La vidéo du jour : La zone euro au cœur de l’accélération de la croissance mondiale
Le FMI l’avait déjà signalé cet été et n’a pas changé d’avis: les économies des grandes régions du Monde, notamment l’Europe et la zone euro, accélèrent, contribuant à un retour de l’expansion mondiale à de bons niveaux historiques.
Malheureusement, la France, malgré la succession de réformes qu’elle connaît, est loin d’être l’économie qui en profite le plus.
Globalement, par rapport à son rapport d’avril, le FMI revoit en hausse la croissance en Chine, au Japon, eu Europe de l’Est et en Russie.
Mais il confirme surtout son diagnostic confiant pour l’Europe : depuis ses perspectives d’avril, le Fonds a revu en hausse de 0,4 point pour 2017 et 0,3 point pour 2018 ses perspectives de croissance en zone euro. Il y prévoit donc une hausse du PIB de 2,1% et 1,9% respectivement.
Soit des niveaux tout proches des performances des Etats-Unis qui conservent, sans plus, leur régime de croisière supérieur à 2%.
Or cette accélération sur notre continent, la France n’est pas la première à en profiter.
Toujours fragilisée par son insigne faiblesse commerciale, ses perspectives de croissance sont revues en hausse, de 0,2% pour 2017 et 2018, mais nettement moins qu’en Italie (+0,7 et +0,3 respectivement), en Espagne, ou même en Allemagne.
Cette reprise qui continue à s’affirmer en Europe explique en partie pourquoi la croissance mondiale revient à des niveaux en ligne avec ses moyennes de long terme, à 3,6-3,7% d’ici fin 2018.
Voilà qui est de bon augure pour les investisseurs, notamment s’agissant des valorisations en Bourse ; à ceci près qu’en zone euro, l’accélération risque de pousser l’euro à la hausse au moment où Mario Draghi, en quête de normalisation monétaire maîtrisée, en a le moins besoin.
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