L’actualité a été chargée en France cette semaine. Le fonds Emergence, dédié à l’incubation des sociétés de gestion entrepreneuriales, a annoncé le lancement d’un nouveau compartiment actions « Emergence Actions II ». De quoi permettre, peut-être, d’atteindre le milliard d’euros d’investissements dans l’écosystème français de la gestion.Dans le sillage de son plan stratégique 2020, BNP Paribas a dévoilé de nouveaux objectifs pour ses activités de gestion. Le pôle d’activité qui réunit BNP Paribas Wealth Management, BNP Paribas Real Estate et BNP Paribas Investment Partners doit porter ses actifs sous gestion à plus de 900 milliards d’euros, contre 784 milliards en 2016. La gestion collective devra croître de 5% par an en encours à partir d’une base de 416 milliards d’euros fin 2016. Aucun détail précis n’a cependant été donné. Autre plan stratégique, celui d’Aviva Investors France. Sous la houlette d’Ines de Dinechin, l’objectif de la filiale française d’Aviva Investors est de doubler les encours externes dans les trois ans pour atteindre 9 milliards d’euros. Quant à Groupama, sa direction s’est dite intéressée par un rôle d’acteur de la consolidation entre mutualistes dans les métiers de la gestion d’actifs comme dans d’autres. Aucune cession de Groupama AM n’est toutefois envisagée.Enfin, Natixis Global Asset Management a cédé sa participation de 25% dans l’indien IDFC Asset Management Company, son actionnaire principal souhaitant rester seul maître à bord. Mais la filiale de Natixis entend bien continuer de se développer dans cette région. Toujours chez les acteurs français, Newsmanagers a appris qu’après 12 ans passés au sein de la banque privée Neuflize OBC, dont neuf années en qualité de président du directoire, Philippe Vayssettes va quitter ses fonctions dans le courant du second semestre 2017, au plus tôt après l'été. Une décision qui intervient alors qu’un plan de départs volontaires portant sur un quart des effectifs vient d’être annoncé. Autre départ marquant de la semaine, celui du célèbre Mark Mobius, âgé de 80 ans et grand spécialiste des marchés émergents chez Franklin Templeton.Enfin, en Allemagne, deux grands acteurs bancaires, Commerzbank et Deutsche Bank, ont confirmé revoir leur stratégie concernant tout ou partie de leurs activités de gestion. Deutsche Bank a réitéré son intention de coter en Bourse sa filiale Deutsche AM d’ici la fin de l’année, tandis que Commerzbank devrait coter son activité EMC où se trouvent ses ETF (environ 6,5 milliards d’euros d’encours) et son activité de produits structurés.
La 6ème cérémonie de remise de prix des investisseurs institutionnels aura lieu le jeudi 30 novembre 2017 à l'Hôtel Salomon de Rothschild. 10 prix seront remis des institutions mais aussi à une personnalité. Différentes surprises artistiques rythmeront également cette soirée festive et prestigieuse animée par Stéphane Bern.
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Le groupe Le Conservateur a recruté Bénédicte Mazelier en tant que directrice des investissements. Elle remplace à ce poste Thibaut Cossenet, nommé pour sa part directeur du développement du groupe.
Issue du plan de résolution ordonnée du groupe bancaire Dexia, SFIL (ex-Société de financement local) est détenue à 75 % par l’État, 20 % par la Caisse des dépôts et consignations et 5 % par La Banque Postale. Sa filiale, la Caisse française de financement local (Caffil), est l’ancienne société de crédit foncier du groupe Dexia. La Cour dresse, en premier lieu, un bilan des missions confiées par le plan de résolution. Elle constate que les opérations de « désensibilisation » des crédits structurés contractés par le secteur public local s’exécutent avec deux ans de retard sur le calendrier prévu ; la montée en puissance de nouveaux prêts a également été plus lente que prévu. En revanche, Caffil a réussi, avec succès, à se financer sur les marchés financiers, préservant la crédibilité du modèle français de société de crédit foncier. La Cour note, en second lieu, que les résultats financiers de SFIL, négatifs jusqu’en 2015, se redressent en 2016 mais qu’il convient d’alléger les coûts de fonctionnement. Elle appelle enfin les actionnaires de SFIL à clarifier les options possibles pour l’avenir de la société dans un contexte d’abondance de fonds publics et privés pour financer le secteur public local et d’incertitudes sur le relais de croissance constitué par la mission nouvelle relative au refinancement des crédits export qui lui a été confiée par l’Etat. La Cour formule quatre recommandations. Consultez le rapport et les réponses
Roland Lescure, premier vice président de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ), explique pourquoi son institution privilégie désormais l’investissement direct dans un marché en surchauffe.
