Arianespace a annoncé aujourd’hui prévoir jusqu'à 14 lancements en 2018, ce qui constituerait un record, préparant la forte croissance attendue du marché des satellites dans les années à venir. La filiale à 74% d’Ariane Group, coentreprise à parité entre Airbus et Safran, a effectué 11 lancements en 2017, au lieu d’un maximum de 12 prévu en raison du report à début 2018 d’un lancement d’Ariane 5 lié à l’indisponibilité d’un satellite. Cette année, Arianespace table sur sept lancements d’Ariane 5, quatre de la fusée russe Soyouz et trois du petit lanceur Vega.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui accompagne le président Emmanuel Macron lors de sa visite en Chine, a annoncé qu’il compte renforcer les mesures de protection des intérêts stratégiques nationaux, notamment en musclant le décret Montebourg de 2014. Celui-ci prévoit qu’un groupe étranger désireux de prendre le contrôle d’une entreprise française dans les secteurs de l'énergie, des transports, des télécoms, de l’eau ou de la santé doit au préalable obtenir l’autorisation de l’Etat. «J’ai déjà utilisé le décret Montebourg mais je compte le renforcer car il est très limité», a indiqué Bruno Le Maire, en évoquant des «précisions» à ce sujet le 15 janvier, date à laquelle il doit présenter ses voeux.
Alibaba va «réfléchir sérieusement» à une cotation à la Bourse de Hong Kong, a déclaré son fondateur Jack Ma. Une telle initiative de la part du numéro un chinois du commerce en ligne donnerait un puissant coup de pouce à la place financière de Hong Kong, qui s’apprête à autoriser la cotation d’actions à double catégorie consistant à allouer des droits de vote distincts en fonction du type d’actions. Alibaba s’est introduit en 2014 à la Bourse de New York après le refus de Hong Kong, qu’il privilégiait, d’accepter sa structure de gouvernance dans laquelle un groupe autodésigné de dirigeants contrôle la majorité des nominations au conseil d’administration.
Fidèle à sa technique des petites touches, la SSII négocie le rachat de l'allemande Bluecarat afin de gagner en taille et en valeur ajoutée dans ce pays.
La banque d’affaires espagnole Alantra envisage de transférer son siège social de Madrid vers Londres, à rebours du mouvement que pourrait inspirer la perspective du Brexit, indique lundi Bloomberg. Une source proche du dossier confirme que le sujet est à l'étude, mais qu’aucune décision n’a été prise. Alantra ne fait pas de commentaires. Fondée par Santiago Eguidazu, la banque d’affaires, qui dispose également d’une activité de gestion d’actifs, est présente dans 21 pays avec 350 banquiers conseils. Elle s’est déjà distinguée en octobre en reprenant une boutique de M&A basée à Londres, Catalyst. A l'époque, le groupe avait justifié cette opération par le fait que le marché britannique des fusions-acquisitions reste le premier d’Europe.
La biotech américaine va s’emparer d’Impact Biomedicines pour un montant initial de 1,1 milliard de dollars. Le prix pourra grimper jusqu’à 7 milliards.
Le groupe Seb a annoncé hier la fusion des activités de petit électroménager et d’articles culinaires détenues en commun en Egypte avec son partenaire local, le groupe Zahran. Le français détiendra 55% de la nouvelle entité, contre 45% pour Zahran, au lieu des 75% qu’il détenait dans sa filiale égyptienne de petit électroménager. L’opération doit être finalisée au deuxième trimestre. Seb a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 20 millions d’euros en Egypte en 2017.
EDF a annoncé hier avoir finalisé la phase des essais dits «à froid» de l’EPR de Flamanville. «Cette étape s’inscrit dans le cadre des essais d’ensemble qui ont débuté au premier trimestre et qui doivent permettre de tester le fonctionnement de tous les circuits de l’EPR», rappelle le groupe. EDF prépare désormais les essais dits «à chaud» qui débuteront en juillet 2018. Le groupe a par ailleurs confirmé tabler sur un démarrage du réacteur d’ici à la fin 2018 et a également confirmé le coût du projet à 10,5 milliards d’euros.
Les commandes à l’industrie ont diminué en novembre en Allemagne pour la première fois depuis le mois de juillet, en léger repli après une phase de hausse vigoureuse, selon les données publiées hier par le ministère de l’Economie. Les commandes à l’industrie ont reculé de 0,4%, après une hausse de 0,7% en octobre (+0,5% initialement annoncé). Les économistes tablaient en moyenne sur une augmentation de 0,5% (les prévisions allaient de -1,7% à +1,4%).
L’approvisionnement auprès de fournisseurs proposant une production française plutôt qu'étrangère gagne du terrain dans les préoccupations des départements achats, selon une étude du cabinet de conseil en achat AgileBuyer et du Conseil national des achats publiée hier. L'édition 2018 de cette enquête met en évidence que le pourcentage d’achats «Made in France», négligé il y a encore quelques années, est désormais pris en considération par plus d’un tiers des professionnels des achats. Avec 46% d’entre eux déclarant que le «Made in France» est pris en compte dans la politique d’achats, ce paramètre devient un critère comme les autres dans l’attribution d’un contrat.
Altice NV, la holding de Patrick Drahi cotée aux Pays-Bas, a annoncé une réorganisation en profondeur du groupe avec la scission d’Altice USA et une nouvelle structure en Europe, où le groupe prendra le nom d’Altice Europe. La holding, qui détient 67,2% d’Altice USA, espère boucler la transaction d’ici la fin du deuxième trimestre 2018 après obtention des autorisations nécessaires. Le conseil d’administration d’Altice USA s’est prononcé en parallèle pour le versement d’un dividende de 1,5 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) à ses actionnaires avant l’opération. Le fondateur Patrick Drahi conservera le contrôle des deux groupes via sa holding Next, de concert avec d’autres actionnaires, et en présidera les conseils d’administration. «La séparation permettra aux deux entités de se focaliser davantage sur les opportunités de création de valeur sur leurs marchés respectifs et assurera une plus grande transparence pour les investisseurs», précise le communiqué publié à la suite d’une réunion du conseil d’administration d’Altice NV.
Vivarte devrait officialiser aujourd’hui la cession d’André à Spartoo, a déclaré à Reuters une source proche du dossier, confirmant une information des Echos. La mise en vente de l’enseigne de magasins de chaussures avait été annoncée début 2017. André compte une centaine de boutiques et réalise plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 750 salariés. Pour sa part, Spartoo, créée en 2006, réalise un chiffre d’affaires d’environ 150 millions d’euros, dont la moitié hors de France où la société a également investi dans une quinzaine de magasins en dur.
Sept cents emplois environ seront supprimés dans l’usine Vauxhall d’Ellesmore Port, dans le nord de l’Angleterre, en incluant les 400 suppressions déjà annoncées, afin de réduire la production du site de la filiale de PSA à une seule équipe, a annoncé lundi un porte-parole. En octobre, le constructeur automobile français avait dit vouloir réduire ses effectifs d’un quart sur ce site d’ici la fin 2017 afin d’améliorer la compétitivité de l’outil de production. PSA, qui a hérité de la marque britannique lors de l’acquisition d’Opel, produit actuellement les modèles Astra sur ce site.
Vivarte devrait officialiser demain la cession d’André à Spartoo, a déclaré à Reuters une source proche du dossier, confirmant une information des Echos. La mise en vente de l’enseigne de magasins de chaussures avait été annoncée début 2017. André compte une centaine de magasins et réalise plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 750 salariés. Pour sa part, Spartoo, créée en 2006, réalise un chiffre d’affaires d’environ 150 millions d’euros, dont la moitié hors de France où la société a également investi dans une quinzaine de magasins en dur. L’entreprise grenobloise est détenue à 25% par ses fondateurs, le solde étant contrôlé par A Plus Finance, CIC, et le fonds américain Highland Capital et le belge Sofina.
La ministre des Transports, Elizabeth Borne, et les dirigeants de la SNCF ont annoncé après une réunion organisée ce matin le lancement d’un diagnostic complet des grandes gares parisiennes et des principales gares en région. L’ensemble des systèmes d’alimentation électrique et de signalisation ainsi que les postes informatiques seront audités. Des propositions d’investissement devront être faites pour fin avril. «L’objectif est de mieux anticiper les points de fragilité du réseau et de mobiliser les investissements nécessaires pour y remédier», a expliqué la ministre. Le PDG de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, a présenté de son côté un projet de réorganisation interne en cours, visant à fiabiliser davantage les travaux. Enfin, les travaux programmés sur le réseau avec un impact sur le trafic feront l’objet d’un affichage systématique et lisible dans toutes les gares concernées.
Un tribunal berlinois a jugé ce lundi que la procédure de dépôt de bilan de Niki aurait dû se faire en Autriche et non en Allemagne, au risque de remettre en cause l’achat de la filiale d’Air Berlin par IAG. IAG, la maison mère de British Airways, d’Iberia et de Vueling, avait été désignée le 29 décembre comme le repreneur de Niki, Lufthansa ayant renoncé à ses prétentions face à la menace d’un veto de la Commission européenne. Niki peut faire appel auprès d’une juridiction fédérale, a précisé le tribunal régional. Dans le même temps, un tribunal autrichien étudie la possibilité d’une procédure de dépôt de bilan sur place pour Niki.
Carlo Calenda, ministre italien du Développement économique, a réaffirmé dans une interview accordée à Bloomberg TV la volonté du gouvernement italien de voir Telecom Italia séparer son réseau et ses activités de services en deux entités juridiques distinctes. Des hommes politiques italiens et des concurrents appellent depuis longtemps l’ex-monopole public à scinder et à rénover son réseau, un actif que certains analystes valorisent jusqu'à 15 milliards d’euros. Ces appels ont été renforcés par la volonté du gouvernement italien de contenir l’influence croissante de Vivendi dans Telecom Italia, dont le groupe français est devenu le principal actionnaire.
L'énergéticien allemand E.ON a annoncé lundi qu’il céderait sa participation restante de 46,65% dans Uniper au groupe finlandais de services aux collectivités Fortum, avant la date limite officielle du 11 janvier. Le finlandais avait lancé en septembre une OPA de 22 euros par action sur Uniper, soit plus du double de son prix d’introduction en Bourse, mais en novembre la filiale d’E.ON avait rejeté l’offre estimant qu’elle la sous-évaluait et ne garantissait pas son avenir. En acceptant l’offre de Fortum, E.ON, qui s’est scindé d’Uniper et de ses centrales électriques en 2016 pour se concentrer sur les réseaux et les énergies renouvelables, obtiendra 3,76 milliards d’euros.
Nvidia a annoncé lundi qu’il allait renforcer son partenariat avec Uber Technologies et s’allier avec Volkswagen (VW) dans les véhicules autonomes, renforçant ainsi la présence de sa plate-forme d’intelligence artificielle sur le marché des véhicules sans conducteur, a indiqué le directeur général de Nvidia Jensen Huang, au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Le fabricant américain de puces graphiques a déjà des partenariats dans le secteur avec Tesla et le chinois Baidu.
La banque d’affaires espagnole Alantra envisage de transférer son siège social de Madrid vers Londres, à rebours du mouvement que pourrait inspirer la perspective du Brexit, indique lundi Bloomberg. Une source proche du dossier confirme que le sujet est à l'étude, mais qu’aucune décision n’a été prise. Alantra ne fait pas de commentaires.
Le laboratoire pharmaceutique suisse a annoncé aujourd’hui avoir conclu un partenariat stratégique avec GE Healthcare, filiale de General Electric (GE) spécialisée dans la santé, pour le développement et la commercialisation conjoints d’une plate-forme de soutien aux décisions médicales. Le partenariat se concentrera dans un premier temps sur les produits qui permettent d’individualiser les options thérapeutiques pour les patients atteints d’un cancer et les patients en soins intensifs.
Novo Nordisk offre jusqu’à 2,3 milliards d’euros pour racheter la biotech belge Ablynx. Le laboratoire danois précise avoir fait une première proposition le 7 décembre avant de la relever de 14% le 22 décembre. Il regrette que le conseil d’administration d’Ablynx ait refusé d’engager des discussions avec lui. Novo Nordisk propose jusqu'à 30,50 euros par action Ablynx, soit 28 euros en cash et un contingent value right (CVR) d’un maximum de 2,50 euros en fonction du développement de deux candidats médicaments. Le prix offert représente une prime de 66% sur le cours moyen trois mois.
La société de biotechnologies américaine Celgene, basée dans le New Jersey, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi son intention d’acquérir Impact Biomedicines pour un total pouvant atteindre 7 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros). La cible, qui n’est pas cotée en Bourse, a développé un traitement expérimental de certains cancers du sein. Celgene versera dans l’immédiat 1,1 milliard de dollars en numéraire pour prendre le contrôle de la société basée à San Diego. En fonction des autorisations de la Food and Drug Administration (FDA), elle paiera une somme supplémentaire de 1,4 milliard. Elle déboursera enfin un maximum de 4,5 milliards de dollars si les ventes nettes annuelles des traitements d’Impact dépassent la barre des 5 milliards.
Les commandes à l’industrie ont diminué en novembre en Allemagne pour la première fois depuis le mois de juillet, en léger repli après une phase de hausse vigoureuse, selon les données publiées ce lundi par le ministère de l’Economie. Les commandes à l’industrie ont reculé de 0,4%, après une hausse de 0,7% en octobre (+0,5% initialement annoncé). Les économistes tablaient en moyenne sur augmentation de 0,5% (les prévisions allaient de -1,7% à +1,4%).
Le groupe sud-coréen LG Electronics a estimé que son bénéfice du quatrième trimestre ressortira à un niveau inférieur aux attentes du marché, ce que les analystes attribuent à une augmentation des dépenses visant à développer ses parts sur le marché des appareils électroménagers. L’action a perdu jusqu'à 6,8% à la suite de la publication de cet objectif par le groupe lundi, avant de réduire ses pertes pour terminer la séance en baisse de 5,41%.
Dialog Semiconductor a annoncé ce matin un chiffre d’affaires de 463 millions de dollars (386 millions d’euros) au quatrième trimestre, un montant supérieur au haut de la fourchette de ses propres prévisions annoncées en novembre. Le fabricant allemand de semi-conducteurs, miné par la crainte des investisseurs qu’il perde son principal client Apple, avait déclaré le 7 novembre que son chiffre d’affaires se situerait entre 415 millions et 455 millions de dollars. Le groupe, qui publiera ses résultats complets et certifiés pour 2017 le 28 février, a annoncé un chiffre d’affaires non-certifié pour l’année à environ 1,35 milliard de dollars.
Sopra Steria a annoncé aujourd’hui son projet d’acquérir la société allemande Bluecarat spécialisée dans les services informatiques. Sopra Steria, qui ne précise pas le montant de la transaction, ajoute que Bluecarat a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires estimé d’environ 33 millions d’euros. Le groupe prévoit de consolider les activités de Bluecarat dans ses comptes au cours du second semestre de 2018 si le projet aboutit. «Ce projet d’acquisition renforcerait significativement le positionnement de Sopra Steria en Allemagne et offrirait de nouvelles opportunités de croissance à la filiale locale», souligne l’entreprise française.