Alphabet a fait part hier soir d’un bénéfice en léger recul au deuxième trimestre, pénalisé par l’amende infligée par l’Union européenne à sa filiale Google, mais ses résultats ont largement dépassé les attentes en excluant les éléments exceptionnels à la faveur d’une forte hausse de ses recettes publicitaires. Alphabet a dégagé un bénéfice net de 3,20 milliards de dollars, soit 4,54 dollars par action, entre avril et juin contre un profit net de 3,52 milliards de dollars l’an dernier. Le montant inclut le coût de l’amende européenne de 5 milliards de dollars. En excluant cette amende, le groupe californien a dégagé un bénéfice net de 11,75 dollars par action, nettement supérieur aux 9,66 dollars attendus par les analystes. Les coûts d’acquisition des recettes publicitaires (TAC) ont de leur côté atteint 6,42 milliards de dollars pour représenter 23% du chiffre d’affaires publicitaire de Google, contre 22% au deuxième trimestre 2017.
Le groupe de gestion de l’eau et des déchets Veolia a annoncé hier le départ de son directeur financier, Philippe Capron, et son remplacement à compter du 1er octobre par un autre membre du comité exécutif, Claude Laruelle. Philippe Capron «souhaite donner une nouvelle orientation à sa carrière», a indiqué sans plus de précisions le groupe dans un communiqué. Claude Laruelle est actuellement directeur de la zone Entreprises de spécialité mondiale après avoir été directeur technique et performance de Veolia. Veolia a par ailleurs nommé Estelle Brachlianoff au poste de directrice générale adjointe en charge des opérations, en remplacement de François Bertreau qui a choisi de faire valoir ses droits à la retraite.
Malacalza Investimenti, le principal actionnaire de Banca Carige, a dit avoir demandé le remplacement du conseil d’administration de la banque italienne sous pression de la Banque centrale européenne (BCE) pour conforter son bilan. Malacalza Investimenti, qui détient 20,6% du capital de la banque après avoir suivi trois augmentations de capital depuis 2014, estime que la mise en œuvre des mesures demandées par la BCE ne pouvait pas être confiée aux dirigeants actuels.
Ryanair a accusé, comme prévu, une forte baisse de ses résultats au premier trimestre, le bénéfice net de la compagnie aérienne ayant chuté de 20% en raison d’une augmentation des frais salariaux et des coûts de carburant. La compagnie aérienne a publié un résultat net de 318,5 millions d’euros, contre 397,1 millions d’euros un an plus tôt. Sur la période d’avril à fin juin, le chiffre d’affaires a augmenté de 9%, à 2,08 milliards d’euros. Ryanair a prévenu que le prix moyen des billets pour la période allant de juillet à septembre ne progresserait que de 1% contre 4% initialement anticipé.
Le géant de la distribution E. Leclerc va se lancer dans la fourniture d'électricité aux particuliers et vise «trois millions de clients d’ici 2025, soit 10% du marché», a annoncé hier le PDG de l’enseigne dans une tribune publiée sur son site internet. Michel-Edouard Leclerc promet que cette offre sera «la moins chère du marché», «verte», et devrait permettre de créer «200 emplois nets en France». Les détails de l’offre seront annoncés à la rentrée.
La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie afin d’apprécier le projet d’acquisition de Gemalto par le groupe d’aéronautique et de défense Thales au regard du règlement de l’Union européenne sur les concentrations, a annoncé l’institution hier dans un communiqué. La Commission craint que l’opération «conduise à une hausse des prix et à une réduction du choix et de l’innovation pour les consommateurs de modules matériels de sécurité», a-t-elle précisé. «L’opération envisagée aurait pour effet de réunir les deux principaux fournisseurs de modules matériels de sécurité utilisés pour les solutions de gestion des clés des entreprises dans l’Espace économique européen (EEE) et au niveau mondial», affirme la Commission.
Le fabricant de pneumatiques Michelin a confirmé hier ses objectifs financiers pour 2018, après un rebond des volumes au deuxième trimestre sur ses principaux marchés, et une nouvelle amélioration de son mix-prix. Au premier semestre, le groupe clermontois a dégagé un résultat net de 917 millions d’euros, contre 863 millions à la période correspondante de 2017. Le résultat opérationnel sur activités courantes s’est établi à 1,33 milliard d’euros, en baisse de 4% en données publiées mais en hausse de 11% à taux de change constants. La marge opérationnelle s’est ainsi établie à 12,5%, contre 12,6% au premier semestre 2017.
Merck va même plus loin en réduisant les tarifs de certains de ses produits. Pfizer, Roche, et Novartis ne passeront aucune augmentation au second semestre.
Le sellier a accéléré sa croissance au deuxième trimestre, soutenu par la maroquinerie et par l’Europe. Des analystes s’inquiètent de son niveau de valorisation
Le président exécutif d’Airbus s’est dit ouvert à la fusion des activités de son entreprise dans le domaine des avions de chasse avec celles de BAE Systems, rapportait ce week-end le Sunday Times. Tom Enders a jugé le moment venu d'«envisager sérieusement de regrouper et de fusionner les efforts», estimant qu'«il n’y a pas de place pour trois programmes différents, ni même pour deux».