La réforme du Code de la Mutualité se précise avec l’examen du projet d’ordonnance par le Conseil d’Etat depuis début mars. Le texte défendu par la Mutualité Française doit permettre de « moderniser la gouvernance des mutuelles » selon Albert Lautman, directeur général de la Mutualité Française. Au contraire, pour la Fnim, regroupant les mutuelles de proximité, ce projet risque de « fondre peu à peu le mutualisme dans les règles ordinaires de l’assurance », explique Philippe Mixe, son président.
Neuflize OBC s’apprête à tourner une page de son histoire. Après 12 ans passés au sein de la banque privée, dont neuf années en qualité de président du directoire, Philippe Vayssettes va en effet quitter ses fonctions dans le courant du second semestre 2017, au plus tôt après l’été, a appris NewsManagers auprès de sources internes. Selon nos informations, son départ a déjà été annoncé en interne auprès des équipes.Agé de 63 ans, le dirigeant travaillait déjà à sa succession et il avait déjà prévenu qu’il n’entendait pas accompagner le plan de transformation de la banque au-delà de 1 ou 2 ans, a-t-on appris. Ce calendrier a cependant été accéléré sous l’impulsion de sa maison-mère ABN Amro. Depuis le renouvellement de son directoire et la nomination fin 2016 d’un nouveau directeur général en la personne de Kees van Dijkhuizen, le groupe néerlandais a en effet décidé de procéder à une réduction drastique du nombre de ses dirigeants et de réduire le nombre d’échelons hiérarchiques. Une démarche qui se traduit par la diminution de 60% du nombre de cadres supérieurs et par un resserrement de son conseil d’administration, de 19 à 9 membres. Dans ce contexte, la succession de Philippe Vayssettes à la tête de Neuflize OBC a été accélérée cette année avec un départ qui doit intervenir dans le courant du second semestre. A ce stade, selon nos informations, la succession de Philippe Vayssettes n’est pas encore assurée, aucun remplaçant n’ayant été annoncé en interne.Le départ annoncé de Philippe Vayssettes intervient alors que Neuflize OBC vient de lancer un plan de départs volontaires portant sur la suppression de 245 postes nets, soit environ un quart des effectifs à horizon 2019. Ce vaste plan de transformation comprend également des investissements de 50 millions d’euros, dont environ 40 millions dans les technologies de l’information et la transformation digitale. Selon les sources internes contactées par NewsManagers, l’actuel président du directoire de Neuflize OBC, qui conserve toutes les prérogatives liées à sa fonction, compte dans les prochains mois lancer ce vaste plan de transformation tout en assurant sa succession et stabiliser la gouvernance de la banque privée.
