La vidéo du jour : Quand l’administration Trump applaudit la baisse du dollar…

Philippe Mudry

Longtemps, l’administration américaine, par la voix de son secrétaire au Trésor, a eu pour tradition de rappeler régulièrement que «le dollar fort est dans l’intérêt des Etats-Unis».

Cette ère est révolue : sous Donald Trump, il est de bon ton de dire, à l’image de Steven Mnuchin hier à Davos, que «la baisse du dollar est bonne pour le commerce».

Il aurait pu ajouter «…et pour Wall Street», car c’est sur l’amélioration des conditions exportatrices des entreprises américaines que la Bourse de New York a bondi chaque jour vers de nouveaux records.

Avec ce genre de déclaration, on ne s’étonnera pas que le dollar ait descendu hier une nouvelle marche contre toutes les autres grandes devises.

La hausse de l’euro surtout s’accélère : à près de 1,24 dollar, la monnaie unique a déjà gagné plus de 3% depuis le 1er janvier et 15% depuis un an, au plus haut depuis décembre 2014.

Voilà qui a tout pour inquiéter les responsables de la BCE réunis pour leur premier conseil de politique monétaire aujourd’hui.

Qui dit euro trop fort dit désinflation importée puissante, et donc difficulté supplémentaire d’adapter son message aux marchés sur l’évolution à anticiper de la politique monétaire.

Or au moment où la BCE a commencé ce mois-ci à diviser par deux ses achats de titres, c’est précisément sur le terme de la politique d’assouplissement quantitatif que les investisseurs attendent des précisions de Mario Draghi.

Certes, ils l’attendent aussi sur ses commentaires destinés à enrayer la hausse de l’euro. Mais rien ne dit qu’il y parviendra.

Les marchés sont si persuadés de l’orientation à venir du billet vert que les positions spéculatives sur l’euro en particulier demeurent à des niveaux vertigineux.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...