Après l’élection de Donald Trump, les ETF sur le S&P 500 font le plein
C’est un raz-de-marée. La semaine dernière, les investisseurs en ETF n’ont pas fait mystère de leurs préférences en termes d’allocation après la franche victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine : à travers le monde, ce sont près de 50 milliards d’euros qui ont été fléchés vers les véhicules adossés aux actions américaines, dont 20 milliards vers ceux qui répliquent le S&P 500 ou ses dérivés, selon les données de Trackinsight.
Sur le seul marché européen – qui signe sa meilleure semaine depuis le début d’année en termes de collecte –, la tendance est tout aussi flagrante : les ETF Ucits ciblant les actions outre-Atlantique, forts d’une performance hebdomadaire de 5,8 %, ont cumulé près de 7 milliards d’euros de souscriptions, soit 11 % de leur collecte depuis le début d’année amassé en une seule semaine. Le véhicule phare de BlackRock, l’iShares Core S&P 500 UCITS ETF – USD (ISIN : IE00B5BMR087) ne capte pas moins de 1,1 milliard d’euros, suivi du véhicule équipondéré Xtrackers S&P 500 Equal Weight UCITS ETF 1C – USD (ISIN : IE00BLNMYC90) avec 710 millions de flux nets entrants. Seconds bénéficiaires de ce rallye post-électoral, les ETF adossés au MSCI World attirent environ 2 milliards d’euros supplémentaires. Les actifs européens, de leurs côtés, restent à l’étal, avec 200 millions de décollecte pour les actions d’Europe développée quasiment compensés par quelque 150 millions de collecte vers les actions de la zone euro.
Les grands perdants de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump – avec les perspectives de guerre commerciale qui l’accompagnent – sont plutôt à chercher du côté des sous-jacents obligataires. Sur le marché européen, ces véhicules voient fuir 1,8 milliard d’euros en une semaine, dont 1 milliard sur les ETF de dette émergente. Les véhicules d’obligations d’entreprises notées investment grade cumulent eux aussi plus de 600 millions d’euros de sorties. Enfin, les produits adossés à l’or, au pétrole et au bitcoin restent pour l’instant en retrait de ces réallocations massives puisque le premier n’attire que 78 millions d’euros, quand les deux derniers accusent une légère décollecte de respectivement 25 et 3 millions.
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