Le rendement du fonds souverain norvégien, le plus important du monde avec 915 milliards de dollars (847 milliards d’euros), a baissé au cours de la dernière décennie en raison des considérations éthiques et environnementales qui l’ont amené à céder certaines participations, montre un rapport publié mardi. Son directeur général, Yngve Slyngstad, a néanmoins dit à Reuters que le fonds allait continuer à financer à l’avenir certains types d’investissements dits «verts» car ils étaient jugés attractifs. Le fonds a investi les revenus de l’industrie pétrolière et gazière norvégienne dans près de 9.000 entreprises à travers le monde mais aussi sur le marché obligataire et dans l’immobilier. La législation norvégienne lui interdit notamment d’investir dans des entreprises fabriquant des armes nucléaires ou des mines ou qui sont impliquées dans des violations graves et systématiques des droits de l’homme. Son rendement a reculé de 1,11 point de pourcentage entre 2006 et 2016, ce qui représente environ 12 milliards de couronnes (1,61 milliard d’euros), a précisé Yngve Slyngstad. Ce dernier ne souhaite pas cependant que le fonds soit à nouveau autorisé à effectuer des investissements qui lui sont désormais interdits. «Il y a un large consensus en Norvège sur le fait que le fonds ne devrait pas gagner de l’argent auprès des entreprises qui prennent la vie des gens», a-t-il expliqué à la presse. Cette interdiction sur des critères éthiques concerne 65 entreprises, sur la base de la recommandation du Comité de déontologie éthique du fonds. Soixante-neuf autres sont exclues directement par le fonds en raison de leur dépendance à l'égard du charbon thermique. La perte la plus importante (1,16 point de pourcentage) a été réalisée par l’absence d’investissement dans les producteurs de tabac, suivie par les fabricants d’armes spéciales, comme les armes nucléaires, les armes à sous-munitions et les mines terrestres antipersonnel. Certaines cessions ont toutefois été fructueuses. En cédant des participations dans des entreprises qui causent des dommages environnementaux importants, comme par exemple certaines sociétés minières ou d’exploitation des forêts tropicales, le fonds a gagné 0,78 point de pourcentage de plus que s’il avait conservé ses investissements dans ces entreprises. Pour Yngve Slyngstad, le fonds mettra l’accent à l’avenir sur deux types d’investissements «verts": la gestion des ressources naturelles, comme celle des déchets, et la technologie environnementale, notamment celle des batteries pour les voitures. «Ces deux projets sont probablement plus intéressants pour nous et nous cherchons toujours plus de gestionnaires externes (pour s’occuper de ces investissements)», a-t-il dit, ajoutant que la gestion des ressources naturelles en particulier avait obtenu de «très bons» résultats. (Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)
Dans le cadre du calcul de son ratio prudentiel selon les normes Solvabilité 2, les autorités de contrôle italiennes ont informé Generali le 6 mars de l’approbation pour l’exploitation par Generali France de l’intégralité de son modèle interne.
Daniel Collignon, directeur général de Spirica, revient sur une année 2016 placée sous le signe de la croissance pour la compagnie d'assurance-vie (filiale à 100% du Crédit Agricole) et une restriction sur les fonds en euros. Il évoque par ailleurs ses perspectives pour 2017, et sur le poids de la réglementation qui devrait peser sur l'institution cette année.
Proposée par environ 300 000 entreprises en France à travers les dispositifs d’intéressement et de participation investis dans les PEE et PERCO, l’épargne salariale reste insuffisamment connue, les salariés ne profitant pas assez de ses atouts.
En 2016, 1.057 hedge funds ont été liquidés, dépassant les 1.023 fermetures enregistrées en 2009, selon les dernières statistiques de Hedge Fund Research. En revanche, cela reste inférieur au niveau de 2008, où 1.471 hedge funds avaient été fermés. Cela intervient alors que le secteur des hedge funds a vu ses encours dépasser les 3.000 milliards de dollars en 2016. A fin 2016, le nombre de hedge funds a reculé à 9.803 fonds.
Allianz, en tant qu’assureur historique de l’association d’épargnants Gaipare, gère un portefeuille de 4 milliards d’euros constitué à 94% de produits de taux. Même si la poche de diversification reste encore très faible (1%) les équipes de l’assureur et l’association veulent monter en puissance sur les actifs réels.
Le 23 mars 2017, Dates Invest organisera des formations "Face Aux Experts" à Lyon avec des investisseurs professionnels en région : institutionnels, family office, banquiers privés et CGP.
