Allianz confirme ses objectifs de résultats pour l’année
Le groupe Allianz a créé la surprise vendredi, révélant un résultat supérieur aux attentes pour le deuxième trimestre, alors que l’assureur subit une détérioration dans son activité principale, la branche dommages. Le résultat opérationnel du numéro un européen de l’assurance a progressé de 2,8% à 2,36 milliards d’euros. Le bénéfice net est même en hausse de 23,4% sur un an à 1,23 milliard, dépassant sensiblement les prévisions, tandis que le chiffre d’affaires atteint 25,2 milliards d’euros.
«Ces chiffres démontrent que notre activité est stable et que nous sommes en bonne voie d’atteindre nos objectifs», a expliqué le patron d’Allianz, Michael Diekmann. Le groupe veut réaliser cette année un résultat opérationnel entre 7,7 et 8,7 milliards d’euros.
Sur le trimestre Allianz a surtout profité des progrès réalisés dans sa division gestion d’actifs et de fortune qui a été réorganisée autour des deux piliers Allianz Global Investors et le fonds obligataire Pimco. Le résultat opérationnel de ce segment a fait un bond de 20,3% à 635 millions d’euros, compensant le recul dans l’assurance dommages. Celle-ci a essuyé une baisse de son résultat de 16,3% à 1,1 milliard d’euros malgré une hausse du chiffre d’affaires. Allianz explique ce recul par les catastrophes naturelles comme le tremblement de terre en Italie et les inondations en Thaïlande, causant des charges de quelque 300 millions d’euros. Par conséquent le ratio combiné de la division s’est détérioré de 2,4% à 97,4%. Des charges supplémentaires de 200 millions d’euros sont à prévoirdues à la sécheresse aux Etats-Unis.
L’assurance vie et santé a connu une collecte stable, quasiment identique par rapport à 2011, mais son résultat opérationnel progresse de hausse de 20,9% à 0,9 millions.
Selon Michael Huttner, analyste chez JP Morgan, Allianz est en voie vers une «année magnifique». Même si l’amélioration des résultats au deuxième trimestre n’a pas eu la qualité attendue car elle provient en priorité de la gestion d’actifs, alors que le cœur de métier d’Allianz, l’assurance dommages, connaît des faiblesses. Les experts soulignent aussi l’importance pour les assureurs d’une issue positive de la crise de la dette. Dans ce contexte, le patron d’Allianz s’est vivement prononcé pour un maintien de la Grèce au sein de la zone euro, s’opposant ainsi au ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler.
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