Archegos plombe les résultats d’UBS et de Nomura
La banque suisse UBS a dévoilé ce 27 avril des résultats du premier trimestre 2021 de bonne facture, malgré sa perte liée à la faillite de sa contrepartie Archegos. Le produit net bancaire atteint 8,7 milliards de dollars, en hausse de 9,7% par rapport au premier trimestre 2020. Le résultat net est lui aussi en hausse, de 14%, à 1,8 milliard. La facture liée à la faillite d’Archegos, qu’UBS désigne pudiquement dans sa communication comme un « client américain », s'élève à 774 millions de dollars dans le résultat opérationnel, mais son effet sur le résultat net se limite à 434 millions après impôts. La firme a déclaré avoir coupé les dernières expositions à ce dossier en avril, ce qui se traduira par des pertes supplémentaires sans conséquences pour ses finances.
La gestion de fortune a enregistré, fin mars, un produit net de 4,8 milliards de dollars (+6,7%), pour un résultat avant impôt de 1,4 milliard (+16,7%). La gestion d’actifs a, elle, enregistré un produit net de 637 milliards de dollars (+23,9%) pour un résultat avant impôt de 227 milliards (+44,6%). Cette dernière a enregistré une collecte nette de 26,2 milliards de dollars, dont 4,3 milliards rien que sur les produits monétaires. Les encours sous gestion de la maison s'élèvent désormais à 4.200 milliards de dollars, répartis aux trois-quarts en gestion de fortune, et un quart en gestion d’actifs.
De son côté, la banque japonaise Nomura Holdings a publié mardi une perte nette de 155,4 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) pour son dernier trimestre fiscal s’achevant le 31 mars, contre une perte de 34,4 milliards de yens un an plus tôt. Dans ce cas aussi, ce résultat est la conséquence d’une perte de 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) lié à l’effondrement d’Archegos. La banque s’attend par ailleurs à une nouvelle perte de 570 millions de dollars imputable aux résultats de l’année fiscale 2021-2022. Au total, la banque enregistrera une perte de 2,87 milliards de dollars liée à Archegos.
Pour l’ensemble de son année fiscale, Nomura a publié un bénéfice net de à 153,1 milliards de yens, en baisse de 29% par rapport à l’exercice annuel précédent.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose