Alors que les assureurs tentent de limiter la collecte du fonds euros, les unités de compte représentaient en août 21% de la collecte mensuelle, contre un taux de 28% constaté en 2018.
Dominic Byrne, stratège pour les solutions de retraite de BlackRock en Europe, s'est exprimé lors d'une keynote à la conférence sur la distribution de fonds organisée par l'Alfi au Luxembourg le 25 septembre.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi soir la démission de Sabine Lautenschläger, membre du directoire et seule femme membre du Conseil des gouverneurs (également vice-présidente du conseil de surveillance du mécanisme de surveillance unique, MSU), ce qui pourrait être perçu comme une réaction supplémentaire contre les dernières mesures de relance monétaire. La BCE n’a pas donné de motif à cette démission, qui prendra effet le 31 octobre, plus de deux ans avant la fin de son mandat en tant que membre du directoire. «Le président Mario Draghi l’a remerciée pour son rôle déterminant dans la mise en place et la direction de la surveillance bancaire à l'échelle européenne, pilier essentiel de l’union bancaire, ainsi que pour son engagement indéfectible envers l’Europe», indique le communiqué.
Face à des techniques de fraude plus complexes, les équipes internes en charge de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’étoffent et se diversifient.
Après Flamanville, l’électricien français annonce de nouveaux dépassements sur Hinkley Point. Le TRI du projet est réduit autour de 7,7%, contre 9% initialement.
Dans le cadre de la candidature au Prix des Couronnes Instit Invest, Garance, mutuelle spécialisée dans la retraite supplémentaire pour les indépendants, présente son dossier pour le Prix de la Meilleure initiative en faveur de la Gestion des risques. Florent Combes, directeur des risques et Xavier Couratier, directeur technique et financier, ont contribué à ce dossier.
La filiale hexagonale va baisser "très significativement" les rendements servis sur ses fonds euros, et réfléchit à réintroduire des frais d'entrée. Outre les unités de compte, elle compte sur les fonds Eurocroissance pour diversifier les placements des épargnants.
EDF a annoncé mercredi un nouveau surcoût ainsi qu’un risque de retard accru pour le chantier de construction de deux réacteurs nucléaires de Hinkley Point C (HPC) au Royaume-Uni. «Les coûts à terminaison du projet sont désormais estimés entre 21,5 et 22,5 milliards de livres sterling 2015 [une livre valant alors 1,23 euro], soit une augmentation comprise entre 1,9 et 2,9 milliards de livres sterling 2015 par rapport aux évaluations précédentes. L’amplitude de la fourchette sera fonction de la réussite des plans d’actions opérationnels à mener en partenariat avec les fournisseurs», a prévenu EDF dans un communiqué.
Columbia Threadneedle souffre de la concurrence de la gestion passive comme la plupart des sociétés de gestion active. «Nous avons mené deux séries de fusions de fonds aux Etats-Unis et réduit notre gamme de fonds européenne d’un tiers. C’est un travail qui n’est pas terminé et un équilibre est nécessaire car nous devons nous assurer que nous remplissons nos obligations à l’égard des clients», a déclaré Ted Truscott, directeur général de Columbia Threadneedle, dans une interview au Financial Times fund management. Les clients, toutefois, ont retiré environ 81,5 milliards de dollars de Columbia Threadneedle depuis le début de 2015. Les encours sont de 468 milliards de dollars. Le départ de Michelle Scrimgeour et de Mark Burgess, respectivement CEO et CIO pour l’Europe, a été une source de difficulté supplémentaire pour le groupe. Columbia Threadneedle est le fruit de plusieurs rachats. D’autres opérations pourraient suivre. Une incursion dans le crédit privé serait une extension naturelle des capacités existantes de Columbia Threadneedle. «Nous regardons presque tout, mais nous faisons relativement peu de choses. La solution pour renverser la tendance en matière de collecte n’est pas seulement liée à la taille», explique Ted Truscott. Des mesures vont être prises pour élargir le pôle ETF de Columbia Threadneedle, un domaine où la société a historiquement une faible présence. «Les ETF ne peuvent pas seulement être des clones de nos produits existants. Nous pouvons montrer nos compétences en intégrant les stratégies d’investissement responsable dans les ETF. Il y a beaucoup de développements à venir», promet-il.
