Aviva France continue à perdre du terrain en assurance vie
Comparé à la perte nette de 3 milliards de sa maison-mère, le résultat d’Aviva France semble en net rebond. Le bénéfice net du deuxième pays du groupe, après la Grande-Bretagne, a atteint 299 millions d’euros l’an dernier, en hausse de 80%. Un retournement surtout dû au fait que l’exercice 2011 avait été pénalisé par des moins-values latentes. En dehors de ces éléments exceptionnels, la performance des métiers est en recul. Le résultat opérationnel avant impôt s’est érodé de 4,4%, à 519 millions d’euros, et le chiffre d’affaires brut consolidé de 3,4%, à 5,9 milliards d’euros. En 2010, il atteignait 7 milliards d’euros.
L’assureur britannique pâtit de sa dépendance à l’assurance vie où il accuse 900 millions d’euros de décollecte, après 360 millions d’euros de sorties en 2011. L’association d’assurés Afer, qui représente environ 50% de ses ventes, a en effet enregistré 1 milliard d’euros de retraits nets. Malgré la progression de l’activité d’Antarius (la coentreprise d’Aviva avec le Crédit du Nord) et des produits de prévoyance (+18%), les affaires nouvelles du pôle vie, épargne et retraite ont diminué de 4%, à 4,5 milliards d’euros, après -10% en 2011. Un recul qu’Aviva estime inférieur à celui du marché.
Les encours en assurance vie ont en tout cas progressé de 3%, à 73,6 milliards d’euro. Le pôle a également augmenté son bénéfice opérationnel de 3,7%, à 335 millions de livres (385 millions d’euros), grâce à une réduction des dépenses. Le dividende versé à la maison mère, nul en 2011 «sur demande du régulateur afin de retenir le capital», a atteint l’an dernier 217 millions d’euros, dont 139 millions provenant de l’activité vie. Le groupe Aviva a en revanche diminué le dividende versé à ses actionnaires, pour la première fois depuis 2009.
Dans le pôle dommages et santé, la contribution au résultat opérationnel d’Aviva France est passée de 114 millions de livres à 95 millions, malgré un chiffre d’affaires en hausse de 5%, à 1,3 milliard d’euros. Le ratio combiné, tombé à 91,6% en 2011, est remonté à 95%, en raison notamment des mauvaises conditions climatiques de l’hiver dernier.
La gestion d’actifs d’Aviva Investors affiche quant à elle une belle progression de ses encours sous gestion qui atteignent 90,4 milliards d’euros en France (+13%) mais ne communique pas sur sa collecte.
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