Les fonds investis en actions chinoises ont subi des rachats de 2,9 milliards de dollars sur le mois s’achevant mercredi dernier, rapporte le Financial Times. Cela intervient alors que les inquiétudes sur la croissance et la guerre commerciale pèsent sur les actions chinoises. Les sorties des fonds et ETF investis en actions chinoises A ont été les plus fortes depuis début 2017. La décollecte a atteint 5,9 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon EPFR Global. Et ces données ne captent pas les récentes sorties des fonds sur les marchés émergents, qui sont pour nombre d’entre eux lourdement exposés à la Chine.
Cet investissement représente l’une des plus importantes transactions de placement privé pour l’acquisition d’une participation minoritaire au Mexique.
Pimco a réduit ses positions dans la dette gouvernementale, craignant qu’un déblocage des discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ne provoque une vente violente d’actifs, mettant fin à l’un des plus gros rally obligataires de l’histoire, rapporte le Financial Times. «Nous sommes bien plus défensifs», a indiqué Dan Ivascyn, le directeur des investissements de la société de gestion obligataire, dans une interview au FT. Plusieurs gros fonds de Pimco contrôlés par son directeur des investissements, dont le Pimco Income Fund, ont donc allégé leurs positions dans les obligations britanniques, européennes, et dans une moindre mesure aux marchés des obligations américaines.
Le Conseil chinois des affaires d’Etat a proposé une plus grande intégration de la ville de Shenzhen, dans le sud du pays, avec les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao. Cette directive intervient en plein mouvement de contestation dans Hong Kong, où les manifestants s’inquiètent d’une emprise croissante du pouvoir chinois sur l’ancienne colonie britannique en dépit de la formule «un pays, deux systèmes» qui a présidé à la rétrocession, en 1997. Publiée dans le Quotidien du Peuple, l’organe du Parti communiste chinois, la directive en 19 points porte sur le développement économique de Shenzhen, la grande ville du Guangdong où les géants Tencent et Huawei ont leur siège social, afin de la porter parmi les premières villes au monde d’ici à 2025.
L’Europe a 70 % de risques de plonger dans la récession, estime Mohamed El-Erian, conseiller économique en chef d’Allianz, dans une interview exclusive à Financial News. Le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne sont «paralysés» par des problèmes domestiques. «Les cinq économies majeures en Europe sont toutes distraites par leurs propres problèmes», indique Mohamed El-Erian, qui cite aussi la France et l’Espagne. «Presque rien n’est fait. Aucune politique pro-croissance n’émerge de ces pays».
Les hedge funds ont notamment quelques efforts de communication à mener pour combler les attentes des investisseurs en matière d'investissement responsable, estiment Cerulli et les Principes pour l'investissement responsable.
Le directeur des investissements de Pimco, Daniel Ivascyn, est en difficulté, pénalisé par un pari sur les obligations liées au logement et la fuite des investisseurs vers les valeurs sûres, rapporte le Wall Street Journal. Depuis le début de l’année, son fonds Pimco Income de 130 milliards de dollars affiche un gain de 4,68 %, ce qui est inférieur à l’indice de référence du fonds et à presque tous les fonds de sa catégorie, selon Morningstar Direct. Sur 388 fonds similaires, le fonds a sous-performé 93 % d’entre eux. Dans une interview dimanche, Daniel Ivascyn a attribué les récentes difficultés du fonds aux mêmes opérations qui lui avaient permis de se hisser en haut des classements. Des paris au bon moment sur les mortgage-backed securities, par exemple, ont été à l’origine des forts rendements du fonds. Mais la dette hypothécaire a sous-performé les obligations d’entreprise cette année. Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine le mois dernier ont aussi pénalisé le fonds. Elles ont conduit les investisseurs à se porter vers des investissements plus sûrs comme les obligations gouvernementales et d’entreprises. Pimco a aussi subi les déboires de l’Argentine.
