Les constructeurs automobiles General Motors et Honda Motor ont annoncé hier qu’ils allaient collaborer en vue de développer des batteries de nouvelle génération pour les véhicules en tout électrique. Dans le cadre de l’accord, Honda fournira notamment des modules de batteries pour la prochaine génération de systèmes de batterie de GM. Les deux groupes américain et japonais coopèrent déjà sur le développement de piles à hydrogène, dont la production doit être lancée en 2020.
Bayer a annoncé hier avoir finalisé, comme prévu, l’acquisition du spécialiste américain de l’agrochimie Monsanto pour 63 milliards de dollars, soit un montant de 128 dollars par action. Afin de respecter l’aval conditionnel du département américain de la Justice à cette opération, l’intégration de Monsanto au sein de Bayer pourra avoir lieu lorsque les cessions d’actifs à BASF seront finalisées, a rappelé le groupe allemand dans un communiqué. «Ce processus d’intégration devrait débuter dans deux mois environ», a précisé Bayer. Bayer estime que l’acquisition aura un effet relutif sur le bénéfice par action des activités stratégiques en 2019. A partir de 2021, cet effet positif devrait atteindre un pourcentage à deux chiffres.
General Electric a annoncé hier avoir créé une nouvelle société, AirXOS, dédiée à la gestion du trafic des avions autonomes. AirXOS, une filiale à 100% de GE, propose aux agences gouvernementales, aux autorités régionales de l’aviation et aux opérateurs privés des solutions de gestion des systèmes d’avion autonome et les aide à répondre à la demande croissante pour ce type de vols, a déclaré GE dans un communiqué. AirXos a été sélectionné comme partenaire pour trois programmes pilotes du département américain des Transports dans le domaine des avions autonomes.
Audi, Seat et Skoda, trois grandes marques du groupe automobile allemand Volkswagen, ont déclaré hier que la production et la livraison de leurs véhicules pourraient être perturbées en raison du passage au nouveau système de test d'émissions polluantes dans l’Union européenne, qui entrera en vigueur le 1er septembre. Porsche et la marque VW avaient fait des annonces similaires cette semaine. Les constructeurs se préparent à l’entrée en vigueur de la nouvelle norme conçue pour mieux refléter les conditions réelles de conduite. Ils doivent faire tester leurs véhicules dans un nombre limité de centres d’essais pour pouvoir continuer à les vendre dans l’Union européenne après le 1er septembre.
Le chiffre d’affaires de Saint-Gobain sera «clairement meilleur» au deuxième trimestre qu’au premier trimestre, a déclaré jeudi le PDG du groupe, Pierre-André de Chalendar, lors de l’assemblée générale du producteur de matériaux de construction. Le début d’année, toujours difficile pour l’activité du groupe, a été «un peu freiné» par les mauvaises conditions météorologiques, a rappelé le dirigeant, qui s’attend aussi à ce que le second semestre 2018 soit meilleur que le premier. Pierre-André de Chalendar s’est par ailleurs vu confier par les actionnaires un nouveau mandat d’administrateur pour quatre ans et le conseil d’administration a ensuite comme prévu renouvelé son mandat de PDG, poste qu’il occupe depuis 2010.
Altice proposera à partir de cet été une nouvelle version de son kiosque numérique SFR Presse, avec un mode de lecture plus fluide, des vidéos et des contenus «premium» développés par les éditeurs de journaux, moyennant un abonnement. Ce nouveau kiosque, qui devrait voir le jour en juillet, sera proposé à 5 euros par mois aux clients de SFR (mobile ou fixe) et 10 euros pour les non-clients. Les clients de SFR qui bénéficiaient gratuitement du kiosque dans leur abonnement le conserveront mais avec de la publicité.
McDonald’s prévoit une nouvelle vague de suppressions de postes afin de réduire la taille de sa structure administrative aux Etats-Unis, alors que la chaîne de restauration rapide continue de chercher des moyens d’améliorer ses performances sur le sol américain. Le président de McDonald’s USA, Chris Kempczinski, a révélé dans courriel envoyé mercredi aux employés américains, aux fournisseurs et aux franchisés de la marque et consulté par le Wall Street Journal que le groupe était en train de restructurer ses sièges régionaux à travers tout le pays. Chris Kempczinski n’a pas communiqué le nombre de suppressions de postes envisagé, mais il a indiqué qu’il fournirait des précisions lors d’une réunion au siège prévue le 12 juin.
L’exploitant de centres commerciaux Unibail-Rodamco a annoncé hier avoir finalisé l’acquisition de son homologue australien Westfield, créant ainsi un leader mondial de l’immobilier de commerce et de bureaux, baptisé Unibail-Rodamco-Westfield. Le nouveau groupe revendique un portefeuille valorisé à 62 milliards d’euros, dont 88% en commerces, 7% en bureaux et 6% en sites de congrès et expositions. Unibail-Rodamco-Westfield sera coté sur Euronext Amsterdam et Paris, sous le symbole URW, et bénéficiera d’une cotation secondaire en Australie sous la forme de Chess Depositary Interests.
La marque phare de Kering vise les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en densifiant ses ventes au mètre carré. Le marché craint un ralentissement en Chine.
Annoncé depuis plusieurs mois, l’intérêt des Gafa pour les droits du sports européens se concrétisent. Amazon a acheté, pour un montant non précisé, un des derniers lots disponibles pour la retransmission de la Premier League, le championnat anglais de football. Le groupe américain diffusera en direct 20 matches par saison pendant trois ans à partir de 2019/2020 : 10 matches organisés un jour férié et 10 autres en milieu de semaine. Il faudra pour cela être abonné à Amazon Prime.
Le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer a annoncé ce jeudi avoir finalisé, comme prévu, l’acquisition du spécialiste américain de l’agrochimie Monsanto pour 63 milliards de dollars, soit un montant de 128 dollars par action. Afin de respecter l’aval conditionnel du département américain de la Justice à cette opération, l’intégration de Monsanto au sein de Bayer pourra avoir lieu lorsque les cessions d’actifs à BASF seront finalisées, a rappelé le groupe allemand dans un communiqué. «Ce processus d’intégration devrait débuter dans deux mois environ», a précisé Bayer.
Ford a annoncé aujourd’hui qu’il fermerait son usine FAI de boîtes de vitesse située à Blanquefort (Gironde), qui compte un effectif de 900 personnes, s’il ne trouve pas d’acquéreur avant son désengagement annoncé fin 2019. Le constructeur américain précise avoir soumis aux syndicats du site un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), précisant s’engager à ne procéder à aucun licenciement avant septembre 2019. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui a annoncé la perspective d’un PSE avant que Ford ne le fasse, a dit «vivement» regretter la décision du groupe américain.
Fujifilm Holdings menace de renoncer à son projet de fusion de 6,1 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros) avec Xerox si les discussions avec le nouveau conseil d’administration du groupe américain ne progressent pas rapidement. «Je n’ai pas de date limite précise, mais cela devrait normalement durer de quelques mois à six mois. Si nous n’avons rien à ce moment-là, c’est inévitable», a déclaré aujourd’hui le directeur général de Fujifilm, Shigetaka Komori.
Gucci, marque phare du groupe Kering, vise les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 6,2 milliards en 2017, pour une marge d’exploitation (Ebit) de plus de 40%, contre 34,2% l’an dernier. A l’occasion d’une journée investisseurs à Florence, Gucci a précisé vouloir croître deux fois plus vite que le marché à partir de 2019 et au-delà.
Le groupe de services numériques Atos a annoncé ce matin avoir remporté auprès de Siemens deux contrats d’externalisation, d’une valeur totale supérieure à 200 millions d’euros, relatifs au pilotage du programme de transformation digitale de l’industriel allemand. Le premier contrat couvrira les services de gestion des applications et le support technique des applications SAP, Microsoft et business intelligence pour plusieurs divisions de Siemens. Le second comprendra les services de gestion des applications de Siemens en Europe, Asie-Pacifique et Amérique latine.
Un tribunal italien a suspendu ce jeudi une amende de 74,3 millions d’euros qui avait été infligée à Telecom Italia (TIM) pour ne pas avoir communiqué à l’Etat le contrôle effectif de Vivendi sur l’opérateur télécoms. Le tribunal a fixé au 4 juillet la date d’une audience où sera motivée sa décision. Rome avait lancé en septembre une procédure pour défaut de notification par Vivendi du contrôle de fait de Telecom Italia. Le groupe français, premier actionnaire de Telecom Italia avec une participation de 24%, a toujours nié exercer un contrôle sur l’opérateur historique italien.
Fort de l’approbation de ses actionnaires, U10 va quitter le marché règlement d’Euronext Paris pour se coter sur Euronext Growth dans le cadre d’une procédure accélérée d’admission aux négociations des actions existantes, sans émission d’actions nouvelles. Le groupe de décoration d’intérieur invoque une simplification de ses obligations administratives et une réduction des coûts liés à la cotation, jugeant Euronext Growth plus adapté à sa taille. U10 capitalise 62 millions d’euros. Ce transfert pourrait avoir lieu au plus tôt le 6 août prochain.
La chaîne britannique de grands magasins a annoncé aujourd’hui son intention de fermer 31 magasins, ce qui pourrait entraîner la suppression de 6.000 emplois. Au terme de ce plan de restructuration, le groupe ne comptera plus que 28 magasins au Royaume-Uni. Le plan concernera jusqu'à 2.000 salariés de House of Fraser et 4.000 employés issus des partenariats de marque et de concessions. Si la procédure dite d’arrangement volontaire avec ses créanciers (CVA) est approuvée par ces derniers lors d’une réunion le 22 juin, les magasins identifiés en vue d’une fermeture resteront ouverts jusqu’au début 2019, précise le groupe.
Crucial. La préparation des équipes finance à la transformation numérique est jugée bonne par seulement 21 % des directeurs financiers interrogés en France pour le dernier baromètre Deloitte « CFO Survey » (voir illustration). Il s’agit de la « seule note négative » selon le cabinet d’audit et de conseil. Jean-Paul Betbèze, conseiller économique de Deloitte, considère qu’« il faut prêter attention au bas niveau de préparation à la transformation digitale, sujet crucial dans l’entreprise, qui devrait devenir central pour les CFO dans un futur proche ». Pour le reste, les sondés gardent le sourire, même si leur « optimisme euphorique » du précédent baromètre a cédé la place à « un optimisme plus serein ». Une sérénité qui selon Deloitte « favorise la prise de risque », 50 % des sondés s’y déclarant prêts contre 36 % il y a six mois. L’étude relève « un “effet France” positif et rassurant, dans un contexte européen turbulent », sur la foi d’un niveau d’optimisme qui reste supérieur de ce côté-ci des frontières.
Deutsche Bank veut compter moins de 93.000 employés d’ici la fin de l’année et atteindre l’année prochaine un rendement des fonds propres retraités des survaleurs supérieur à 4%, a annoncé la banque allemande dans des documents rédigés pour une conférence organisée hier. «Notre manque de rentabilité continue de nous freiner», a reconnu le directeur financier James von Moltke, lors de cette conférence. Après trois années consécutives de pertes, Deutsche Bank a annoncé le mois dernier son intention de ramener ses effectifs mondiaux bien en dessous de 90.000 personnes, contre 97.000 actuellement, avec le quart des emplois de vente et de trading d’actions détruits, lesquels sont essentiellement situés à Londres et à New York.
AccorHotels a annoncé hier l’acquisition d’Adoria, société française créée en 2003, spécialisée dans des solutions de gestion pour la restauration commerciale et collective. Adoria propose notamment des logiciels de gestions d’appels d’offres, d’approvisionnement, de logistique et de production. Elle équipe 2.700 établissements et rassemble 300.000 utilisateurs actifs et plus de 800 fabricants et distributeurs. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été précisés.
RWC Asset Management a déclaré à l’AMF avoir franchi en hausse, le 29 mai 2018, les seuils du 10% du capital et des droits de vote de Technicolor, à la suite d’acquisitions d’actions sur le marché. Le gérant londonien détient une participation de 10,13%. RWC AM indique ne pas avoir «l’intention de prendre le contrôle de la société» et «soutient la stratégie actuelle de la direction et du conseil d’administration de Technicolor et n’a pas l’intention de la changer». Le gérant prévoit de discuter «de manière constructive avec le conseil d’administration de Technicolor de sa nomination au conseil d’administration». «Technicolor juge l’approche de RWC, qu’il pratique déjà depuis plusieurs mois, très constructive», a indiqué à L’Agefi une porte-parole de la société.
L’avionneur Boeing, qui a reçu des commandes d’Iran Air et d’Aseman Airlines, deux compagnies iraniennes, pour un montant total de 20 milliards de dollars, ne livrera pas ces appareils après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, a indiqué hier à l’AFP un porte-parole. «Pour être clair sur les commandes, nous n’avons encore livré aucun appareil à l’Iran et vu que nous n’avons plus de licence pour commercer avec l’Iran, nous ne livrerons aucun appareil» à Téhéran, a affirmé par courriel ce porte-parole.
Le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer a annoncé hier qu’il prévoyait d’investir 600 millions de dollars dans sa branche de capital-risque, Pfizer Ventures. Pfizer compte en outre développer ses opérations de capital-risque et augmenter les équipes de cette activité. Le groupe intégrera cinq nouveaux membres à son équipe d’investissement et consolidera son véhicule d’investissement dans la recherche et le développement avec Pfizer Venture Investments.
L’avionneur européen Airbus a annoncé hier avoir reçu 111 commandes nettes et effectué 223 livraisons d’appareils entre début janvier et fin mai. Sur le seul mois de mai, les prises de commandes ont ralenti à 25 commandes d’avions commerciaux, tandis que 51 appareils ont été livrés, mais aucun A380, a précisé Airbus dans un communiqué. La plus grosse commande a émané d’un client dont Airbus n’a pas révélé le nom, portant sur 15 A350-900, dont le prix catalogue est d’en moyenne 317,4 millions de dollars (environ 271,3 millions d’euros) par appareil.