Bunge a fait rentrer quatre nouveaux administrateurs à son conseil sous la pression des fonds activistes D.E. Shaw et Continental Grain.Trois administrateurs intègrent immédiatement le conseil, dont Paul Fribourg, directeur général de Continental Grain. Le quatrième sera nommé, de façon collégiale, d’ici à la fin de l’année. Ce nouveau conseil va créer un comité spécial composé de 6 membres, et présidé par Paul Fribourg, afin de mener une «revue stratégique focalisée sur la création de valeur à long terme pour les actionnaires».
DowDuPont a annoncé hier un programme de rachats d’actions de 3 milliards de dollars (2,64 milliards d’euros) sur les cinq prochains mois et une hausse de 9,8% de son chiffre d’affaires trimestriel à 20,1 milliards de dollars. Son bénéfice ajusté a bondi de 35% à 74 cents par action, contre 71 cents attendus par les analystes. Pour l’ensemble de 2018, le groupe chimique américain table sur un chiffre d’affaires compris entre 86,5 milliards et 87 milliards de dollars.
Altice Europe a annoncé mercredi soir un renforcement de son conseil d’administration et la nomination de Malo Corbin, l’un des responsables de la direction financière, au poste de directeur financier, en remplacement de Dennis Okhuijsen. Ce dernier sera conseiller pour Altice Europe sur les questions de structure du capital. Il sera aussi nommé administrateur représentant d’A4, la structure familiale de Patrick Drahi, en remplacement de Jérémie Bonnin. Le câblo-opérateur désignera deux administrateurs indépendants au conseil d’Altice Europe - Nicolas Paulmier et Philippe Besnier - lors de l’AG du 20 novembre.
L’investisseur activiste Carl Icahn a annoncé hier poursuivre en justice Dell Technologies à qui il reproche de n’avoir pas donné d’informations financières sur son projet de s’introduire en Bourse en rachetant ses actions-reflet (tracking stock) liées à sa participation de 81% dans VMware. Dell a annoncé en juillet qu’il verserait 21,7 milliards de dollars (19 milliards d’euros) pour racheter ses actions-reflet. Carl Icahn, 9,3% du capital du fabricant d’ordinateurs, a qualifié l’accord proposé «d’opération conflictuelle qui profite aux actionnaires majoritaires au détriment des actionnaires de tracking stocks».
Le spécialiste suédois du streaming musical a déclaré hier qu’il continuerait à sacrifier sa rentabilité pour assurer sa croissance en investissant dans la R&D en 2019, après avoir publié au troisième trimestre 2018 une perte d’exploitation de 6 millions d’euros. Le nombre d’abonnés mensuels a progressé de 4,8% à 87 millions d’un trimestre sur l’autre. La marge brute a augmenté à 25,3%, contre 22,3% un an plus tôt et 24,9% attendu par le consensus.
Pfizer étudie une éventuelle cession de son portefeuille de santé féminine, rapportait hier Bloomberg de sources au fait du dossier. Une vente de cette division, dont le chiffre d’affaires est d’environ 1,2 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros), pourrait atteindre autour de 2 milliards de dollars et susciter l’intérêt aussi bien de fonds d’investissement que de groupes pharmaceutiques concurrents, selon l’agence.
Sur dernier trimestre de son exercice 2017/2018, clos le 29 septembre, le groupe californien a publié hier soir un chiffre d’affaires en hausse de près de 20% à 62,9 milliards de dollars (55,2 milliards d’euros), tandis que son bénéfice net a bondi de 32% à 14,13 milliards de dollars. Il signe ainsi le meilleur exercice de son histoire grâce à la hausse du prix des iPhone et au succès de son Appstore. Le groupe a toutefois déçu les investisseurs en prévoyant un chiffre d’affaires compris entre 89 et 93 milliards de dollars pour le trimestre en cours. Le titre cédait 4,2% dans les échanges d’après Bourse.
La deuxième banque helvétique a annoncé hier un bond de 74% de son bénéfice net trimestriel, qui est néanmoins ressorti en dessous des attentes. Son bénéfice net s’est établi à 424 millions de francs (371,6 millions d’euros) sur la période juillet-septembre, alors que les analystes l’attendaient en moyenne à 449 millions. Les entrées nettes de fonds dans ses trois activités de gestion de fortune ont atteint 10,3 milliards de francs.
Le bénéfice de Danske Bank a chuté plus fortement que prévu au troisième trimestre, au cours duquel la banque danoise a été ébranlée par un scandale de blanchiment d’argent dans sa filiale estonienne. Son bénéfice imposable s’est replié de 42% à 3,59 milliards de couronnes (481 millions d’euros), alors que les analystes attendaient 3,72 milliards. Ce résultat est notamment le fruit d’un don de 1,5 milliard de couronnes décidé en juillet par l'établissement pour soutenir des initiatives contre la criminalité financière à la suite de ce scandale, qui porte sur 200 milliards d’euros de transactions. La banque «continue d’investir des sommes significatives dans des mesures destinées à la fois à limiter les possibilités d’utiliser Danske Bank à des fins de criminalité économique et à tirer les enseignements nécessaires de l’affaire estonienne», a commenté Jesper Nielsen, nommé début octobre directeur général par intérim.
Swiss Re a dégagé un résultat net positif sur les neuf premiers mois de l’année en dépit des indemnisations de grosses catastrophes d’origine naturelle ou humaine. Le bénéfice net du réassureur s’est élevé à 1,1 milliard de dollars (969,4 millions d’euros) contre une perte de 468 millions de dollars un an auparavant. Le revenu brut des primes a augmenté de 6,5% à 28,4 milliards. Les demandes d’indemnisation ont totalisé 1,6 milliard de dollars sur neuf mois, avec pour événements notables un typhon au Japon et l’effondrement du viaduc Morandi à Gênes.
La banque néerlandaise a publié hier un bénéfice net trimestriel de 776 millions d’euros alors que les analystes l’attendaient à 630 millions, après 1,38 milliard il y a un an. ING a reçu en septembre une amende de 775 millions d’euros pour défaut de supervision de transactions suspectes de ses clients. Malgré ce dossier, ING a attiré 200.000 nouveaux clients sur le trimestre écoulé, pour un total de 12,2 millions. Le bénéfice imposable, qui ne tient pas compte de l’amende, s’est élevé à 2,12 milliards, en hausse de 6,5% sur un an.
Bunge a fait rentrer quatre nouveaux administrateurs à son conseil sous la pression des fonds activistes D.E. Shaw et Continental Grain Co. Ces actionnaires poussent depuis plusieurs semaines le groupe de matières premières agricoles à étudier la possibilité d’une cession. Trois administrateurs intègrent immédiatement le conseil, dont Paul Fribourg, le directeur général de Continental Grain. Le quatrième sera nommé, de façon collégiale, d’ici à la fin de l’année.
Band of Boats, une filiale du groupe Beneteau, a annoncé après-Bourse l’acquisition de la start-up nantaise Digital Nautic. Fondée en 2014, la société «accompagne les professionnels du nautisme dans la transition numérique en développant des solutions en ligne leur permettant d’améliorer leur niveau de service : système de réservation, automatisation des contrats, recueil des avis clients, vente d’assurances complémentaires, sécurisation des paiements, etc.», explique le fabricant de voiliers.
Kellogg a nettement réduit mercredi sa prévision de bénéfice annuel en raison d’une hausse de ses dépenses de publicité et de coûts de distribution plus élevés, provoquant une chute du titre à Wall Street où il entraîne aussi ses concurrents à la baisse. Le fabricant de produits céréaliers a gonflé son budget publicitaire et ses promotions pour soutenir ses ventes face à l'évolution des goûts des consommateurs, qui souhaitent une alimentation moins riche en sucre et en sel.
General Motors a publié mercredi un bénéfice du troisième trimestre largement supérieur aux attentes et prédit que son résultat annuel se situerait dans le haut de sa fourchette de prévisions au vu de la forte demande en Amérique du Nord, grâce à ses nouveaux SUV. Premier constructeur automobile américain, GM a été en mesure d’augmenter ses prix, en particulier en Amérique du Nord, ce qui a permis de compenser le renchérissement des matières premières. Ils ont atteint en moyenne 36.000 dollars par véhicule outre-Atlantique, une somme record et supérieure de 800 dollars au prix tarifé un an plus tôt. Les hausses de prix sont «absolument tenables», a surenchéri la directrice financière Dhivya Suryadevara. En outre, alors que le ralentissement de la demande en Chine, premier marché mondial, commence à peser sur le secteur, GM est parvenu à enregistrer au cours du troisième trimestre un gain record sur ses activités dans ce pays (à 500 millions de dollars).
Les fonds ayant accumulé ces dernières semaines des positions à découvert sur Casino et sa maison-mère Rallye interpellent publiquement le conseil d’administration du groupe de distribution. Dans une lettre rédigée et publiée sur internet par leur conseil Sophie Vermeille, ces fonds, essentiellement des vendeurs à découvert de dette Rallye via des CDS, appellent les administrateurs «à ne pas voter prochainement la distribution d’un acompte sur dividende, compte tenu de la situation du groupe Casino». Les clients de l’avocate expliquent que «les flux de trésorerie du périmètre France de Casino sont virtuellement nuls post coût d’endettement et ne permettent pas de procéder à une distribution de dividende, encore moins à un acompte».
JCDecaux a annoncé ce matin que le scheme of arrangement (scheme) entre APN Outdoor et ses actionnaires approuvé par les actionnaires d’APN Outdoor le 15 octobre 2018 et par la Federal Court of Australia (NSW) le 18 octobre 2018 est effectif à compter d’aujourd’hui. En conséquence, Doug Flynn, Pat O’Sullivan, Jack Matthews, Lisa Chung et James Warburton ont démissionné de leur mandat d’administrateur chez APN Outdoor. Stephen O’Connor (actuellement directeur général de JCDecaux Australie), Andrew Hines (actuellement directeur des opérations d’APN Outdoor) et Brendan O’Neill (actuellement directeur financier de JCDecaux Australie) ont été nouvellement nommés administrateurs d’APN Outdoor. APN Outdoor demandera la fin de la cotation de ses actions et son retrait de la liste officielle de la Bourse australienne à compter de la clôture du marché le 1er novembre 2018.
L’opérateur télécoms espagnol a relevé sa prévision de croissance organique du chiffre d’affaires pour 2018 à 2% environ, contre 1% précédemment anticipé, à la faveur d’une amélioration de ses perspectives en Espagne, son premier marché, et de son activité mobile en Grande-Bretagne. Telefonica affiche néanmoins une baisse de 1,4% de son résultat brut d’exploitation (Ebitda) au troisième trimestre, à 4,04 milliards d’euros, invoquant la volatilité des changes en Amérique latine. Hors effets de changes, l’Ebitda a progressé de 4,1%.
Après un troisième trimestre meilleur qu’attendu, Sanofi a relevé en haut de fourchette sa prévision de bénéfice net par action (BNPA) des activités en 2018. Il table sur une croissance de 4% à 5% à changes constants de ce BNPA, au lieu d’une fourchette initiale de 2% à 5%, relevée une première fois de 3% à 5% en juillet dernier. En revanche, l’effet des changes sur ce BNPA est toujours estimé à environ -6%.
Samsung Electronics a annoncé aujourd’hui une baisse de ses dépenses d’investissement de 27% à 31.800 milliards de wons (24,7 milliards d’euros) pour l’exercice 2018, en jugeant proche la fin du cycle de forte croissance de la demande pour les puces mémoires. Il s’attend à un recul de son bénéfice au quatrième trimestre par rapport au troisième mais évoque le «début d’un cycle ascendant vertueux» dans la vente de puces au secteur des serveurs.
Par nature, la Fédération française des industries jouet puériculture (FJP), représentante des fabricants, croit au Père Noël. Plus que jamais à deux mois de l’échéance et quand le dernier mois de décembre, à lui seul, a représenté un tiers de ventes annuelles de 3,4 milliards d’euros. La confiance est de mise car « les différentes mesures du gouvernement prises sur la fiscalité, avec notamment la baisse successive des cotisations salariales et de la taxe d’habitation, auront un impact positif sur le pouvoir d’achat des ménages français ». Or la FJP rappelle aux mauvais parents qui voudraient détourner le cadeau de Bercy du pied du sapin que le jouet jouit d’un « statut incontournable dans la consommation ».
IBM a annoncé hier 4 milliards de dollars de rachats d’actions supplémentaires, portant son programme de rachats de titres à 5,4 milliards. Le groupe procédera à des rachats sur le marché ou dans le cadre de transactions privées. Avant-hier, lBM a annoncé son intention de suspendre ses rachats d’actions en 2020 et 2021, suite à la finalisation de l’acquisition de Red Hat fin 2019 pour 34 milliards de dollars, soit 43 fois l’Ebitda et 11 fois le chiffre d’affaires. L’action IBM perdait 3,53% à 115,40 dollars hier en clôture.
La Commission européenne a annoncé hier une enquête approfondie sur le projet de Thyssenkrupp et Tata Steel de réunir leurs activités d’acier en Europe. Elle craint que cette opération réduise la concurrence sur le marché de certains aciers haut de gamme, avec une réduction du nombre de sources d’approvisionnement, et une hausse des prix. En particulier avec leurs activités européennes d’acier plat au carbone et d’acier magnétique au sein d’une entreprise commune. Elle doit statuer d’ici le 19 mars 2019.
Coca-Cola a annoncé hier un bénéfice net part du groupe de 1,88 milliard de dollars (1,66 milliard d’euros), ou 44 cents par action, contre 1,45 milliard (33 cents par action) un an plus tôt. Son chiffre d’affaires organique a progressé de 6%. Hors exceptionnels, Coca-Cola a réalisé un bénéfice de 58 cents par action Les volumes ont augmenté de 2% grâce à la performance de la marque Coca-Cola et de la percée des versions light et sans calorie de Sprite et Fanta. Comme son concurrent PepsiCo, il a étoffé sa gamme de boissons non gazeuses avec Costa Coffee et BodyArmor. En clôture à Wall Street, le titre prenait 2,54% à 47,63 dollars.