Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a dénoncé jeudi la «trahison» et la «lâcheté» du constructeur automobile américain Ford, qui a rejeté l’offre de reprise du groupe belge Punch pour l’usine de Blanquefort (Gironde). Lors des questions d’actualité au Sénat, le ministre a dit sa révolte et son écœurement : «Je veux profiter de la représentation nationale pour appeler Ford solennellement à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch qui garantit l’avenir du site industriel de Blanquefort.»
Le cours de l’action du Groupe Bolloré a perdu jusqu'à 5,13% dans la matinée, suite à la mise en examen de la holding Bolloré SA, dans l’enquête ouverte à Paris sur des soupçons de corruption autour de l’obtention de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest. Il clôturait en hausse de 0,77%. Le conglomérat diversifié dans le transport, la logistique et les médias a annoncé cette mise en examen mercredi soir par communiqué de presse. Bolloré est soupçonné d’avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas afin de décrocher la gestion des ports de Lomé (Togo) et de Conakry (Guinée).
La start-up Finalcad, qui propose des solutions de numérisation au secteur de la construction, a annoncé une levée de 40 millions d’euros. Elle fait entrer à cette occasion à son capital le leader américain de la relation client, Salesforce. Le tour de table a été mené par Draper Esprit avec Cathay Innovation, et associe aussi des actionnaires historiques tels que les fonds Serena, Aster et Cap Horn Invest. La valorisation de la société dépasse désormais 100 millions d’euros, indique Le Figaro.
Qualcomm a demandé à la justice chinoise d’interdire la vente des plus récents modèles d’iPhone, les XS et XR, en Chine, après avoir obtenu une première victoire au sujet de versions plus anciennes du smartphone d’Apple, a déclaré jeudi le fabricant américain de puces. Un tribunal chinois a ordonné lundi l’interdiction de la vente de certains anciens modèles d’iPhone pour violation de deux brevets de Qualcomm. Tous deux s’affrontent devant diverses juridictions dans le monde autour de ces questions de brevets. La firme à la pomme a déclaré lundi que tous ses modèles d’iPhone restaient commercialisés en Chine. Elle a dit avoir déposé un recours contre cette décision de justice chinoise. La Chine, Hong Kong et Taiwan ont contribué pour environ 20% aux 265,6 milliards de dollars (233,6 milliards d’euros) de ventes d’Apple lors du dernier exercice fiscal.
La Commission australienne de la concurrence et des consommateurs (ACCC) s’est dit inquiète jeudi face au projet de fusion entre la filiale australienne de Vodafone et le fournisseur d’accès internet local TPG Telecom. Elle n’a pas bloqué cette opération à 15 milliards de dollars australiens (9,55 milliards d’euros), mais elle craint que ce rapprochement ne décourage des principaux acteurs du secteur à proposer des prix plus bas. Vodafone propose principalement des services de téléphonie mobile en Australie, et TPG des activités internet.
Le Groupe Bruxelles Lambert (GBL) a dit sa confiance jeudi dans le management et la stratégie de Pernod Ricard attaqué par le fonds activiste américain Elliott. La performance boursière de Pernod Ricard et le nouveau plan stratégique mis en oeuvre par l'équipe de management confortent la confiance de GBL dans son investissement, ajoute-t-elle. GBL détient une participation de 7,49% au capital de Pernod Ricard. Elliott a annoncé mercredi avoir pris une participation de plus de 2,5% au capital de Pernod Ricard, à qui il reproche une «sous-performance» et une gouvernance «inadaptée».
WPP est allé recruter chez son rival français Publicis son nouveau directeur commercial, Laurent Ezekiel, qui aura la tâche d’aider Mark Read à redresser le premier groupe publicitaire mondial. Au sein de Publicis, Laurent Ezekiel était à la fois président de l’agence Digitas pour l’Amérique du Nord et l’international, et chargé du développement international, avec des clients tels que Samsung, American Express et GSK, dit le groupe britannique.
