Arkéa s’apprête à tourner la page Jean-Pierre Denis
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Alexandre Garabedian
Jean-Pierre Denis, président du Crédit Mutuel Arkéa
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Crédit CM Arkéa.
Le Crédit Mutuel Arkéa restait muet vendredi matin sur un prochain départ de son président Jean-Pierre Denis, une information révélée jeudi soir par Le Télégramme de Brest. Mais le groupe bancaire devrait sortir lundi de son silence. Les administrateurs du groupe Arkéa et des deux fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne (CMB) et du Crédit Mutuel du Sud-Ouest (CMSO) ont reçu ce matin des convocations en urgence pour des conseils qui se tiendront le 15 mars, a appris L’Agefi.
Le sujet de la gouvernance figure bien à l’ordre du jour. Quid du départ du président, qui ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat ? « Il ne s’agit pas d’une information communiquée par le groupe », indique Arkéa dans un message interne, en prévoyant de parler après la tenue de ces instances.
Se posera aussi lundi la question du successeur potentiel de Jean-Pierre Denis à la présidence du groupe.
La fin d’une époque
Avec le départ de Jean-Pierre Denis, 60 ans, une page de l’histoire d’Arkéa se tourne. L’homme avait formé jusqu'à début 2020 un tandem efficace avec Ronan Le Moal, moteur de la stratégie de diversification et d’indépendance du groupe, avant que le second ne bascule complètement dans l’univers entrepreneurial.
Depuis, Jean-Pierre Denis avait essuyé plusieurs revers. Le projet de prise d’indépendance vis-à-vis du groupe Crédit Mutuel s’est enlisé au gré des décisions de justice défavorables et des réticences du superviseur bancaire européen. Le dirigeant n’est pas parvenu à changer les statuts d’Arkéa en société à directoire et conseil de surveillance, et sa rémunération variable a été jugée non conforme au principes mutualistes qui régissent la banque.
« Son absence lors de deux temps forts de la vie du groupe nous avait surpris », glisse une source interne. Contrairement à ses habitudes, Jean-Pierre Denis n’a pas pris la parole dans les médias à l’occasion de la présentation du plan à moyen terme d’Arkéa, baptisé Transitions 2024, puis pour les résultats annuels du groupe.
Bien que l'équipe dirigeante emmenée par Hélène Bernicot, directrice générale, et Anne Le Goff, DG déléguée, ait repris à son compte le projet d’indépendance, le départ de Jean-Pierre Densi risque de lui porter un coup fatal. Des escarmouches avec le reste du Crédit Mutuel se produisent encore, comme en début d’année. Mais les dirigeants de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, Nicolas Théry et Pierre-Edouard Batard, ont récemment tenu des propos conciliants. Le prélude à un armistice définitif ?
L’amélioration de la confiance et des conditions de financement pourrait favoriser un rebond plus large sur le segment du mid-market, relève Jérôme Morisseau, co-responsable de la banque d’investissement France de Bank of America.
L’assureur italien s’est dit prêt à examiner l’offre de MPS, notamment au regard des bénéfices potentiels d’une collaboration industrielle plus large avec la banque toscane.
Mercredi, l'agence Reuters avait indiqué que la banque privée vietnamienne discutait avec plusieurs investisseurs étrangers, dont BNP Paribas. La banque française affirme ne pas avoir de projet de prise de participation au capital de Techcombank.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Marine Le Pen sera au second tour : ce point n’est presque plus discuté, et c’est une donnée de départ pour tous les acteurs. Et Jean-Luc Mélenchon pourrait y être. C’est justement pour cela que la vraie question, du Parti communiste à Bruno Retailleau, n’est plus « qui battra Le Pen » mais « qui empêchera Mélenchon d'être en face d’elle ». Des familles politiques qui n’ont rien en commun convergent sur cette même obsession, signe que la digue se construit désormais autour de l'évitement d’un nom, plus que d’un projet.
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