La vidéo du jour : Une page importante se tourne en matière de régulation bancaire
Ce n’est pas l’accord qu’espéraient les banques européennes, et surtout françaises.
Mais il a un avantage : mettre un terme à un pan de la régulation prudentielle et permettre aux acteurs d’affronter un autre défi majeur, la mutation numérique.
Aujourd’hui doit donc être bouclé le processus dit de «Bâle 3», qui définit les règles prudentielles internationales que les banques devront appliquer.
Règles de solvabilité, leur permettant de faire face aux pertes, quelle que soit leur ampleur ; règles de liquidité, les mettant à l’abri des coups de gel des marchés qui faillirent tout emporter lors de la crise.
L’Europe a bataillé contre cet accord. Son économie dépendant plus des financements bancaires que l’américaine, financée par les marchés, ses banques avaient plus à perdre d’un accord.
Conscientes de ce handicap concurrentiel, les françaises ont été les plus pugnaces.
L’accord va de fait modifier la manière dont elles devront évaluer leurs risques et les garantir avec du capital.
Même si le compromis final, longuement négocié, est moins pénalisant que redouté et étale la charge sur dix ans, le surcoût en capital prévisible d’ici là se chiffre pour les européens en dizaines de milliards d’euros.
Comme la chèvre de Mr Séguin, la France a dû céder à la loi du plus fort faute d’alliés.
Ceux-ci ont accepté un accord insatisfaisant mais supportable pour tourner la page et se concentrer sur la mutation numérique de l’heure.
«Big bang» des paiements avec DSP2, protection des données personnelles avec GDPR : d’autres vagues de régulation européenne se cachent derrière ces sigles et les banques doivent s’y préparer.
Pour changer d’objet, la régulation restera pour longtemps leur horizon.
Plus d'articles du même thème
-
Diana Hazvartian (CDC) : "Les taux de défaut sur la dette privée sont historiquement bas en Europe"
Selon la responsable des investissements en dette privée de la Caisse des dépôts, il ne faut pas faire d'amalgame entre les Etats-Unis et l'Europe en matière de dette privée. Néanmoins, il convient de rester vigilant sur cette classe d'actifs dont le marché est en plein essor. -
PARTENARIAT« La volonté de souveraineté des Etats estompe les avantages compétitifs des multinationales »
Interview de Jacques-André Nadal, Directeur général délégué en charge des gestions de Covéa Finance. -
PARTENARIATQuelles perspectives pour un marché de l’épargne en pleine transformation ?
Julien Ducoup, Partner, Responsable du secteur de l’assurance et Nicolas Boulay, Partner, Assurance, au sein de Square Management, évoquent dans cette interview vidéo les thèmes qui seront débattus lors de cet évènement, le jeudi 18 juin prochain, à partir de 17h30 au Shangri-La. -
PARTENARIATRéinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface.
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX s'envole à Wall Street : Elon Musk lance la plus grande entrée en Bourse de l'histoire
Porté par une demande record, Elon Musk a orchestré depuis le Texas la plus colossale IPO de l’histoire. SpaceX est en passe de devenir un titan boursier malgré des pertes abyssales et une dette colossale -
Tribune libreUne Europe souveraine doit considérer l’IA comme une infrastructure
La souveraineté ne signifie pas l’autarcie qui nous priverait du progrès. Elle signifie la capacité à choisir ses dépendances, à sécuriser ses partenariats, à maîtriser localement certaines capacités critiques et à ne pas abandonner à d’autres les fondations techniques de sa vie collective -
A Evian, Macron lance son dernier tour de piste sur la scène internationale
Ukraine, détroit d'Ormuz, Moyen-Orient... Les crises internationales s'imposent au sommet du G7 qui démarre lundi à Evian