GlaxoSmithKline envisage un démantèlement à la suite des pressions exercées par certains investisseurs qui réclament une scission de la division grand public, a rapporté le Financial Times vendredi. Philip Hampton, le président du groupe pharmaceutique, discute avec les principaux actionnaires de la création à moyen terme -deux à trois ans- d’une entité autonome spécialisée dans la pharmacie et les vaccins, poursuit le FT. Certains investisseurs appellent de leurs vœux un démantèlement, estimant, entre autres choses, que les synergies sont limitées entre la pharmacie et les produits grand public.
Alibaba et Tencent poursuivent des discussions en vue de prendre une participation de 20% environ dans la filiale chinoise du publicitaire WPP, rapportait Sky News samedi, citant des sources anonymes. L’opération, à laquelle se joindrait China Media Capital Holdings (CMC), valoriserait l’entreprise 2 à 2,5 milliards de dollars (1,7 à 2,1 milliards d’euros), ajoute Sky News. WPP intègrerait ses opérations chinoises dans une nouvelle holding et en conserverait la majorité et le contrôle.
Le groupe de spiritueux joue sur la rareté du cognac et sur un positionnement haut de gamme vis-à-vis de ses concurrents. Ce qui ne va pas sans risques.
Plastic Omnium prévoit d’ouvrir sept nouvelles usines au cours des douze prochains mois pour accompagner la croissance du marché automobile mondial, a dit vendredi le codirecteur général de l'équipementier automobile. «Ces usines ne font que confirmer que l’année 2019 va être une année d’accélération de notre activité», a dit Jean-Michel Szczerba au cours d’une téléconférence avec les analystes financiers consacrée aux résultats du groupe au premier semestre.
EasyJet et Lufthansa ont déclaré conserver leur intérêt pour Alitalia après qu’un ministre italien a indiqué que Rome voulait conserver une part majoritaire dans la compagnie aérienne déficitaire. En avril, les deux groupes et le transporteur à bas coûts Wizz Air ont chacune manifesté un intérêt pour au moins une partie d’Alitalia, mais le long processus de formation du nouveau gouvernement en Italie, entré en fonctions en juin après trois mois d’incertitude politique, a retardé la procédure de cession.
Confronté aux interrogations du nouveau gouvernement italien, ArcelorMittal a annoncé vendredi qu’il présenterait des propositions améliorées dans le cadre de son projet d’OPA sur l’aciérie italienne Ilva. Ilva est sous tutelle de l’Etat depuis 2015 et ArcelorMittal a accepté l’an dernier de racheter la plus grosse aciérie d’Europe et de résoudre ses problèmes. L’opération aurait dû être réalisée au 1er juillet mais le nouveau gouvernement italien a repoussé la chose et presse le premier sidérurgiste mondial de présenter de bien meilleures propositions.
La grève du printemps à la SNCF a coûté 790 millions d’euros, un chiffre supérieur au résultat net enregistré par le groupe en 2017, selon une estimation communiquée vendredi par la direction dans un document interne. Le coût s’explique par une perte de chiffre d’affaires, à hauteur de 770 millions d’euros, à laquelle s’ajoutent 160 millions d’euros de mesures commerciales destinées aux clients de la compagnie et aux autres entreprises ferroviaires. A ces pertes, la SNCF soustrait 140 millions d’euros engendrés par les retenues sur salaire et par les économies d'énergie réalisées pendant les 37 jours de grève.
La filiale française du géant américain de la distribution de jouets Toys «R» Us va demander à être placée en redressement judiciaire à la suite de la liquidation de sa maison-mère aux Etats-Unis mi-mars, a appris vendredi l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Monde. Selon Le Monde, l’un des repreneurs possibles des magasins français de l’enseigne serait Pierre Mestre, l’actionnaire majoritaire du groupe Orchestra, propriétaire de l’enseigne Prémaman.
Le groupe français Atos a annoncé hier soir avoir conclu un accord pour l’acquisition de l’américain Syntel pour environ 3,4 milliards de dollars en numéraire. Atos a accepté de verser 41 dollars par action Syntel, soit 4,8% de plus que leur prix de clôture vendredi. L’opération valorise Syntel 3,57 milliards de dollars dette comprise. Avec cette acquisition, Atos se renforce aux Etats-Unis, où le groupe récupère des clients comme American Express, State Street Bank ou FedEx. La majorité des 23.000 employés de Syntel sont toutefois établis en Inde. Atos indique espérer boucler l’opération d’ici la fin de l’année, et s’attendre à « une accrétion à deux chiffres dès 2019 » hors coûts de transaction. Les conseils des deux sociétés ont validé l’opération et un groupe d’actionnaires représentant 51% du capital de Syntel, dont ses fondateurs, se sont engagés à soutenir l’acquisition.
A long terme, le cours de Bourse du perdant des enchères d'une fusion-acquisition dépasse de 24 à 37% celui de l’acquéreur final, d’après la Review of Financial Studies.
Le laboratoire suisse rachète les droits d’un traitement de l’eczéma auprès de Galapagos et MorphoSys, qui pourraient toucher près de 1 milliard d’euros.
L’avionneur européen revendique 431 commandes pendant le salon, contre 673 pour le groupe américain. Le marché aéronautique reste porteur à long terme.