Au 2ème trimestre, un quart de la collecte des ETF européens est allée aux actions américaines
53 milliards d’euros ont afflué vers les fonds cotés européens entre avril et juin. Une collecte en hausse par rapport au premier trimestre. Dans le classement des fournisseurs toujours largement dominé par BlackRock, DWS réduit l’écart derrière Amundi.
La barre symbolique des 2.000 milliards de dollars d’encours a été franchie vers la fin du deuxième trimestre par le marché européen des ETF. Selon les données de Trackinsight (incluant aussi les ETC et les ETN), les « trackers » du Vieux continent cumulent à fin juin 1.899 milliards d’euros sous gestion, grâce notamment à une collecte de 53 milliards d’euros. Celle-ci s’inscrit en hausse de 20 % par rapport aux 44 milliards du premier trimestre.
Après une année 2023 qui avait fait la part belle aux ETF obligataires, les véhicules actions retrouvent leur position largement dominante depuis le début d’année. Entre avril et juin, ils ont capté plus des trois-quarts des flux, soit 41 milliards d’euros. En termes de sous-jacents, c’est la cote américaine, dopée par les records des « sept magnifiques », qui en a le plus bénéficié, avec 13 milliards de souscriptions nettes. Les actions des pays développés attirent 12 milliards, auxquels s’ajoutent un peu moins de 5 milliards pour les actions mondiales au sens large, émergents compris. Les sous-jacents européens, quant à eux, ne récupèrent pas plus de 4,5 milliards de collecte. Quant aux ETF d’actions suisses, ils voient fuir près d’un milliard d’euros. Côté obligataire, les flux totaux atteignent 14 milliards d’euros, dont plus de 8 pour la dette souveraine. Les produits cotés indexés aux matières premières, enfin, creusent leurs pertes, avec plus de 2 milliards d’euros de décollecte.
Au deuxième trimestre de l’année, le trio de tête des fournisseurs d’ETF reste inchangé. Indétrônable, iShares (BlackRock) capte 21,7 milliards d’euros, soit 8 milliards de plus qu’au premier trimestre, et dépasse la barre de 800 milliards sous gestion. Avec 6,9 milliards de souscriptions nettes, Xtrackers (DWS) confirme la deuxième place qu’il occupait déjà le trimestre précédent, devant Vanguard (5,5 milliards) et SPDR (5,1 milliards). Ce dernier vole ainsi la quatrième place à Amundi qui doit se contenter de 4,7 milliards de collecte. Le gérant français conserve sa deuxième place en termes d’encours (237 milliards), mais est de plus en plus talonné par Xtrackers (203 milliards).
Les autres acteurs français enregistrent des performances contrastées. Alors que BNP Paribas AM repasse au-dessus du milliard d’euros de souscriptions (1,3 milliard) et qu’Axa IM – nouvel entrant – se maintient (127 millions), Ossiam confirme ses difficultés : après 600 millions d’euros de décollecte au premier trimestre, l’affilié de Natixis IM enregistre plus de 850 millions de flux sortants au deuxième, pour un encours tombé à 6,7 milliards d’euros. Une hémorragie plus violente encore touche LGIM : le Britannique a vu partir 1,2 milliard ce trimestre, après 1,5 milliard le précédent, notamment pénalisé par sa gamme ESG.
Rang
Fournisseur
Collecte au 2ème trimestre (en milliards d’euros)
Encours en Europe à fin juin (en milliards d’euros)
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