Nouvelle identité et nouveau départ pour Och-Ziff Capital Management. A compter du 12 septembre 2019, la société de gestion alternative se présentera sous la nouvelle dénomination Sculptor Capital Management. «Le nom de «Sculptor» évoque l’engagement, la déterminationet la vision qui constituent ce que nous recherchons tous les jours comme gardiens de votre capital», a indiqué la société dans une lettre envoyée à ses clients dont la presse spécialisée américaine a eu connaissance. Plus concrètement, la société tente ainsi de clore le chapitre de ses démêlés avec la justice qui, ces dernières années, ont entraîné des sorties massives de fonds. L’an dernier, Och-Ziff a restructuré son équipe dirigeante et nommé Robert Shafir en qualité de directeur général. Une arrivée intervenue dans une atmosphère délétère mais qui semble néanmoins avoir été bien accueillie par les investisseurs. La société a indiqué avoir collecté l’an dernier après plusieurs années de sorties nettes. Le changement de dénomination intervient par ailleurs dans le sillage du départ du fondateur Dan Och, qui a démissionné de sa fonction de président en mars dernier, environ un an après l’entrée en fonction de Robert Shafir. Les actifs sous gestion de Och-Ziff s'élèvent à environ 33 milliards de dollars.
Nathalie Palladitcheff reprend les rênes d'Ivanhoé Cambridge, la filiale spécialisée dans l'immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec, que Daniel Fournier dirigeait depuis plus de neuf ans
La société de gestion suédoise Didner & Gerge a annoncé le départ de Gustaf Setterblad, lequel gérait le Didner & Gerge Aktiefond. Ce fonds actions investi en moyennes et grandes capitalisations suédoises affichait au 30 juin un encours de 38 milliards de couronnes suédoises, soit environ 3,5 milliards d’euros. Il s’agit du plus gros des cinq fonds actions de la boutique. Gustaf Setterblad sera remplacé par Simon Peterson qui rejoindra la société de gestion suédoise le 2 septembre, selon un communiqué. Ce dernier vient de L E Lundberg, où il a travaillé comme analyste et gérant. Ce changement intervient alors l’autre co-gérant du Didner & Gerge Aktiefond, Adam Nyström, avait quitté la société en mars pour «une longue période» pour des raisons familiales. Il avait alors été remplacé par Carl Bertilsson, lequel est toujours co-gérant du fonds et qui travaillera en tandem avec Simon Peterson. Il s’avère qu’Adam Nyström ne reviendra probablement pas au sein de Didner & Gerge. Selon un article du site suédois Realtid.se, il a l’intention de donner sa démission «dans un avenir proche».
Le fonds de restructuration des banques espagnoles (FROB) est à la recherche d’un cabinet d’avocats susceptible de l’aider à préparer sa défense dans l’affaire Santander/Banco Popular, rapporte le journal espagnol El Confidencial. Près de 305.000 investisseurs poursuivent en justice le FROB, le mécanisme de résolution unique de l’Union européenne et Santanderdevant les tribunaux espagnolset la cour de justice de l’Union européenne. Ces anciens actionnaires et créanciers dePopular ont perdu leur argent lorsque Santander a sauvéPopular de la faillite en rachetant la banque pour un euro symbolique en juin 2017. Selon El Confidential, le FROB cherche ainsi un cabinet d’avocats avec un chiffre d’affaires d’au moins 1,5 million d’euros et disposant d’une vaste expérience dans les litiges d’arbitrage internationaux liés aux investissements. Cet appel d’offres intervient deux mois après que la compagnieMexican Investor Group ait décidé de rassembler toutes les procédures d’arbitrage internationales en cours initiées par les ex-investisseurs mexicains de Popular contre l’Espagne et donc le FROBen une seule procédure. La procédure est en cours devant la Cour permanented’arbitrage basée à la Haye. Au centre des débats figurentle traité bilatéral sur l’investissement entre le Mexique et l’Espagne et la réglementation de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international. Le Mexican Investor Group comprend 40 individus ainsi qu’une douzaine d’entreprises et de fonds d’investissements qui détenaient environ 470 millions d’euros dans le capital de Popular, soit 4,2% du capital. Le groupeestime que les termes du traité bilatéral n’ont pas été respectés dans l’affaire Santander/Banco Popular.
