Maël Guilbaud-Nanhou a été nommé secrétaire général de l’Autorité de la concurrence, à compter du 1er janvier 2019, par décision d’Isabelle de Silva, sa présidente. Il succède à Isabelle Sévajols, rapporteure permanente des services d’instruction de l’Autorité de la concurrence depuis le 1er décembre. Titulaire d’un Master 2 de droit public à l’université Paris I (Panthéon-Sorbonne), Maël Guilbaud-Nanhou est admis à l’Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ) de Paris II (Panthéon-Assas) puis à l’Institut Régional d’Administration (IRA) de Nantes. Il débute sa carrière en 2007 au secrétariat général du ministère de la Culture comme responsable du contrôle interne financier. Depuis janvier 2015, il était secrétaire général de la Direction des transports et de la protection du public (DTPP) de la Direction départementale de la Protection des populations (DDPP), à la Préfecture de Police (Ministère de l’Intérieur).
L’investisseur activiste FrontFour demande la réunion d’un conseil extraordinaire pour remplacer trois des huit membres du conseil d’administration de l’agence de publicité MDC Partners, affirme le Wall Street Journal, qui cite des sources proches. FrontFour veut remplacer Scott Kaufmann, Irwin Simon et Clare Copeland par Kristen O’Hara, récemment à la tête des ventes américaines de Snap, David Moran, cofondateur de la société de conseil en stratégie de marque Deep Relevance Partners, ainsi que Stephen Loukas, associé chez FrontFour. FrontFour possédait 5,23% des parts de MDC Partners fin novembre 2018.
Après les 13 morts de 2017, l’aviation civile a compté plus de 500 victimes dans le monde en 2018, selon la firme de conseil To70 et le collecteur de données Aviation Safety Network. Le taux d’accidents mortels dans l’aviation civile n’a cessé de baisser depuis 20 ans dans le monde. En 2005, le nombre de décès était encore de 1.015. Malgré la hausse de la mortalité, 2018 reste la troisième année la plus sûre en termes d’accidents mortels et la neuvième plus sûre en termes de décès.
Les banques centrales de la zone euro cesseront, à partir du 27 janvier, d'émettre des billets de 500 euros, considérés comme facilitant les activités illégales. Cela concernera 17 des 19 banques centrales nationales, la Banque fédérale d’Allemagne et la Banque nationale d’Autriche continuant d'émettre cette coupure jusqu’au 26 avril inclus. Les coupures en circulation resteront «légales et pourront (...) être utilisées comme moyens de paiement», a précisé la BCE. Elles garderont de manière permanente leur valeur, et pourront être échangées sans limite de temps. Elles représentent à peine 2,4% du nombre de billets en euros en circulation, mais 20% de leur valeur cumulée, soit environ 261 milliards d’euros, selon la BCE.
Au 12e jour d’un «shutdown» qui paralyse partiellement l’administration américaine, Donald Trump s’est montré inflexible sur le mur qu’il veut édifier à la frontière du Mexique, moyennant 5,6 milliards de dollars, assurant que le blocage budgétaire pourrait durer. «Cela pourrait durer longtemps», a-t-il ajouté, laissant entendre qu’il pensait être en train de gagner la bataille de l’opinion publique. A la veille de la mise en place du nouveau Congrès, où les démocrates contrôleront désormais la Chambre des représentants, les négociations sur la loi budgétaire sont à l’arrêt, les deux camps se renvoyant la balle.
A l’occasion de la publication d’une lettre d’information destinée à ses affiliés, la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) donne de nouvelles pistes d’amélioration de la réforme systémique des retraites menée par Jean-Paul Delevoye. Le président de la caisse, le Docteur Thierry Lardenois, pointe notamment du doigt les disparités entre les 42 régimes censés fusionner à l’application de la réforme. «C’est pourquoi nous demandons avec insistance une étude actuarielle, circonstanciée, et paramétrique de la réforme, sous le contrôle de la Cour des comptes et d’actuaires indépendants, préalablement à sa mise en place», explique-t-il. Et d’ajouter : «La CARMF est en capacité de le faire pour son compte et de présenter de façon précise et transparente tous les éléments de son équilibre financier futur». A ce jour, la CARMF est la seule caisse qui réponde à tous les critères du régime universel, dans la mesure où les régimes fonctionnent en points, la retraite peut y être prise à 62 ans, le rendement est de 5 %, et les cotisations sont «supportables pour ses cotisants». Cet élément a d’ailleurs été confirmé par le Haut-Commissaire à la réforme des retraite lors de sa participation au colloque organisé par la CARMF le 26 octobre dernier. La caisse de retraite dispose de réserves à hauteur de 7 milliards d’euros, dont 5,7 milliards d’euros au titre du régime complémentaire. Cela représente environ 5 ans et 3 mois de prestations de retraite 2017. AB.
