Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a donné hier son feu vert à la reprise du pôle plats cuisinés du groupe Agripole par la Financière Cofigeo sous seule condition du maintien de l’emploi pendant au moins deux ans. Cette opération a été autorisée sans mise en œuvre de cession d’actifs, contrairement à l’avis rendu mi-juin par le Conseil de la concurrence. Les actifs acquis par Cofigeo, les marques William Saurin, Panzani et Garbit, appartenaient à la Financière Turenne Lafayette (FTL), dont l’existence était menacée après la mise au jour de comptes falsifiés. Cofigeo est détenu par MBO Partenaires et Société Générale Capital Partenaires.
L’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé hier avoir conclu un accord en vue d’acquérir ACPI Investments, société de gestion de fortune indépendante basée à Londres, ainsi que les activités d’ACPI IM à Jersey. La transaction, qui porte sur des actifs totalisant 2 milliards de livres (2,24 milliards d’euros), devrait être finalisée au cours du quatrième trimestre 2018. La cible propose des solutions d’investissement sophistiquées couvrant les obligations, les actions et les produits alternatifs ainsi qu’une gestion sur mesure pour la clientèle internationale, tant privée qu’institutionnelle. La banque genevoise a par ailleurs publié un bénéfice net semestriel en croissance de 5,3% à 115,3 millions de francs (99,4 millions d’euros). Un afflux net de capitaux de 2,7 milliards de francs depuis le début de l’année a porté ses actifs sous gestion à 128,4 milliards au 30 juin. Son ratio de fonds propres durs (Tier One) a atteint 28,2%, en hausse de 120 points de base sur un an.
L’américain Kimberly-Clark étudie une possible vente de ses activités de produits d’hygiène en Europe afin de réduire ses coûts et de se recentrer sur des domaines plus rentables, rapportait hier soir Reuters de sources proches du dossier. Le fabricant des mouchoirs Kleenex a contacté des sociétés de capital-investissement pour sonder leur intérêt, ajoutent ces sources qui évoquent une valorisation de plus d’un milliard d’euros pour les activités concernées.
L’équipementier automobile français a annoncé hier avoir signé une option de vente de sa division environnement au consortium Latour Capital/Bpifrance. Longtemps débattue au sein de la famille Burelle, fondatrice du groupe qu’elle dirige toujours, cette cession avait été décidée en septembre 2017 dans le cadre du recentrage du plasturgiste sur ses activités automobiles. L’opération, dont le montant n’a pas été rendu public, devrait être bouclée d’ici la fin de l’année.
Thyssenkrupp doit nommer à sa tête un nouveau président du directoire recruté à l’extérieur du groupe, réclame le fonds activiste Elliott dans une lettre adressée hier au conseil de surveillance du conglomérat industriel allemand. Heinrich Hiesinger a démissionné début juillet de son poste de président du directoire face aux pressions d’investisseurs exigeant une simplification radicale du groupe, voire un démantèlement. Ses fonctions ont été confiées au directeur financier, Guido Kerkhoff, mais Elliott souligne qu’il s’agit d’une solution provisoire.
L’éditeur allemand de logiciels professionnels a annoncé hier un bénéfice opérationnel trimestriel en hausse de 12% à taux de changes constants, à 1,64 milliard d’euros et un bénéfice par action de 0,98 euro, globalement conformes aux attentes. Son chiffre d’affaires a progressé de 10% à taux de changes constants à 6,01 milliards, contre un consensus de 5,92 milliards. SAP table sur un chiffre d’affaires à devises constantes en hausse de 6,0% à 7,5% et un bénéfice opérationnel en progression de 9% à 11% pour l’ensemble de 2018 à la faveur d’une accélération de sa croissance dans l’informatique dématérialisée.
Grâce au dépassement des objectifs fixés lors de son acquisition de la foncière Eurosic en 2017, le groupe Gecina vise désormais une hausse de plus de 8% de son résultat récurrent net (RRN) par action cette année, au lieu d’une précédente prévision de hausse de 3 à 6%. Le groupe immobilier a souligné avoir réalisé 1,6 milliard d’euros de cessions depuis cette fusion, au-delà du plancher de 1,2 milliard d’euros initialement annoncé. Au premier semestre, son RNN a progressé de 51% à 230,3 millions et ses loyers affichent une hausse de 39% à 335,4 millions. L’actif net réévalué est ressorti à 156,6 euros par action, en croissance de 5,8% sur un an.
