« Rester en adéquation avec les besoins des entreprises »
Sylvain Lamblot, directeur du développement et des partenariats de Télécom Paris
Quelles sont les vertus des chaires pour une école comme la vôtre ?
Elles nous permettent d’abord de rester en adéquation avec les besoins des entreprises. Nous devons en effet nous assurer en permanence que nos ingénieurs, mastères et doctorants restent en phase avec le marché de recrutement. Les chaires constituent également un outil précieux pour faire évoluer notre pédagogie en proposant à nos étudiants des études de cas sur des problématiques rencontrées par les banques et les assurances.
Quels sont les bénéfices pour vos étudiants ?
Lorsqu’ils arrivent chez nous après deux ans de « prépas », la plupart n’ont aucune idée de ce qu’ils feront à la sortie de l’école. Les chaires leur permettent de découvrir concrètement les métiers du big data, de l’intelligence artificielle ou de la cyber-sécurité dans des environnements très différents, les missions d’un data scientist dans une banque, chez Airbus ou chez Google n’ayant pas grand-chose à voir.
Ces chaires ont-elles un impact sur les choix de carrière de vos étudiants ?
Pour beaucoup, elles se traduisent par des choix de stage ou de premier emploi dans des entreprises qu’ils ne connaissaient pas en entrant à l’école. A la fin d’une intervention d’un expert de BPCE ou de La Banque Postale, il y a toujours deux ou trois étudiants qui vont le voir pour lui expliquer que les problématiques traitées par sa banque les intéressent, et qu’ils aimeraient postuler pour un stage ou un premier emploi.
Plus d'articles du même thème
-
Le marché du travail américain ne plaide pas pour deux hausses de taux
Malgré un redémarrage des créations d’emplois en mars-avril-mai, le marché du travail ne se tend pas pour autant, indique une note d’Oxford Economics. La progression des salaires nominaux a un effet neutre, voire légèrement désinflationniste. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Fed devrait s’abstenir de relever ses taux cette année. -
Oracle suscite des questions sur son pivot vers l’IA
L’éditeur de logiciels professionnels, qui s'est diversifié vers la location de serveurs, a supprimé 21.000 postes en 12 mois. Dans le même temps, il investit lourdement dans la construction de datacenters dédiés à l’IA. -
Bernie Sanders veut taxer les géants de l'IA pour créer un fonds souverain de 7.000 milliards de dollars
Le sénateur indépendant du Vermont a déposé un texte de loi instaurant une taxe ponctuelle de 50 % en actions sur les grandes entreprises d'intelligence artificielle. Il deviendrait potentiellement le plus grand fonds souverain au monde. L'idée promeut un partage de la richesse alors que les éditeurs eux-mêmes anticipent des destructions d'emplois à cause de leur technologie.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Affaire Lyhanna : la femme de Jérôme Barella a dénoncé un viol conjugal pendant son audition
Auditionnée dans le cadre d’investigations à la suite de plaintes pour viols sur mineures visant Jérôme Barella, sa femme a dénoncé des faits de viol commis par son mari -
Canicule : malgré la baisse de la chaleur, les effets sanitaires « restent devant nous », prévient l'exécutif
Dans les hôpitaux, « un plateau haut va s’installer pendant plusieurs jours, par effet de latence sanitaire (déshydratation, décompensations, hospitalisations différées) », constatent les services du Premier ministre, samedi 27 juin. On compte 37 départements en vigilance rouge canicule ce jour, soit moins qu’hier -
IA : Washington réautorise un accès limité au modèle Mythos d'Anthropic
Il y a deux semaines, Howard Lutnick, ministre américain du Commerce, avait demandé à Anthropic de cesser l’accès à deux modèles de pointe. Ce pour des raisons de sécurité nationale à la suite de la détection de failles