Finance Innovation dresse le bilan de ses fintech labellisées
445 fintech labellisées depuis plus de 10 ans ont créé 9.000 emplois et levés 830 millions d’euros, indique une étude du pôle de compétitivité.
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Bertrand de Meyer
Finance Innovation, le pôle de compétitivité mondial créé par l’Etat sous l’impulsion de la place financière de Paris en 2007, dresse un bilan chiffré du dynamisme de ses fintechs labellisées. Plus de 1.400 fintechs ont ainsi été soutenues et accompagnées dans leur développement. 600 d’entre elles ont reçu le «label d’excellence Finance Innovation» qui permet de révéler des champions dans les domaines de la banque, de l’assurance, de la gestion d’actifs, de l’immobilier, des métiers du chiffre et du conseil et de l’économie sociale et solidaire. Cette distinction donne accès à des prestations diverses comme une mise en relation avec des partenaires potentiels ou un accompagnement des projets R&D pour obtenir un financement.
Joëlle Durieux, directrice générale du pôle de compétitivité mondial de Finance Innovation, se réjouit de la bonne santé du secteur : «la France est définitivement un terreau fertile à l’éclosion de projets toujours plus innovants dans la finance. Pour preuve, le paysage de la fintech française se transforme en profondeur et s’embellit chaque année un peu plus et c’est aujourd’hui plus de 1.000 fintech qui ont été identifiées depuis 10 ans avec un rythme de création particulièrement soutenu.»
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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