L’énergéticien français TotalEnergies a annoncé vendredi son retrait de Birmanie, faute d’avoir pu limiter les flux financiers perçus par la société pétrolière nationale MOGE. «En dépit des actions entreprises, TotalEnergies n’a pas été en mesure de satisfaire les attentes de nombreuses parties prenantes (actionnaires, organisations de la société civile internationale ou birmane), qui demandent de mettre fin aux revenus dont bénéficie l’Etat du Myanmar via la société d’Etat MOGE au titre de la production du champ de Yadana», a indiqué le groupe dans un communiqué.
«Ceci est en réalité matériellement impossible pour TotalEnergies, car l’essentiel des paiements liés à la vente du gaz sont effectués directement par la société thaïlandaise PTT, acheteur du gaz à l’export», a-t-il poursuivi.
Délai de 6 mois
Compte tenu de la dégradation du contexte politiquedans ce pays, TotalEnergies a donc initié le processus de retrait prévu aux contrats du champ de Yadana et de la société de transport MGTC en Birmanie, à la fois en tant qu’opérateur et en tant qu’actionnaire, sans aucune contrepartie financière. Ce retrait sera effectif «au plus tard à l’issue du délai de préavis de six mois prévu au contrat».
Les intérêts du groupe français seront répartis entre les partenaires actuels, sauf refus de leur part, tandis que le rôle d’opérateur sera repris par l’un d’entre eux.
L’action TotalEnergies cédait 1,2% à 50,09 euros en fin de matinée après cette annonce.
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