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A travers une longue carrière à la Caisse des dépôts et consignations, dans la banque privée et dans les associations d’actuaires française et internationale, Jean Berthon a voulu orienter son action dans le sens de la défense de l’intérêt général. Ce polytechnicien a décidé de se mettre au service des actuaires puis des épargnants en s’impliquant dans le monde associatif. Il est aujourd'hui président de l'association Gaipare.
Nouvelle étape cruciale concernant la réforme du Code de la Mutualité, le Conseil d’Etat a été saisi du dossier le 6 mars dernier. Il dispose d’un délai d’un mois pour se prononcer sur le projet d’ordonnance. Par ailleurs, les 7 et 9 mars, le Conseil supérieur de la Mutualité et le Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières ont rendu un avis favorable à l’unanimité sur le texte. Le nouveau Code de la Mutualité représente une réforme stratégique pour les mutuelles. La FNMF espère que l’ordonnance passera en Conseil des ministres et sera publiée avant le 1er tour des élections présidentielles. Un projet de loi de ratification de l’ordonnance pourrait alors être déposé au Sénat dans la foulée. ...à suivre
Selon nos informations, Nila Mitha prendra en mai prochain le poste de Pascal Borocco en tant que directrice financière d’Alptis Assurances. Nila Mitha a créé en 2012 son propre cabinet de conseil en finance d’entreprise, Mitha & Associés, qu’elle préside. Spécialiste du contrôle de gestion et finances, elle a acquis 25 années dans des PME et des grandes entreprises (Fuchs Petrolub en Asie, Alstom, Areva en Inde, Servisair en Europe et en Amérique du Nord) Nila Mitha a complété son diplôme de finances par l’ Exécutive MBA de HEC et par une expérience pédagogique au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) où elle enseigne la finance d’entreprise.
The extra-financial ratings specialist EthiFinance has taken a new step in its development, with a merger with Spread Research, a firm dedicated to purely financial analysis working in the same niche as its partner, that of small and mid-sized businesses (SMB). Emmanuel de la Ville, CEO of EthiFInance, explains the reasons for this operation to NewsManagers, and discusses the latest initiatives at the firm.
Une extension pour six mois de l’accord de réduction de la production apparaît nécessaire pour rééquilibrer le marché mais risque de profiter aux producteurs américains.
En préparation au panel de la Journée nationale des investisseurs le 8 décembre dernier, intitulée « Les taux négatifs remettent-ils en question les apports de la théorie économique et financière ? Comment optimiser la gestion des placements à revenus fixes ? », Jean-Marc Vittori, économiste, membre du conseil d’orientation de l’Institut Messine, retrace pour nous les différentes évolutions qui ont conduit à la situation actuelle et nous montre aussi les voies possibles pour en sortir.
Les résultats 2016 des grands leaders du secteur se sont très bien tenus malgré les taux bas. A l’image des réassureurs, plusieurs groupes vont rendre du capital à leurs actionnaires.