Renault a indiqué qu’il n’avait pas décelé d’illégalité concernant les rémunérations accordées à Carlos Ghosn sur la période 2015-2018 et a maintenu le responsable dans ses fonctions de PDG du constructeur français. Les vérifications internes réalisées par le groupe français à la suite de l’affaire Nissan «ont conclu, de manière préliminaire, à la conformité des éléments de rémunération du président-directeur général de Renault et des conditions de leur approbation au regard des dispositions légales et des recommandations de l’Afep-Medef», a souligné le constructeur dans un communiqué.
General Electric a annoncé jeudi la vente au fonds d’investissement Silver Lake d’une participation dans Service Max, une filiale de sa branche informatique GE Digital qui conçoit des logiciels de gestion des stocks et d’assistance technique, pour un montant non communiqué. GE conservera une participation de 10% dans l’entreprise, qui avait été acquise pour 915 millions de dollars voilà deux ans. Au sein de GE Digital, GE va également former une nouvelle entité spécialisée dans l’Internet des objets qu’il détiendra en totalité. Son activité dans les logiciels représentera au départ un chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliards de dollars. Un porte-parole de GE a précisé qu’il n’y avait pas de projet d’introduction en Bourse de la société.
Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a dénoncé la «trahison» et la «lâcheté» du constructeur automobile américain Ford qui a rejeté l’offre de reprise du groupe belge Punch pour l’usine de Blanquefort en Gironde. Lors des questions d’actualité au Sénat, le ministre, qui s'était personnellement impliqué dans ce dossier, a dit sa révolte et son écoeurement. «Je suis révolté, je suis écoeuré, par cette décision qui ne se justifie que par la décision de Ford de faire monter son cours de Bourse», a-t-il dit.
L’autorité australienne de la concurrence et de la consommation a exprimé jeudi son inquiétude face au projet de fusion entre la filiale australienne de Vodafone et le fournisseur d’accès internet local TPG Telecom. La Commission australienne de la concurrence et des consommateurs (ACCC) n’a pas bloqué cette opération à 15 milliards de dollars australiens (9,55 milliards d’euros) mais elle a déclaré craindre que ce rapprochement ne décourage deux des quatre principaux acteurs du secteur à proposer des prix plus bas.
Dans un contexte de marché difficile et en raison de la sous-performance persistante des magasins intégrés, détenus en propre, Mr Bricolage enregistre un recul de 3,3% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre (-8% sur neuf mois). Ces mauvaises performances persistantes ont conduit le groupe a brisé ses covenants de ratio financier au 30 juin. Fin novembre, l’endettement net du groupe ressortait à 107,5 millions d’euros pour une trésorerie de 5,5 millions. Le groupe de bricolage et de jardinage poursuit ses discussions avec ses partenaires financiers.
Laurent Burelle, le PDG de Plastic Omnium, a indiqué jeudi que l'équipementier automobile resterait bénéficiaire en cas de forte baisse de la production automobile l’an prochain. Interrogé lors d’une conférence organisée en marge d’une journée investisseurs sur les effets d’une potentielle baisse du marché de 10%, Laurent Burelle a précisé que le groupe avait mené des «stress tests» (tests de résistance) ayant démontré que dans ce contexte «nous resterions bénéficiaires».
Le cours de l’action du Groupe Bolloré a perdu jusqu'à 5,13% dans la matinée à la suite de la mise en examen de la holding Bolloré SA dans l’enquête ouverte à Paris sur des soupçons de corruption autour de l’obtention de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest. En fin de matinée, les pertes s'étaient réduites à -1,49%.
La start-up Finalcad, qui propose des solutions de numérisation au secteur de la construction, a annoncé une levée de fonds de 40 millions d’euros. Elle fait entrer à cette occasion à son capital le leader américain de la relation client, Salesforce. Le tour de table a été mené par Draper Esprit avec Cathay Innovation et associe aussi des actionnaires historiques tels que les fonds Serena, Aster et Cap Horn Invest. La valorisation de la société dépasse désormais 100 millions d’euros, indique Le Figaro.
L’honorable maison Chanel veut l’être encore davantage. Elle va bannir les peaux exotiques de ses collections mode et maroquinerie. Adieu crocodile, alligator et lézard tant il est vrai que leurs filières d’approvisionnement laissent à désirer en matière d’éthique. La raison est à chercher du côté de la pression des associations de défense des animaux et sans doute, plus prosaïquement, du côté d’une clientèle toujours plus sensible à cette cause. De quoi inspirer d’autres maisons du luxe, comme Gucci chez Kering ou Louis Vuitton chez LVMH. Nul doute que les analystes ESG apprécieraient.
