AIG a annoncé hier soir une perte trimestrielle de 6,7 milliards de dollars (5,47 milliards d’euros) en raison d’une charge liée à la récente réforme fiscale adoptée aux Etats-Unis et de l’impact négatif de catastrophes naturelles, notamment des incendies en Californie. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ajusté, est ressorti à 526 millions de dollars au quatrième trimestre, soit 57 cents par action, contre une perte ajustée de 2,8 milliards de dollars (2,72 dollars par action) un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 75 cents par action.
Le fabricant de semi-conducteurs Qualcomm a rejeté hier soir la nouvelle offre de rachat non sollicitée de Broadcom, portée lundi de 70 à 82 dollars par action, en jugeant qu’elle sous-évaluait le groupe américain et ne présentait pas toutes les garanties de succès, mais en proposant une rencontre à son rival pour discuter d’une possible amélioration des conditions de l’offre. L’action Qualcomm progressait en réaction de 1,1%, à 63,4 dollars, dans les échanges électroniques d’après Bourse, tandis que celle de Broadcom avançait de 2,4%.
Rémy Weber, président du directoire de La Banque Postale, a dévoilé hier devant 2.500 collaborateurs du réseau et de La Banque Postale réunis en convention interne, le nom de sa future banque digitale : «Ma French Bank». L’agrément de la nouvelle entité, délivré par la Banque centrale européenne (BCE) a pris effet le 25 janvier dernier. Après une phase de test, dès la fin de l’année 2018, auprès d’un premier cercle de clients et de collaborateurs du groupe, Ma French Bank sera proposée au grand public au printemps 2019.
L’Oréal a publié jeudi des résultats annuels en légère hausse grâce aux performances de ses produits de luxe, dont les ventes explosent auprès de la clientèle chinoise. Le résultat opérationnel a augmenté de 3% à 4,67 milliards d’euros, en ligne avec les attentes, et de 4,4% hors effets de changes, tandis que la marge opérationnelle a gagné 40 points de base à 18% suite à la cession de The Body Shop. Les ventes de la division de produits de luxe (Lancôme, Saint Laurent, Armani ou Kiehl’s) ont grimpé de 10,5% en données comparables et leur rentabilité de 70 points de base à 21,9%. A l’inverse, toutes les autres divisions ont vu leur rentabilité reculer, notamment celle des produits grand public. Pour 2018, le PDG Jean-Paul Agon se dit «confiant» dans la capacité du groupe à faire mieux que le marché mondial des cosmétiques, à réaliser une croissance «significative» en données comparables et à faire progresser la rentabilité.
Thomson Reuters a dégagé au quatrième trimestre un bénéfice supérieur aux attentes malgré un chiffre d’affaires légèrement moins élevé que prévu. La société d’informations financières a fait état hier d’un chiffre d’affaires en hausse de 3% à 2,94 milliards de dollars (2,40 milliards d’euros). Le bénéfice net est tombé à 591 millions de dollars, soit 81 cents par action, contre 2,24 milliards de dollars (3,03 dollars/action) un an plus tôt. Hors exceptionnels, il s’est établi à 60 cents par action. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 58 cents par action sur un chiffre d’affaires de 2,95 milliards de dollars.
Le laboratoire vétérinaire, qui a franchi la barre du milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2017, ne se lancera pas pour autant dans une acquisition majeure.
Le groupe relève son objectif de croissance interne de résultat opérationnel courant pour 2017-2018. Mais les effets changes pèseront davantage que prévu.
Bayer compte vendre son segment semences potagères et octroyer à BASF un droit d’accès exclusif à ses données agricoles numériques afin d’apaiser une Commission européenne qui éprouve quelques soucis relatifs à son OPA sur Monsanto, ont déclaré hier trois sources au fait du dossier. Le chimiste allemand a présenté cette proposition la semaine dernière. Bayer a déjà accepté en octobre de céder pour 5,9 milliards d’euros d’actifs dans les semences et les herbicides à son compatriote BASF. Il avait toutefois dit s’attendre à ce que les autorités de la concurrence en réclament davantage.
