En 2023, BlackRock domine la collecte des ETF européens
Sur le marché des ETF, il y a peu matière à suspense : en 2023, BlackRock et sa marque iShares ont survolé le classement des fournisseurs en matière de collecte, tant au niveau mondial (187 milliards de dollars selon les données de Trackinsight) que sur le seul marché européen. Avec 70 milliards de flux nets positifs pour près de 800 milliards d’encours, le géant américain est le leader incontesté des fonds cotés sur le Vieux continent.
Derrière, en revanche, la concurrence est plus rude. Oubliant l’année noire de 2022, marquée par un scandale de greenwashing, DWS revient en force en 2023 : ses ETF XTrackers ont ainsi attiré 22 milliards de souscriptions, pour finir l’année à 188 milliards sous gestion. Suit, à quelques encablures, l’Américain Vanguard (20 milliards de collecte et 122 milliards d’encours). Fort de l’intégration de Lyxor en 2022, Amundi confirme sa deuxième place sur le marché en termes d’encours avec 229 milliards de dollars sous gestion. Le gérant français se classe quatrième pour la collecte, avec 14 milliards* de souscriptions sur l’année.
Loin derrière, en cinquième position sur le critère de la collecte, se glisse JP Morgan AM qui parvient à attirer 7 milliards de dollars pour une petite vingtaine de milliards sous gestion, grâce notamment à ses ETF de gestion active. Hors Amundi, les Français se classent en 8ᵉ (BNP Paribas AM), 11ᵉ (Ossiam) et 14ᵉ position (Axa IM). Nouvel entrant dans le marché, la filiale du premier assureur français collecte 427 millions de dollars pour un encours de 1,8 milliard.
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Dans un marché des ETF dynamique en termes de collecte, quelques fournisseurs se distinguent toutefois par des sorties nettes : Deutsche Borse Commodities, joint-venture de plusieurs banques dont l’unique produit est l’ETP sur l’or Xetra-Gold, voit fuir 2 milliards de dollars, sur fond de désintérêt pour le métal précieux. Le géant obligataire Pimco, peu présent sur les ETF, connaît une décollecte de près de 800 millions. Quant au nouvel ensemble UBS/Credit Suisse, suite au sauvetage du second par le premier au printemps, il finit l’année avec des rachats cumulés de 446 millions de dollars, pour un encours qui continue tout de même de dépasser les 100 milliards.
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* Erratum : suite à une erreur dans les données transmises par Trackinsight, liée au double comptage de fonds ayant fait en réalité l’objet d’une fusion, la collecte annuelle d’Amundi a été révisée à la baisse.
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