Jean-Pierre Denis, président d’Arkéa
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Photo Arkéa.
Voilà qui éclaire d’un jour nouveau le départ surprise de Ronan Le Moal, directeur général du Crédit Mutuel Arkéa, annoncé le 12 février. La banque coopérative, aujourd’hui société à conseil d’administration, prépare un changement de statut avec un passage en société à directoire et conseil de surveillance.
Le projet, dont rien n’avait filtré jusqu’à présent, a été présenté en fin de semaine dernière aux conseils d’administration des fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne (CMB) et du Sud-Ouest (CMSO), qui composent Arkéa. Les administrateurs l’auraient approuvé, a appris L’Agefi. Le futur directoire serait présidé par Jean-Pierre Denis, actuel président du groupe, et compterait deux autres membres : Hélène Bernicot, nommée la semaine dernière à la place de Ronan Le Moal, et Anne Le Goff, directrice générale déléguée.
« Le départ de Ronan Le Moal est totalement déconnecté du projet d'évolution de la gouvernance du groupe Arkéa, réagissait-on lundi au siège à Brest. L'évolution de la gouvernance fait l’objet d’une réflexion depuis plusieurs mois. Cette évolution correspond à la séparation des fonctions voulue par les superviseurs entre les fonctions de surveillance de l’organe de direction et les fonctions exécutives de l’organe de direction.»
« Toute demande de changement de statut doit être soumis à agrément, mais nous n’avons pas été saisis du dossier à ce stade », précise-t-on du côté de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, l’organe central du groupe Crédit Mutuel, avec lequel Arkéa est à couteaux tirés depuis plusieurs années.
Le statut à directoire et conseil de surveillance n’est pas exceptionnel dans les groupes mutualistes : c’est le cas par exemple chez BPCE, et dans les filiales métiers d’Arkéa. En revanche, toutes les fédérations de Crédit Mutuel fonctionnent aujourd’hui avec des conseils d’administration. « La concomitance du départ de Ronan Le Moal et du projet de changement de statut crée une vraie perturbation », confie une source interne au groupe brestois. Dans un tel schéma, Ronan Le Moal, vrai numéro deux du groupe et incarnation du virage fintech d’Arkéa, aurait vu son pouvoir dilué.
L’amélioration de la confiance et des conditions de financement pourrait favoriser un rebond plus large sur le segment du mid-market, relève Jérôme Morisseau, co-responsable de la banque d’investissement France de Bank of America.
L’assureur italien s’est dit prêt à examiner l’offre de MPS, notamment au regard des bénéfices potentiels d’une collaboration industrielle plus large avec la banque toscane.
Mercredi, l'agence Reuters avait indiqué que la banque privée vietnamienne discutait avec plusieurs investisseurs étrangers, dont BNP Paribas. La banque française affirme ne pas avoir de projet de prise de participation au capital de Techcombank.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Marine Le Pen sera au second tour : ce point n’est presque plus discuté, et c’est une donnée de départ pour tous les acteurs. Et Jean-Luc Mélenchon pourrait y être. C’est justement pour cela que la vraie question, du Parti communiste à Bruno Retailleau, n’est plus « qui battra Le Pen » mais « qui empêchera Mélenchon d'être en face d’elle ». Des familles politiques qui n’ont rien en commun convergent sur cette même obsession, signe que la digue se construit désormais autour de l'évitement d’un nom, plus que d’un projet.
Rappelons un fait essentiel de notre architecture institutionnelle qui semble pourtant être occulté aujourd'hui par à peu près tout le monde : c'est bel et bien à l'Assemblée nationale et non à l'Elysée que les lois sont votées