L’opérateur de télécoms britannique TalkTalk a conclu un accord avec Infracapital, filiale d’investissement de M&G Prudential, pour créer une société indépendante chargée de construire un réseau de fibre optique devant desservir plus de trois millions de foyers et d’entreprises britanniques. Infracapital apportera 80% du financement et TalkTalk le solde. L’investissement initial sera de 100 millions de livres (114 millions d’euros). Pour financer ce projet, le groupe va devoir abaisser son dividende et il prévoit une augmentation de capital potentielle de 200 millions de livres.
Le groupe publicitaire, sera loin de son objectif initial de 17,3% de marge en 2018, mais il se veut confiant. Il détaillera sa feuille de route le 20 mars.
Twitter a dégagé au quatrième trimestre 2017 le premier bénéfice trimestriel depuis sa cotation en 2013. Le résultat net ressort à 91,1 millions de dollars (74,4 millions d’euros), contre une perte de 167,1 millions de dollars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 731,6 millions de dollars, en hausse de 2% et le nombre d’abonnés du réseau social a augmenté de 4% en un an, à 330 millions d’utilisateurs. Le groupe prévoit à présent d'«être rentable sur l’ensemble de l’année 2018 selon les normes GAAP».
Les juges prud’homaux de Paris ont débouté un ex-chauffeur de la plateforme de VTC qui souhaitait que son travail pour l’application soit reconnu comme salarié et lui ouvre des droits sociaux. Dans un jugement du 29 janvier consulté hier par Reuters, le conseil des prud’hommes estime qu'«il a été démontré qu’aucun contrôle horaire n’est effectué par la société Uber envers les chauffeurs de VTC, et que ces derniers n’ont aucune obligation de présence ou de durée de connexion». Le plaignant «avait également toute liberté pour travailler selon les horaires et les jours qui lui convenaient (...). L’avocate du chauffeur débouté, Aurélie Arnaud, va faire appel.
ALD, la filiale de location automobile longue durée de la Société Générale, a annoncé ce jeudi une hausse de 10,9% de son résultat net part du groupe en 2017, à 567,6 millions d’euros. La croissance de la marge brute des activités est ressortie à 7,1% sur l’ensemble de 2017, à 1,33 milliards d’euros, soutenue par un bond de la flotte de 9,8% supérieur aux objectifs. ALD conforte sa place de leader en Europe.
L’opérateur de télécoms britannique TalkTalk a conclu un accord avec Infracapital, la filiale d’investissement de M&G Prudential, pour créer une société indépendante chargée de construire un réseau de fibre optique devant desservir plus de trois millions de foyers et d’entreprises britanniques. Infracapital apportera 80% du financement et TalkTalk le solde. L’investissement initial sera de 100 millions de livres (114 millions d’euros). «Pour l’avenir, nous voyons une réelle opportunité de continuer à développer notre cœur de métier tout en investissant dans la fibre», a déclaré Charles Dunstone, fondateur et premier actionnaire de TalkTalk.
Twitter a dégagé au quatrième trimestre 2017 le premier bénéfice trimestriel depuis sa cotation en 2013. Le résultat net ressort à 91,1 millions de dollars, contre une perte de 167,1 millions de dollars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 731,6 millions de dollars, en hausse de 2%. Par ailleurs, le nombre d’abonnés du réseau social a augmenté de 4% en un an, à 330 millions d’utilisateurs. Ce chiffre est inchangé par rapport au trimestre précédent. En octobre, Twitter avait indiqué qu’il pouvait réaliser un bénéfice à la faveur d’une réduction des dépenses. Le groupe prévoit à présent d'«être rentable sur l’ensemble de l’année 2018 selon les normes GAAP».
