Selon la presse locale, la Financial Services Agency (FSA) envisage d’inclure les cryptomonnaies dans la liste des actifs sous-jacents autorisés pour les fonds négociés en bourse (ETF), pour 2028. Cette réforme s’accompagnera de mesures pour la protection des investisseurs.
Parmi les autres mesures proposées figurent la réduction des impôts sur les gains en cryptomonnaies à un taux fixe passant de 55 % à 20 %, l’autorisation pour les banques et les sociétés de courtage de détenir et de négocier des cryptomonnaies, et la classification d’actifs majeurs comme le bitcoin et l’ether comme produits financiers.
D’après Nikkei Asia, l’ouverture du marché japonais ne se fera pas sans l’implication des acteurs historiques de son système financier. Nomura Holdings et SBI Holdings se positionnent déjà pour lancer les premiers ETF crypto du pays, qui seraient cotés sur la Tokyo Stock Exchange (TSE).
En effet, l’année dernière, SBI Holdings a confirmé son intention de lancer ses ETF XRP dès l’obtention des autorisations réglementaires. Dans une présentation publiée en août 2025, SBI a dévoilé son projet de lancer deux ETF. Le premier, un ETF or et crypto-actifs, investira 49 % de ses actifs en Bitcoin (BTC), tandis que le second, un ETF Bitcoin et XRP, offrira une exposition à ces deux jetons.
Parallèlement, d’autres groupes financiers, tels que Mitsubishi UFJ Financial Group et Mizuho Financial Group, ont investi dans la technologie blockchain et la recherche sur les actifs numériques. Cet important engagement institutionnel laisse présager une forte préparation du marché dès l’obtention des autorisations réglementaires.
Selon plusieurs acteurs japonais de la gestion d’actifs, le marché domestique des ETF crypto pourrait à terme atteindre 1.000 milliards de yens, soit environ 5,4 milliards d’euros. Un montant encore modeste comparé aux États-Unis, mais significatif pour une première phase d’adoption dans un pays historiquement conservateur sur le plan financier.
L’exemple américain comme catalyseur
Tokyo espère répliquer, avec ses propres standards de sécurité, le succès observé aux États-Unis. Depuis leur lancement, les ETF Bitcoin au comptant américains ont accumulé près de 120 milliards de dollars d’actifs nets, représentant environ 6,5 % de la capitalisation totale du Bitcoin.
L’année 2025 a par ailleurs marqué une accélération notable avec l’arrivée d’ETF adossés à des altcoins tels que Solana, XRP, Dogecoin ou Chainlink, attirant des investisseurs institutionnels de premier plan, dont des fonds de pension et même des dotations universitaires prestigieuses, à l’image de Harvard.
Le Japon n’avance toutefois pas seul. En Asie, plusieurs places financières ont déjà pris une longueur d’avance dans la course aux flux institutionnels liés aux actifs numériques.
Hong Kong a fait figure de pionnière dès 2024 en autorisant des ETF au comptant sur le Bitcoin, l’Ether et Solana. La place se distingue également par un mécanisme de souscriptions et de rachats « en nature », permettant aux investisseurs institutionnels d’échanger directement des parts d’ETF contre des cryptomonnaies, un modèle unique au monde.
Taïwan a élargi l’accès à son marché en février 2025, autorisant les fonds d’investissement nationaux à investir dans des ETF crypto passifs étrangers. La FSC travaille également à l'élaboration d’une loi dédiée aux cryptomonnaies, et son président, Peng Jin-lung, a indiqué qu’un stablecoin adossé au dollar taïwanais pourrait être lancé d’ici mi-2026.
De son côté, la Corée du Sud finalise actuellement son cadre réglementaire via le Digital Asset Basic Act. Les autorités sud-coréennes ambitionnent de poser les bases juridiques de leurs premiers ETF crypto au comptant dès le premier trimestre 2026. Cependant, le calendrier reste incertain à l’approche des élections locales de juin.
Au-delà des ETF, ces trois pôles financiers partagent une stratégie commune : l’intégration progressive des stablecoins réglementés. Le Japon a déjà approuvé son premier stablecoin adossé au yen, tandis que Hong Kong s’apprête à délivrer ses premières licences officielles d’émetteurs dès cette année.
Une étape clé pour l’adoption institutionnelle en Asie
Des experts en réglementation financière pensent que le calendrier délibéré du Japon tient compte des enseignements tirés des expériences passées sur le marché des cryptomonnaies, notamment l’incident Mt. Gox de 2014 où des millions d’avoirs de clients avaient été volés, et la réglementation des plateformes d'échange qui a suivi.
Ainsi, l’approche de l’Autorité des services financiers (FSA) privilégie la stabilité du système à la rapidité, pour essayer de créer des structures de marché plus pérennes.
Comme l’a rapporté Coinpost, le site japonais d’actualités sur les cryptomonnaies, la ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a qualifié 2026 d'« année du numérique » pour le Japon. Cela indique que le pays intègre les cryptomonnaies à ses marchés nationaux. La ministre souhaite que les institutions financières locales adoptent et soutiennent les cryptomonnaies au même titre que les actifs traditionnels.
L’ajout des cryptomonnaies à la liste des actifs éligibles aux ETF, assorti de garanties renforcées pour la protection des épargnants, pourrait bien positionner le Japon comme un futur pôle de référence de la finance numérique réglementée en Asie.
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