La vidéo du jour : Quand l’administration Trump applaudit la baisse du dollar…
Longtemps, l’administration américaine, par la voix de son secrétaire au Trésor, a eu pour tradition de rappeler régulièrement que «le dollar fort est dans l’intérêt des Etats-Unis».
Cette ère est révolue : sous Donald Trump, il est de bon ton de dire, à l’image de Steven Mnuchin hier à Davos, que «la baisse du dollar est bonne pour le commerce».
Il aurait pu ajouter «…et pour Wall Street», car c’est sur l’amélioration des conditions exportatrices des entreprises américaines que la Bourse de New York a bondi chaque jour vers de nouveaux records.
Avec ce genre de déclaration, on ne s’étonnera pas que le dollar ait descendu hier une nouvelle marche contre toutes les autres grandes devises.
La hausse de l’euro surtout s’accélère : à près de 1,24 dollar, la monnaie unique a déjà gagné plus de 3% depuis le 1er janvier et 15% depuis un an, au plus haut depuis décembre 2014.
Voilà qui a tout pour inquiéter les responsables de la BCE réunis pour leur premier conseil de politique monétaire aujourd’hui.
Qui dit euro trop fort dit désinflation importée puissante, et donc difficulté supplémentaire d’adapter son message aux marchés sur l’évolution à anticiper de la politique monétaire.
Or au moment où la BCE a commencé ce mois-ci à diviser par deux ses achats de titres, c’est précisément sur le terme de la politique d’assouplissement quantitatif que les investisseurs attendent des précisions de Mario Draghi.
Certes, ils l’attendent aussi sur ses commentaires destinés à enrayer la hausse de l’euro. Mais rien ne dit qu’il y parviendra.
Les marchés sont si persuadés de l’orientation à venir du billet vert que les positions spéculatives sur l’euro en particulier demeurent à des niveaux vertigineux.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- La Banque Postale se dope à la marge nette d’intérêt
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
Contenu de nos partenaires
-
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur -
« J’exige qu’on la fasse taire » : passe d’armes entre Elon Musk et Marine Tondelier
Le milliardaire américain s’en est pris à la secrétaire nationale des Ecologistes après que celle-ci a déclaré vouloir interdire la plateforme X en France.