Uber a remporté une victoire importante devant les prud’hommes de Paris. Les juges ont débouté un ex-chauffeur de la plateforme de VTC qui souhaitait que son travail pour l’application soit reconnu comme salarié et lui ouvre à ce titre des droits sociaux. Il réclamait le paiement de congés payés, le remboursement de frais professionnels ainsi qu’une indemnité forfaitaire pour travail dissimulé. Dans un jugement du 29 janvier consulté par Reuters, le conseil des prud’hommes de Paris estime qu'«il a été démontré qu’aucun contrôle horaire n’est effectué par la société Uber envers les chauffeurs de VTC, et que ces derniers n’ont aucune obligation de présence ou de durée de connexion». Le plaignant «avait également toute liberté pour travailler selon les horaires et les jours qui lui convenaient (...). Cette liberté totale dans l’organisation fait déjà obstacle à une reconnaissance d’un contrat de travail». L’avocate du chauffeur débouté, Aurélie Arnaud, a annoncé son intention de faire appel.
Bayer compte vendre son segment semences potagères et octroyer à BASF un droit d’accès exclusif à ses données agricoles numériques afin d’apaiser une Commission européenne qui éprouve quelques soucis relatifs à son OPA sur Monsanto, ont déclaré aujourd’hui trois sources au fait du dossier. Le chimiste allemand a présenté cette proposition la semaine dernière. Bayer a déjà accepté en octobre de céder pour 5,9 milliards d’euros d’actifs dans les semences et les herbicides à son compatriote BASF. Il avait toutefois dit s’attendre à ce que les autorités de la concurrence en réclament davantage.
Si Hermès International a enregistré un ralentissement de sa croissance au quatrième trimestre, avec une hausse de 4,6% de ses ventes à changes constants contre 8,6% sur l’ensemble de l’année 2017, il estime que sa marge opérationnelle 2017 sera proche du record de 34,3% du premier semestre grâce aux effets positifs des couvertures de change et la très bonne productivité des sites de production.
A l’occasion de ses résultats semestriels, Pernod Ricard a relevé ce matin son objectif de croissance du résultat opérationnel courant (ROC) 2017/2018 et table désormais sur une progression de 4% à 6%, après +5,7% au premier semestre et au lieu d’une fourchette initiale de 3% à 5%. Sur les six premiers mois de son exercice, le groupe de spiritueux a bénéficié du dynamisme de toutes ses catégories de produits et de l’Asie. Toutefois, Pernod Ricard prévient le marché que les changes pèseront sur son ROC publié. Il table sur un effet négatif de 180 millions d’euros sur le ROC de l’exercice (83 millions au premier semestre) contre 125 millions prévus initialement.
Plus forte hausse du CAC 40 en fin de matinée, l’action Publicis gagne 5,10% à 58,58 euros. Le groupe de publicité a vu ses ventes se redresser au quatrième trimestre grâce à une activité dynamique aux Etats-Unis. La croissance organique du chiffre d’affaires a atteint 2,2%, compensant un mauvais début d’année. Pour l’exercice 2017, la croissance organique ressort à 0,8%, avec un revenu total de 9,69 milliards d’euros.
Legrand a annoncé ce matin qu’il scindait avec effet immédiat la fonction de président-directeur général et qu’il confiait la direction générale du groupe à Benoît Coquart, jusqu’ici directeur pour la France. Gilles Schnepp, PDG depuis le retour de Legrand en Bourse en 2006, a été quant à lui renouvelé dans ses fonctions de président du conseil d’administration du spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment. «Les missions à la fois du directeur général et du président, qui étaient rassemblées sur une même tête, ont beaucoup crû. L’alourdissement de ces missions [...] justifiait aujourd’hui de choisir la dissociation des fonctions, en ligne avec les meilleures pratiques de marché», a justifié Gilles Schnepp en conférence téléphonique.