Avant même les projets avortés d’Intesa Sanpaolo sur Generali, le devenir de Generali France faisait l’objet de beaucoup de spéculations. Comment avez-vous traversé cette période ? Eric Lombard Toutes ces rumeurs n’ont laissé aucune trace. Nos partenaires - courtiers, grands comptes ou conseillers en gestion de patrimoine indépendants - nous sont restés fidèles pendant cette période agitée. Cela nous permet de réaffirmer que l’Italie, l’Allemagne et la France forment un trépied stratégique pour le groupe. D’autant que les résultats de Generali France s’améliorent plus rapidement qu’anticipé. Son résultat opérationnel a progressé de 31 % en deux exercices et de 8 % l’an dernier, à plus de 700 millions d’euros. Sa solvabilité - qui sera communiquée prochainement par le groupe - est aujourd’hui à un niveau très confortable alors que c'était un vrai challenge il y a trois ans. Avec votre plan « We Demain » fin 2014, vous vouliez retrouver une dynamique de conquête. L’objectif est-il atteint ? E. L. Ce qui est original dans notre projet, c’est que nous transformons l’entreprise par le coeur. Tous nos collaborateurs et nos agents sont engagés à être acteurs de la révolution digitale et de la relation client. Les premiers résultats sont déjà là. En assurance-dommages, nous avons stabilisé le chiffre d’affaires en 2016 après plusieurs années de baisse. Surtout, ces activités sont de nouveau rentables, avec un ratio combiné revenu sous les 100 % pour la première fois depuis longtemps, quand bien même les événements climatiques nous ont coûté plus cher qu’en 2015. Nous tirons les fruits d’une politique de souscription sélective et de la revue exhaustive de nos portefeuilles. En automobile, nous avons gagné plus de nouveaux contrats que nous n’avons eu de sorties, malgré la loi Hamon facilitant la résiliation. L’assurance-vie marque le pas depuis l'été. Est-ce aussi le cas pour Generali France ? Stéphane Dedeyan Le chiffre d’affaires a, certes, légèrement diminué en 2016, mais c’est une baisse pilotée. Dans un contexte de taux bas, il n’est pas bon de trop collecter sur les fonds euros pour ne pas avoir à trop réinvestir en obligations et diluer le rendement du portefeuille. Nous avons donc porté nos efforts sur les unités de compte (UC), avec succès, puisque nous avons désormais un taux d’UC dans la collecte de 33 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne du marché. D’où viendra votre croissance sur un marché très saturé ? E. L. L’horizon de croissance, c’est le multi-équipement. C’est une idée ancienne pour les banques, mais encore relativement nouvelle pour les assureurs. Cela tient notamment au fait que les assureurs ont finalement assez peu de clients en direct, puisqu’ils travaillent beaucoup avec des intermédiaires. Il est donc nécessaire de trouver un terrain d’entente avec ces derniers pour travailler l'équipement de nos clients. L’un des enjeux sera aussi de trouver une manière d'équiper les clients en n’ayant à leur poser qu’un minimum de questions. Avec le Big Data et en exploitant toutes les informations dont nous disposons sur nos clients dans nos portefeuilles, il doit être possible de s’en tenir à une dizaine de questions, là où il en faut parfois plus de 40 pour un seul contrat ! Les assureurs parlent tous de la nécessité de mieux s’occuper du client. Quels sont vos leviers d’action ? S. D. Le digital a donné le pouvoir aux clients. Il faut donc que nos collaborateurs aient le pouvoir de bien les traiter. Cela suppose une révolution managériale pour donner le pouvoir au terrain. Comme d’autres entreprises, nous avons mis en place le Net Promoter Score [un indicateur du taux de recommandation, NDLR], mais nous le mesurons de manière systématique client par client à la fin de chaque transaction principale. Tout client insatisfait est systématiquement rappelé, ce qui crée un effet waouh. Toute l’entreprise est engagée dans l’amélioration du NPS. Avec Eric et les membres de direction, nous appelons nous-mêmes des clients très régulièrement. Autre exemple, avec le nouveau contrat social signé avec les partenaires sociaux fin 2015, nous avons réussi à augmenter d’une heure et demie l’amplitude horaire de nos plates-formes téléphoniques et le nombre d’appels pris de 40 %. Comment vont évoluer les effectifs de Generali France ? E. L. Cette année, nous n’allons remplacer qu’un départ sur deux pour les non-commerciaux. En revanche, nous allons continuer à recruter des forces de vente. Les outils d’intelligence artificielle et les « chatbots » vont peut-être nous permettre d'être plus productifs en automatisant les tâches simples. Pour autant, nous ne pensons pas que cette révolution technologique va détruire massivement des emplois. L’assurance est un produit compliqué et les clients ont toujours besoin, à un moment ou à un autre, de parler à un conseiller. S. D. Ce mouvement est, par ailleurs, poussé par la réglementation. Avec la nouvelle directive sur la distribution d’assurance (DDA), le devoir de conseil devra, en effet, se faire tout au long de la vie du contrat, et pas seulement au moment de la souscription.