Le câblo-opérateur américain Comcast a annoncé hier renoncer à son offre d’achat sur les actifs de 21st Century Fox dans le divertissement, ouvrant ainsi la voie à une reprise de ces derniers par Walt Disney. «Comcast n’a pas l’intention de poursuivre l’acquisition des actifs de 21st Century Fox et, à la place, se concentrera sur son offre recommandée pour Sky», a expliqué le groupe dans un communiqué. Disney, qui a obtenu le mois dernier le feu vert du département de la Justice pour son projet de rachat de Fox, à condition qu’il cède les chaînes sportives régionales du groupe, a désormais le champ libre pour boucler cette opération. Comcast est par ailleurs engagé dans une bataille avec Fox pour le contrôle de Sky, le groupe britannique de télévision payante dont Fox détient déjà 39%. L’offre de Comcast, de 14,75 livres par action, valorise Sky 25,9 milliards de livres (environ 29 milliards d’euros).
La première banque nordique a annoncé hier un bénéfice net trimestriel meilleur qu’attendu sous l’effet d’une légère progression de ses revenus et de ses mesures d'économie. Son bénéfice est ressorti à 1 milliard d’euros contre 740 millions sur la période avril-juin de 2017. Le produit net bancaire s’est apprécié de 5% sur un an, à 2,5 milliards, alors que les dépenses opérationnelles ont diminué de 12%, à 1,1 milliard. Ces résultats reflètent le faible niveau du loyer de l’argent avec un revenu net sur intérêts en repli de 9,5% à 1 milliard d’euros.
La banque américaine a décidé de rembourser certains frais bancaires découlant de produits et services complémentaires commercialisés jusqu’en 2017 et que les clients n’ont peut-être pas entièrement compris. Une porte-parole a précisé hier que ces mesures portaient sur des services liés notamment à la protection contre le vol d’identité, à des assurances pour animaux de compagnie ou à des conseils juridiques. Selon le Wall Street Journal, ces commissions ont concerné des centaines de milliers de clients et ces remboursements pourraient dépasser 180 millions de dollars (155 millions d’euros).
Bank of New York Mellon a publié hier un bénéfice net trimestriel en progression de 14,5% à 1,06 milliard de dollars (914 millions d’euros) grâce à une hausse des revenus de ses commissions et à un recul du montant de son impôt sur les sociétés. Son bénéfice par action s’est élevé à 1,03 dollar contre 88 cents un an plus tôt. Son produit net bancaire a augmenté de 4,6% à 4,14 milliards de dollars.
Si la plupart des sponsors de l’Equipe de France de football attendent d’importantes retombées économiques du sacre des Bleus à la Coupe du monde en Russie, l’un d’entre eux va payer cher son optimisme. Le fabricant chinois d’électroménager Vatti, partenaire des joueurs français depuis mars, avait promis, avant le Mondial, un remboursement total à ses clients en cas de victoire finale. Après avoir déjà perdu 50 % de sa valeur bousière au fur et à mesure de l’avancée du tournoi, il a assuré, au lendemain du titre qu’il honorerait sa promesse. Coût total: 10 millions d’euros (79 millions de yuans).
Sous-performance. Alors que le marché mondial du M&A bat tous les records de volumes depuis le début de l’année, la valeur générée par ces opérations est en berne. Selon Willis Towers Watson, le marché des fusions-acquisitions a enregistré sa plus mauvaise performance au deuxième trimestre 2018 depuis le lancement de l’enquête Quarterly Deal Performance Monitor du cabinet en 2008. Il a sous-performé, en moyenne, de 6,1 points de pourcentage (pp) l’indice MSCI sur les trois derniers mois, contre une sous-performance de seulement 0,6 pp au premier trimestre. Les acquéreurs européens s’en sortent le mieux avec une sous-performance de 0,6 pp, grâce notamment aux bons résultats du marché britannique.
Les confettis d’or pleuvent sur les Bleus… mais aussi sur Nike. Dans sa catégorie, l’équipementier est le grand vainqueur de la Coupe du monde 2018, avec une finale à 100 % à ses couleurs. Le groupe américain équipait dix sélections, dont trois des membres du dernier carré : la France, la Croatie et l’Angleterre. Son grand rival Adidas, pourtant engagé avec 12 des 32 équipes en lice, a quant à lui raté le cadre, son trio magique – Allemagne, Argentine et Espagne – ayant échoué en poules ou en huitièmes de finale. Avec une deuxième étoile sur le maillot de l’équipe de France, dont il est partenaire jusqu’en 2026 moyennant un chèque annuel de 50 millions d’euros, Nike peut espérer faire un carton.