Deliveroo a annoncé l’arrêt de son activité en Allemagne, le groupe britannique de livraisons de repas préférant se concentrer sur d’autres marchés. Il exerçait dans cinq villes allemandes. Deliveroo laisse ainsi la voie libre au néerlandais Takeaway.com, numéro un en Allemagne depuis le rachat de Delivery Hero. La décision de Deliveroo intervient au moment où son principal concurrent britannique Just Eat envisage de se rapprocher de Takeaway.com.
BlackRock s’est emparé d’Authentic Brands, qui détient plusieurs marques sous licence, scellant sa première grande opération de private equity, rapporte le Financial Times. La société de gestion paiera 870 millions de dollars pour une participation de contrôle dans le groupe new yorkais qui détient les droits de marque de Marilyn Monroe, Elvis Presley et Mohammed Ali. Il détient aussi le magazine Sports Illustrated et est l’actionnaire majoritaire de Nice West. L’acquisition intervient quatre mois après que BlackRock ait levé 2,75 milliards de dollars pour Long Term Private Capital, son premier fonds de private equity. La société de gestion a comme objectif de réunir 12 milliards de dollars pour le fonds.
HSBC a annoncé en fin de semaine le départ de Helen Wong qui dirigeait les activités de la banque en Chine depuis environ 4 ans. Elle travaillait chez HSBC depuis 1992. Elle ne sera pas remplacée. Ses responsabilités seront réparties entre ses quatre adjoints. Son départ intervient alors que HSBC a annoncé début août la démission surprise de son directeur général John Flint et la mise en place d’importantes mesures d'économies.
Le gérant d’actifs BlackRock a signé son premier gros rachat, devenant le principal actionnaire de Authentic Brands Group, où il a investi 875 millions de dollars (781 millions d’euros). La firme créée en 2010, qui gère les licences d’une cinquantaine de marques telles que Marilyn Monroe, Elvis Presley, Juicy Couture, et le magazine Sports Illustrated, est ainsi valorisée 4 milliards de dollars dette incluse, selon l’agence Bloomberg, qui cite une source proche. Cette opération intervient quatre mois après que Blackrock ait levé 2,75 milliards de dollars pour sa filiale Long-Term Private Capital.
Le conseil d’administration de Mumtalakat Holding Company, le fonds souverain du royaume de Bahreïn, vient de nommer Khalid Al Rumaihi au poste de directeur général. Il était jusqu’ici membre du conseil d’administration et du comité d’investissement de Mumtalakat, ainsi que directeur exécutif du Bahrain Economic Development Board, l'équivalent local de Bpifrance. Parallèlement à sa promotion, Khalid Al Rumaihi conserve les fonctions de président d’Edamah, la branche de Mumtalakat dédiée à l’immobilier, et de président de la Bahrain Development Bank. Il est également administrateur de la banque centrale du Bahreïn, de l’autorité nationale du tourisme et des conférences, et de l’autorité nationale du pétrole et du gaz. Parmi ses priorités, le nouveau directeur général du fonds souverain souhaite adapter le portefeuille au changement climatique, et avoir un impact positif sur l'économie nationale. Titulaire d’un master en politiques publiques et économie du développement de Harvard, Khalid Al Rumaihi fut notamment directeur de la clientèle privée du Golfe chez JPMorgan pendant neuf ans, et directeur de l'équipe de placements auprès des institutionnels du Golfe arabique chez Investcorp pendant 10 ans. Créé en 2006, le fonds souverain de Bahreïn gère près de 17 milliards de dollars d’encours répartis à 63% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, 29% en Europe, et 8% en Amérique du Nord.