Mark Wiedman, le dirigeant de BlackRock considéré comme le mieux placé pour succéder à Larry Fink à la tête du groupe, prévient que le Brexit pose de gros défis pour les sociétés de gestion qui opèrent à l’international. Dans une interview au Financial Times, il indique que le départ du Royaume-Uni va provoquer une plus grande fragmentation du système financier européen. «BlackRock est bâti sur un modèle d’affaires mondial. Ce qui devient bien moins facile à faire – c’est du moins ce que nous prévoyons– est de mettre en œuvre ce modèle dans le monde», dit-il. «Nos activités européennes sont centrées autour d’un centre unique, nous avons un modèle opérationnel unique, une gamme de fonds unique. Après le Brexit, cela sera fracturé». BlackRock a pris des mesures pour se préparer au divorce du Royaume-Uni de l’Europe, en créant un centre à Paris et en demandant des licences supplémentaires à Amsterdam.
Deutsche Bank prévoit de recruter des centaines de salariés et d’augmenter ses actifs de près de 100 milliards de dollars dans son pôle gestion de fortune, rapporte le Financial Times. Le département, dirigé par Fabrizio Campelli, a été placé au centre d’une nouvelle stratégie dévoilée en juillet par Christian Sewing, directeur général, pour raviver la banque allemande. Alors que Deutsche Bank supprime 18.000 emplois et réduit les coûts annuels de 6 milliards d’euros, Fabrizio Campelli a le feu vert pour investir et recruter afin d’atteindre des objectifs ambitieux dans un secteur de plus en plus concurrentiel. «Nous sommes en bonne voie pour recruter 300 personnes d’ici à 2020, tous des individus chargés de clientèle, qui génèrent des revenus, en plus des 600 que nous avons déjà», indique-t-il dans une interview au FT. Leur rôle «sera d’élargir notre empreinte dans certaines régions et auprès de certains clients, ou bien de conquérir de nouveaux marchés». Cela signifie viser de nouveaux family offices à Hong Kong, Singapour, Dubaï et des entrepreneurs tech de la côte Ouest des Etats-Unis. Fabrizio Campalli a aussi comme objectif d’augmenter les encours sous gestion et sous conservation d’un tiers environ sur les quatre prochaines années, soit de plus de 85 milliards d’euros d’ici à 2025.
Le groupe indien Petronet LNG et la compagnie américaine Tellurian ont annoncé samedi un protocole d’accord pour développer le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Driftwood dans l’Etat américain de Louisiane. L’indien Petronet LNG négociera l’achat d’un volume allant jusqu'à 5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, précisent-elles dans un communiqué. Elles espéraient finaliser l’accord d’ici au 31 mars 2020. Cette annonce intervient alors que le Premier ministre indien Narendra Modi et le président américain Donald Trump devaient se rencontrer ce week-end à Houston, au Texas.
Primonial, actionnaire de La Financière de l’Echiquier, a annoncé vendredi en fin de journée le départ de Christophe Mianné, directeur général délégué du groupe en charge de l’asset management, et directeur général de La Financière de l’Echiquier depuis mars 2018. Un processus de recrutement est en cours pour le remplacer. En attendant, l’intérim est co-assuré par Olivier de Berranger, directeur général délégué de LFDE en charge des gestions, et Bertrand Merveille, directeur général délégué en charge du développement commercial de la gestion privée et des partenariats CGP. Ils sont directement rattachés à Stéphane Vidal, président du conseil d’administration de LFDE et président du groupe Primonial. Christophe Mianné, un ancien de la Société Générale, avait rejoint Primonial le 14 juin 2017 pour en être le directeur général délégué. Son arrivée était intervenue quelques mois après l’entrée au capital de Bridgepoint, qui doit réduire sa participation de 56 % à 35 % à l’occasion d’une réorganisation du capital annoncée récemment. En mars 2018, Christhope Mianné prenait aussi la direction générale de La Financière de l’Echiquier après la prise de participation de Primonial. Une nouvelle phase de développement Interrogé par NewsManagers sur les conditions de ce départ, Stéphane Vidal explique qu’il correspond à une nouvelle phase de développement pour le pôle gestion d’actifs de Primonial. Mais il souligne qu’il n’a pas été dicté par les actionnaires. «Christophe Mianné a été recruté au moment où Primonial voulait bâtir une activité en gestion d’actifs, ce qui s’est traduit par l’acquisition de LFDE. La phase 1 de ce projet est terminée. Il