Bourgeonnement. L’IFC (International Finance Corporation), membre du groupe de la Banque mondiale, et le ministère égyptien de l’Investissement et de la Coopération internationale ont sélectionné plus de 100 jeunes pousses (parmi plus de 500 candidates de 35 pays) dans le cadre du programme Africa’s Next Start-Ups destiné à aider à fournir financement et conseil au sein d’un large écosystème : investisseurs potentiels, institutions financières, chefs d’entreprise, ou décideurs politiques. Ces start-up innovent notamment dans la santé, l’éducation, le logiciel ou la logistique. « L’Afrique regorge d’entrepreneurs dont l’énergie et la créativité ont le potentiel de transformer les secteurs dans lesquels ils travaillent », souligne le directeur général de l’IFC, Philippe Le Houérou.
Rarement un mouvement aura été aussi populaire et aussi violent que les « gilets jaunes ». Le paradoxe s’explique : d’emblée, l’opinion l’a vu comme une protestation de la France qui travaille dur et ne s’en sort plus. Aussi, en dépit de l’agrégation autour de lui d’autres protestataires, pas toujours mus par d’aussi bonnes raisons, n’a-t-elle jamais varié dans son soutien. Si des mesures concrètes annoncées ou à venir demeureront cruciales pour apaiser les esprits, l’avenir des réformes permettant à la France de s’adapter au siècle qui vient pourrait être envisagé avec un peu plus d’optimisme par tous ceux qui les jugent toujours nécessaires. A quelques conditions toutefois.
Bic a annoncé hier soir une revue organisationnelle destinée à améliorer son efficacité opérationnelle et soutenir sa croissance rentable à long-terme. Il veut devenir « plus agile, plus efficace et plus orienté vers le consommateur ». Le groupe compte notamment optimiser ses achats et sa chaîne d’approvisionnement, innover plus rapidement, améliorer son efficacité commerciale en devenant un spécialiste omni-canal, améliorer l’efficacité des fonctions support, et renforcer les programmes de formation. Les résultats de cette revue seront communiqués au cours du premier trimestre 2019.
Oceasoft, concepteur de capteurs intelligents et connectés pour l’industrie, a reçu de l’administration fiscale un avis de vérification sur ses déclarations de crédit d’impôt recherche (CIR) pour 2015, 2016 et 2017. Cette notification suspend le remboursement anticipé des créances de CIR pour 2016 et 2017, posant un problème de trésorerie pour le groupe. Avant même ces difficultés, Oceasoft annonce être entré en négociations depuis quelques mois avec l’un de ses partenaires industriels en vue d’un accord commercial et capitalistique. Ce partenaire bénéficierait d’une augmentation de capital réservée de 850.000 euros et prendrait le contrôle de la filiale américaine d’Oceasoft.
Les deux groupes de supermarchés britanniques Sainsbury’s et Asda ont déclaré vouloir obtenir plus de temps dans le cadre de l’enquête ouverte par l’autorité de la concurrence en Grande-Bretagne (CMA) sur leur projet de fusion. La CMA a ouvert une enquête approfondie en septembre sur le rachat d’Asda, filiale de Walmart, par Sainsbury’s pour 7,3 milliards de livres (8,22 milliards d’euros).
Axel Springer envisage de séparer sa division de petites annonces du reste de ses activités dans l'édition, afin de stimuler la rémunération de ses actionnaires, a déclaré mercredi son président du directoire, Mathias Döpfner. L'éditeur allemand suit attentivement la situation du norvégien Schibsted, propriétaire du site Leboncoin, qui prévoit de se scinder et de coter séparément ses activités internationales de petites annonces. La direction examine aussi des pistes alternatives pour dégager de la valeur et de la croissance et elle agira dans l’intérêt des actionnaires, a-t-il dit. Une porte-parole a ensuite déclaré qu’aucune décision n’avait été prise.