Philip Morris International et Altria ont annoncé mardi la tenue de discussions en vue d’une fusion toute en actions. Cette opération, si elle allait au bout, verrait la réunion de deux géants américains du tabac plus de 10 ans après leur séparation. En début de séance à Wall Street, le titre Altria s’envolait de près de 10%, affichant la plus forte hausse de l’indice S&P 500 (+0,50%) tandis que l’action Philip Morris perdait plus de 4%, soit l’une des baisses les plus marquées de l’indice de référence des gérants de fonds américains. Altria, propriétaire entre autres de la marque Marlboro, voit ainsi sa capitalisation boursière atteindre 96,5 milliards de dollars (86 milliards d’euros), celle de Philip Morris revenant à 116 milliards.
Presight Capital, la filiale de capital risque internationale d’Aperion Investment Group, a bouclé son premier fonds de 80 millions de dollars (72 millions d’euros), selon le site spécialisé Techcrunch, qui cite une interview avec son fondateur Christian Angermayer. Aperion a investi 20 millions de dollars dans le fonds Presight, 60 millions venaient d’autres investisseurs, dont le fondateur de Galaxy Digital Mike Novogratz, et Moore Strategic Ventures.
Les données personnelles piratées d’environ 84.000 clients allemands de Mastercard ont été publiées cette semaine sur un forum en ligne, dont des numéros de cartes de crédit, a rapporté la presse allemande, poussant Mastercard à suspendre jeudi la plateforme partenaire incriminée, «Priceless Specials». C’est un programme de fidélité, qui permet aux détenteurs de cartes Mastercard d’accéder à des bonus et réductions sur d’autres services (location de voiture, sorties, etc). Ni la presse, ni Mastercard Allemagne n’ont révélé l’identité ou le but recherché par ces pirates. Ce vol intervient un mois et demi après le piratage des données personnelles de 106 millions des clients américains et canadiens de la banque américaine Capital One Financial.
Les fonds investis en actions chinoises ont subi des rachats de 2,9 milliards de dollars sur le mois s’achevant mercredi dernier, rapporte le Financial Times. Cela intervient alors que les inquiétudes sur la croissance et la guerre commerciale pèsent sur les actions chinoises. Les sorties des fonds et ETF investis en actions chinoises A ont été les plus fortes depuis début 2017. La décollecte a atteint 5,9 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon EPFR Global. Et ces données ne captent pas les récentes sorties des fonds sur les marchés émergents, qui sont pour nombre d’entre eux lourdement exposés à la Chine.
Cet investissement représente l’une des plus importantes transactions de placement privé pour l’acquisition d’une participation minoritaire au Mexique.
Pimco a réduit ses positions dans la dette gouvernementale, craignant qu’un déblocage des discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ne provoque une vente violente d’actifs, mettant fin à l’un des plus gros rally obligataires de l’histoire, rapporte le Financial Times. «Nous sommes bien plus défensifs», a indiqué Dan Ivascyn, le directeur des investissements de la société de gestion obligataire, dans une interview au FT. Plusieurs gros fonds de Pimco contrôlés par son directeur des investissements, dont le Pimco Income Fund, ont donc allégé leurs positions dans les obligations britanniques, européennes, et dans une moindre mesure aux marchés des obligations américaines.
Le Conseil chinois des affaires d’Etat a proposé une plus grande intégration de la ville de Shenzhen, dans le sud du pays, avec les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao. Cette directive intervient en plein mouvement de contestation dans Hong Kong, où les manifestants s’inquiètent d’une emprise croissante du pouvoir chinois sur l’ancienne colonie britannique en dépit de la formule «un pays, deux systèmes» qui a présidé à la rétrocession, en 1997. Publiée dans le Quotidien du Peuple, l’organe du Parti communiste chinois, la directive en 19 points porte sur le développement économique de Shenzhen, la grande ville du Guangdong où les géants Tencent et Huawei ont leur siège social, afin de la porter parmi les premières villes au monde d’ici à 2025.
L’Europe a 70 % de risques de plonger dans la récession, estime Mohamed El-Erian, conseiller économique en chef d’Allianz, dans une interview exclusive à Financial News. Le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne sont «paralysés» par des problèmes domestiques. «Les cinq économies majeures en Europe sont toutes distraites par leurs propres problèmes», indique Mohamed El-Erian, qui cite aussi la France et l’Espagne. «Presque rien n’est fait. Aucune politique pro-croissance n’émerge de ces pays».
Les hedge funds ont notamment quelques efforts de communication à mener pour combler les attentes des investisseurs en matière d'investissement responsable, estiment Cerulli et les Principes pour l'investissement responsable.
Le directeur des investissements de Pimco, Daniel Ivascyn, est en difficulté, pénalisé par un pari sur les obligations liées au logement et la fuite des investisseurs vers les valeurs sûres, rapporte le Wall Street Journal. Depuis le début de l’année, son fonds Pimco Income de 130 milliards de dollars affiche un gain de 4,68 %, ce qui est inférieur à l’indice de référence du fonds et à presque tous les fonds de sa catégorie, selon Morningstar Direct. Sur 388 fonds similaires, le fonds a sous-performé 93 % d’entre eux. Dans une interview dimanche, Daniel Ivascyn a attribué les récentes difficultés du fonds aux mêmes opérations qui lui avaient permis de se hisser en haut des classements. Des paris au bon moment sur les mortgage-backed securities, par exemple, ont été à l’origine des forts rendements du fonds. Mais la dette hypothécaire a sous-performé les obligations d’entreprise cette année. Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine le mois dernier ont aussi pénalisé le fonds. Elles ont conduit les investisseurs à se porter vers des investissements plus sûrs comme les obligations gouvernementales et d’entreprises. Pimco a aussi subi les déboires de l’Argentine.
Nouvelle identité et nouveau départ pour Och-Ziff Capital Management. A compter du 12 septembre 2019, la société de gestion alternative se présentera sous la nouvelle dénomination Sculptor Capital Management. «Le nom de «Sculptor» évoque l’engagement, la déterminationet la vision qui constituent ce que nous recherchons tous les jours comme gardiens de votre capital», a indiqué la société dans une lettre envoyée à ses clients dont la presse spécialisée américaine a eu connaissance. Plus concrètement, la société tente ainsi de clore le chapitre de ses démêlés avec la justice qui, ces dernières années, ont entraîné des sorties massives de fonds. L’an dernier, Och-Ziff a restructuré son équipe dirigeante et nommé Robert Shafir en qualité de directeur général. Une arrivée intervenue dans une atmosphère délétère mais qui semble néanmoins avoir été bien accueillie par les investisseurs. La société a indiqué avoir collecté l’an dernier après plusieurs années de sorties nettes. Le changement de dénomination intervient par ailleurs dans le sillage du départ du fondateur Dan Och, qui a démissionné de sa fonction de président en mars dernier, environ un an après l’entrée en fonction de Robert Shafir. Les actifs sous gestion de Och-Ziff s'élèvent à environ 33 milliards de dollars.