Les groupes familiaux sont souvent crédités de vertus intrinsèques, vision à long terme, repères bien établis, discrétion propice aux parcours boursiers sans heurts… Mais la tradition n’est-elle pas, là encore, en train de nous faire défaut ? Faut-il en rabattre sur la famille ? A l’occasion de son départ inattendu, Matthieu Leclercq, fils du fondateur de Decathlon, lève un coin du voile sur des luttes intestines et sa marge de manœuvre entravée. Chez Bonduelle, le dirigeant, Christophe, du même nom, s’en va pour ne pas « s’accrocher au pouvoir ». Parfait, mais il a prévu pour l’avenir une gouvernance nouvelle, avec séparation des fonctions de direction et de présidence… qu’il cumulait depuis dix-sept ans : a-t-il fallu tout ce temps pour se décider ? Même si le prix est en bas de fourchette, la Bourse vient d’accueillir positivement la cotation de Roche-Bobois, peut-être en considérant que si le flottant de ce groupe familial n’est que de 10 %, on doit considérer les choses avec recul…
CNP Assurances a annoncé hier que Xavier Larnaudie-Eiffel, son directeur général adjoint, deviendra à compter du 4 septembre prochain membre du groupe de travail IRSG de l’Eiopa (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles). Au sein de ce groupe consultatif réunissant des représentants du secteur de l’assurance-réassurance, des consommateurs et des chercheurs, Xavier Larnaudie-Eiffel participera à l’élaboration des normes et standards de régulation et de surveillance financière dans le domaine de l’assurance.
Erkki Liikanen, ancien gouverneur de la Banque de Finlande, a été nommé président des trustees de la Fondation IFRS, qui supervisent les normes comptables utilisées dans plus d’une centaine de pays. Il remplace le Français Michel Prada, qui occupait ce poste depuis 2011. Les trustees de l’IFRS supervisent le Bureau international des normes comptables (IASB), qui siège à Londres et édicte les normes comptables. La nomination de l’ex-banquier central sera probablement appréciée dans l’Union européenne, où les règles comptables de l’IASB sont obligatoires pour les entreprises cotées.
La coalition formée par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue d’extrême droite devrait repousser une réforme prévue des banques coopératives du pays, via un décret qui sera approuvé la semaine prochaine, rapportait hier Reuters de deux sources proches. La Ligue souhaitait un moratoire pour cette réforme qui oblige des centaines de petites banques mutualistes à fusionner. Le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, s’est opposé mardi à la suspension du processus, mais il a ajouté qu’il serait possible de donner plus de temps à ces banques pour signer les accords avec les holdings qui chapeauteront les nouveaux groupes. La réforme prévoit de leur donner 90 jours pour signer ces accords.
Pénalisé par des effets de change et des facteurs exceptionnels, le groupe néerlandais a publié hier un résultat d’exploitation trimestriel en repli de 23% à 225 millions d’euros, tandis que ses ventes ont fléchi de 3% à 2,45 milliards. Les analystes tablaient respectivement sur une baisse de 15% à 249 millions et un repli de 2% à 2,48 milliards. Pour l’ensemble de l’année, Akzo Nobel s’attend à des «évolutions positives» de la division peintures décoratives et revêtements de performance, tandis que dans le pôle revêtements marins et de protection «les conditions de marché restent difficiles».
Novartis a confirmé hier ses prévisions pour 2018 après avoir publié des résultats solides au deuxième trimestre, la hausse de la demande du Cosentyx, un traitement de l’arthrite, et de l’Entresto, médicament pour les troubles cardiaques, ayant compensé la faiblesse de sa filiale de génériques Sandoz. Son bénéfice net par action est ressorti à 1,29 dollar contre un consensus à 1,28 dollar. Le chiffre d’affaires a de son côté progressé de 5% à taux de change constant, à 13,16 milliards de dollars contre 12,92 milliards attendu.
La compagnie britannique à bas coûts table désormais sur un bénéfice avant impôt pour l’exercice à fin septembre 2018 dans une fourchette de 550 millions à 590 millions de livres (620-660 millions d’euros), contre une fourchette de 530 à 580 millions anticipée en mai et un bénéfice de 408 millions réalisé sur l’exercice écoulé. Ce relèvement intervient malgré un bond des annulations de vols liées à des grèves de contrôleurs aériens en Europe et des conditions météorologiques difficiles. Le nombre de vols annulés a atteint 2.606 pour le troisième trimestre de son exercice contre 314 un an auparavant.