Cette semaine, la plus grande société de gestion d’actifs au monde, BlackRock, a annoncé qu’elle comptait faire pression sur les entreprises pour les sensibiliser au changement climatique et à la promotion de la diversité au sein des conseils d’administration. Compte tenu des 5.100 milliards de dollars d’actifs sous gestion du groupe, cette initiative pourrait faire des vagues. Elle intervient au moment même où le Parlement européen a renforcé les droits des actionnaires dans les entreprises. Les actionnaires auront ainsi leur mot à dire sur la politique de rémunération des dirigeants d’entreprises, un autre sujet clé. Les règles introduiront aussi de nouvelles obligations en matière de transparence pour les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre grand acteur de la gestion d’actifs a fait parler de lui cette semaine. Il s’agit d’Amundi, qui a lancé mardi son augmentation de capital en vue de financer l’acquisition de Pioneer. Cet appel au marché représente 1,4 milliard d’euros sur les 3,5 milliards que coûte l’opération de rachat.Pendant ce temps, Candriam Global Investors réfléchit aussi à des acquisitions, mais d’une dimension plus modeste. Son CEO, Naïm Abou-Jaoudé, également chairman de NYLIM International, ne cherche pas à réaliser une opération du type Amundi-Pioneer, mais plutôt à compléter les savoir-faire de Candriam avec des acquisitions ciblées dans un esprit « multi-boutiques ». « Nous nous intéressons à des sociétés qui gèrent entre 2 et 10 milliards d’euros », a précisé Naïm Abou-Jaoudé à NewsManagers. En attendant, la société a réalisé une collecte de 5,5 milliards d’euros en 2016.L’année dernière aura été moins favorable pour M&G Investments, qui continue de décollecter. Ainsi, en 2016, la société de gestion du groupe Prudential a accusé des rachats nets de 8,1 milliards de livres, après 7 milliards en 2015. La maison britannique semble toutefois entrevoir de la lumière au bout du tunnel, ayant enregistré environ 900 millions de livres de collecte nette auprès des clients «retail» au cours du quatrième trimestre 2016.De son côté, la société de gestion canadienne BMO Global Asset Management, qui a racheté F&C Asset Management en 2014, cherche à gagner des parts de marché en Europe, et notamment en France, a indiqué dans une interview à NewsManagers Jean-Michel Bongiorno, directeur commercial de la société pour la France. Pour finir, J. P. Morgan Asset Management a annoncé le recrutement d’un directeur international ETF. Basé à Londres, l’intéressé sera chargé d’accélérer le développement international de la société de gestion plus connue pour sa gestion active dans le domaine des ETF.La société espère sans doute se faire une place sur le marché toujours florissant des ETF en Europe. Fin février, les actifs investis dans les ETF/ETP cotés en Europe ont atteint le niveau record de 620 milliards de dollars, soit environ 580 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’ETFGI. Sur les deux premiers mois de l’année, la collecte dépasse légèrement les 24 milliards de dollars.
Le câblo-opérateur est venu sur le marché pour la première fois de l'année afin d'allonger la maturité et réduire le coût de la dette de ses filiales américaines.
A l'occasion du Forum ETF et gestion indicielle, Julien Bordeaux, equity fund manager chez BNP Paribas Cardif est revenu sur l'utilisation de la smart beta et du factor investing par l'institution. Il espère notamment le développement d'offres d'ici quelques mois grâce à la nouvelle réglementation.
Le premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé le lancement dès cette année du China-Hong Kong Bond Connect sur le même principe que le Stock Connect.
Thierry Lardenois, président de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF), s'oppose au projet de décret sur la gestion financière des caisses de retraite complémentaire, tout comme la CNAVPL. Il demande un report du décret pour pouvoir envisager une concertation et la prise en compte des spécificités de chaque caisse.