fallait faire le deal, arrimer LFDE dans l’univers du groupe Primonial, structurer les process et brancher les réseaux. Cette mission s’est très bien passée et Christophe a été précieux dans cette période», explique-t-il. «Aujourd’hui, le nouveau tour de table réengage les dirigeants pour une longue période. C’est le moment de mettre en œuvre la phase 2, qui est une phase de développement et de déploiement en France et à l’international», détaille-t-il. Cette nouvelle étape s’accompagnera d’un nouveau dirigeant, avec un profil différent de celui de Christophe Mianné. «Le futur candidat devra idéalement présenter une expérience à l’international compte tenu des ambitions du groupe, avec un profil marketing / développement renforcé», explique Stéphane Vidal. La recherche va être lancée, mais Stéphane Vidal évoque déjà des pistes et assure que le poste sera rapidement pourvu. Quant à Christophe Mianné, il mentionne «de nouveaux challenges plus personnels» dans le communiqué diffusé vendredi. Cette annonce intervient en pleine recomposition du capital de Primonial. Bridgepoint, jusqu’alors détenteur de 56 % de l’entreprise, se séparera d’une partie de ses parts pour revenir à 35 %, tandis qu’Arkéa cédera la totalité des 29,1 % qu’il possédait – après en avoir vendu un peu plus de 15 % en 2016. Latour Capital, qui était déjà actionnaire entre 2014 et 2016, entre à hauteur de 35 % sous la forme d’un fonds, Latour 3, et d’un co-investissement avec Aberdeen Standard Investments, Grosvenor Capital et le Liechtenstein Global Trust (LGT, la banque privée et le groupe de gestion d’actifs de la maison princière du Liechtenstein). Par ailleurs, Sogecap, la société d’assurance vie du groupe Société Générale, se portera actionnaire de Primonial à hauteur de 18,5 % via son actif général. La part du personnel descendra de 14,1 % à 11,1 % et la fondation AlphaOmega conservera 0,4 % du capital, contre 0,7 % précédemment. Ce nouvel actionnariat doit aider le groupe à franchir un nouveau cap dans son développement. Alors que ses encours sont passés de 19 milliard d’euros en 2016 à 37 milliards fin 2018, il anticipe près de 45 milliards d’euros sous gestion à la fin de l’année. En gestion d’actifs, la collecte devrait être «flat» d’ici à la fin de l’année.
Primonial, actionnaire de La Financière de l’Echiquier, a annnoncé cet après-midi le départ de Christophe Mianné, directeur général délégué du groupe en charge de l’asset management, et directeur général de La Financière de l’Echiquier depuis mars 2018.
Tommaso Corcos, le président d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, propose de revenir à la version originale des PIR, les plans d’épargne individuels italiens, «en éliminant l’introduction de contraintes minimales d’investissement sur l’AIM et le venture capital». «Ce serait un pas important», estime-t-il dans une interview à Il Sole 24 Ore. Le marché des PIR, ces plans d’épargne individuels italiens, est bloqué depuis sa réforme il y a près de six mois. La collecte reste négative: -46 millions d’euros en août. Aucun nouveau PIR n’a été lancé en 2019. Le nouveau gouvernement italien devrait se pencher sur le sort des PIR. Le ministère du Développement économique devra évaluer l’impact des nouvelles règles sur le marché pour considérerd’éventuelles interventions.
Le hedge fund DE Shaw a évité l’exode de ses professionnels de l’investissement après avoir imposé de nouveaux contrats de travail incluant une clause de non concurrence sous la menace d’un licenciement, selon une note interne vue par le Financial Times. Un certain nombre d’employés junior vont cependant quitter la société. L’un des employés les plus expérimentés qui n’a pas voulu signer la clause de non concurrence était Matthew Karchmer, membre de l’équipe actions long short, selon une source proche du dossier. Plusieurs spécialistes de la gestion quantitative ont aussi quitté la firme. Dans un e-mail adressé à la société, le comité exécutif de DE Shaw a indiqué que 98 % de la centaine de salariés qui ont été sollicités ont signé. Cette demande intervient dans le sillage du départ compliqué de l’un de ses anciens associés, Daniel Michalow. Ce dernier était soumis à une clause de non sollicitation, qui s’est terminée le 15 septembre, ce qui le laisse libre de recruter des employés de DE Shaw s’il décide de lancer sa société. Tous les managing directors ont signé les nouveaux accords, mais quatre senior vice-présidents, le niveau juste en dessous, ne l’ont pas fait.