réformes économiques destinées à ouvrir davantage le pays à l’investissement privé. L’île traverse une crise économique d’une ampleur sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique, aggravée par les pressions américaines -
La Fabrique de l'OpinionFinances : le temps long n’a pas de temps à perdre
Grégoire Sentilhes : « Un pays qui laisse fuir son épargne, qui renonce au temps long et qui mesure la valeur à l'aune du trimestre n'est pas seulement un pays moins compétitif : c'est un pays qui cède, peu à peu, les leviers de son propre destin » -
Roland Lescure juge l’effort budgétaire encore nécessaire malgré l’accord Iran–Etats-Unis
Invité de RTL ce jeudi 18 juin, le ministre de l’Economie a salué la désescalade engagée après l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Il prévient toutefois que la crise a pesé sur les finances publiques françaises