Total a profité de la remonté des prix du pétrole en 2017. Le bénéfice net ajusté du groupe pétrolier a bondi de 19% au quatrième trimestre, à 2,872 milliards de dollars, avec une marge brute d’autofinancement de 5,95 milliards (+25%). Sa production d’hydrocarbures a progressé de 6% à 2,613 millions de barils par jour, principalement grâce au démarrage et à la montée en puissance de ses nouveaux projets. Pour l’ensemble de l’année, le bénéfice net ajusté, calculé au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors effet des variations de juste valeur, a progressé de 28% à 10,6 milliards de dollars. Le consensus des analystes interrogés par FactSet tablaient sur un résultat net ajusté de 10,39 milliards de dollars.
Cela tombe à pic pour BNP Paribas qui développe Compte-Nickel sans intention de l’intégrer : la Confédération des buralistes a signé avec le gouvernement un protocole d’accord sur la transformation de son réseau. Objectif : passer du modèle de débitant de tabac à celui de « nouveau commerçant de proximité ». Car il s’agit de compenser le manque à gagner prévisible lorsque le paquet de cigarettes coûtera 10 euros. Rentable depuis le dernier trimestre 2017, doté de 810.000 clients, Compte-Nickel vise 10.000 buralistes pour sa distribution et 2 millions de clients en 2020.
Le gouvernement s’est déclaré favorable à l’ouverture des concessions hydroélectriques à la concurrence lors d’une réunion tenue hier à Matignon en présence des syndicats, a appris hier Reuters auprès des organisations représentatives. L’exécutif entendrait répondre à une mise en demeure que Bruxelles a adressée en octobre 2015 à la France, accusée d’avoir conforté la position dominante d’EDF dans ce domaine. Actuellement, les concessions sont exploitées à 80% environ par EDF et à 15% par Engie. L’hydroélectricité est la deuxième source de production électrique derrière le nucléaire et la première source renouvelable en France.
Le groupe de BTP et de concessions a annoncé hier un chiffre d’affaires annuel de 40,2 milliards d’euros (+5,7%) et un bénéfice net de 2,7 milliards (+15,2% hors effets fiscaux non courants). Il propose un dividende de 2,45 euros par action au titre de 2017, en hausse de 16,7% d’un an sur l’autre. Ces chiffres sont supérieurs au consensus Thomson Reuters qui donnait respectivement 40,13 milliards, 2,66 milliards et 2,33 euros. Vinci reste confiant pour 2018 malgré un ralentissement en vue du trafic autoroutier et aéroportuaire. Il s’attend à une nouvelle progression dans les concessions et à une poursuite de la dynamique dans la construction, grâce notamment au Grand Paris. Le groupe négocie avec le gouvernement une compensation pour l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont il avait décroché le contrat. Il est intéressé par une montée au capital d’ADP si l’Etat décide de privatiser l’opérateur des aéroports parisiens.
Le Crédit Agricole d’Ile-de-France a annoncé hier soir un produit net bancaire en croissance de 3,1% à 971 millions d’euros pour son exercice 2017, tandis que son résultat net, part du groupe, a progressé de 2,4% à 256,1 millions. Il a conquis 90.000 nouveaux clients particuliers et 12.000 nouveaux clients professionnels. Ses encours de crédit et de collecte ont augmenté de respectivement 14,9% et 6% sur un an. Il a en outre signé 60.000 nouveaux contrats d’assurance IARD.
Un tribunal de Milan a rejeté hier une demande de Parmalat qui réclamait à Citigroup une indemnisation de 1,8 milliard d’euros dans le cadre de la faillite du groupe laitier italien en 2003. Cette action civile avait été initiée par Parmalat en juin 2015. Citigroup a déclaré que le tribunal avait jugé que la demande faisait double emploi avec celle qui avait été présentée en 2008 devant un tribunal du New Jersey et qui avait été jugée sans fondement. Parmalat, aujourd’hui propriété de Lactalis, a annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal de Milan.