Le régulateur néerlandais De Nederlandsche Bank (DNB, la Banque des Pays-Bas) peut désormais infliger des amendes de plus d’un demi-million d’euros aux fonds de pension s’ils ne respectent pas le principe de personne prudente ou s’ils ne se conforment pas aux exigences de la direction, relate l’IPE. À la demande du régulateur, le ministre des Affaires sociales, Wouter Koolmees, a décidé que le montant des amendes passerait de 10 000 euros à un «montant de base» de 500 000 euros à compter de 2019. Selon DNB, le maximum de 10 000 euros était trop bas compte tenu de l’importance des enjeux, et ce montant peu élevé laissait entendre que la violation de ces principes était sans gravité. Une amende de 500 000 euros était déjà applicable en cas de communication tardive des chiffres trimestriels, bien que le fonds de pension du secteur des médias et de la création (PNO Media) et le plan de pension des salariés d’Alcatel Lucent n’aient en réalité écopé que d’amendes respectives de 5 000 et 22 500 euros pour ces infractions. Le régulateur a le pouvoir discrétionnaire d’augmenter ou de diminuer les amendes de 50% en fonction de la gravité de la violation et peut également les doubler en cas d’infraction répétée. Toutefois, si des amendes sont susceptibles d’affecter négativement les membres d’un fonds de pension, la DNB peut réduire le montant de 75%, voire renoncer totalement à la sanction si la situation financière d’un régime est particulièrement faible. AB.
Les sociétés de private equity, connues pour acheter et vendre des sociétés, aimeraient détenir plus longtemps leurs acquisitions. Blackstone, Carlyle Group, CVC Capital Partners et d’autres ont lancé ces dernières années des fonds qui peuvent détenir des sociétés pendant 15 ans ou plus, rapporte le Wall Street Journal. Carlyle et CVC sont de retour sur le marché et lèvent de nouveaux fonds de long terme et d’autres les imitent. KKR annonce avoir levé 5,5 milliards de dollars auprès de quelques grands investisseurs pour faire des opérations sur le plus long terme. Pendant ce temps, des sociétés comme BlackRock, qui n’a pas une activité importante de private equity, a évité la structure de fonds traditionnelle pour lancer des véhicules qui peuvent détenir des actifs indéfiniment. Traditionnellement, une société de private equity détient des sociétés pendant environ cinq ans. Les dirigeants du secteur estiment que cette période de temps limitée peut les obliger à vendre au mauvais moment.
Selon les données de l’association espagnole de la gestion d’actifs Inverco, les encours desfonds d’investissement espagnols s'élevaient à 258,9milliardsd’euros fin décembre 2018, ce qui représente une baisse de 4,2 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2017. Le mois de décembre 2018a été particulièrement chahuté pour les fonds d’investissements espagnols qui ont vu leurs actifs fondre de 6,2 milliardsd’euros (-2,4% par rapport à novembre 2018). Les fonds investis enactions internationales et en actions espagnoles, dont les encours ont chuté de 7,1% et 7,2%respectivement, ont été particulièrement touchés. Côté collecte, les fonds espagnols se sont retrouvés en territoire négatif pour le quatrième mois consécutif en décembre, avec une décollectede 1,4 milliard d’euros. Sur les quatre derniers mois de 2018, les investisseurs ont sorti près de 2,99 milliards d’euros des fonds espagnols. Néanmoins la collecte reste positive sur l’année avec 9,2 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrées.
La société de capital-investissement EQT a annoncé ce 2 janvier qu’elle relevaitson offre sur le groupe pharmaceutique suédois Karo Pharma à 6,15 milliards de couronnes suédoises (plus de 600 millions d’euros), évoquantla performance du marché boursier depuis son offre initiale il y a deux mois.L’offre révisée faite par l’intermédiaire du fonds EQT VIII offre aux actionnaires 38 couronnes, soit une prime de 29% à la clôture des actions le 26 octobre, dernier jour de bourse avant l’offre initiale de 36,90 couronnes par action. Per Franzen, associé chez EQT Partners et conseiller en investissement chez EQT VIII, s’est montréoptimiste sur cette nouvelle proposition."Nous espérons maintenant que les actionnaires restant partagent notre point de vue sur l’attrait de cette offre révisée, compte tenu également de l'évolution du marché boursier depuis l’annonce de l’offre initiale fin octobre 2018", a-t-il déclaré. Entre fin octobre et la dernière séance de 2018, l’indice OMXSPI de la bourse de Stockholm a perdu 3,94% et l’indice MSCI Europe 4,01%. Karo Pharma a indiquédans un communiqué séparéque son conseil d’administration avait recommandé à l’unanimité l’offre révisée.L’offre initiale avait également été recommandée par le conseil d’administration de Karo Pharma, composé du président Anders Lonner et du membre du conseil d’administration Per-Anders Johansson, qui détenaient ensemble 13,6% des actions de la société. La période d’acceptation, qui devait se terminer le 4 janvier, devrait durer jusqu’au 17 janvier.
Le quotidien économique belge L’Echo relève que 2018 a été une année difficile pour les fonds d'épargne-pension, qui participent à la constitution de réserves de pension individuelles en Belgique (troisième pilier). Lesfonds d'épargne-pensionont enregistré une baisse de 9,1% en moyenne sur l’année passée selon le journal qui ajoute que les fonds plus défensifs ont été moins touchés (-6% en moyenne) que les produits plus dynamiques (-10,4%). A fin juin 2018,l’association belge de la gestion d’actifs (Beama) recensait 21 fonds d'épargne-pension, gérant environ 19,7 milliards d’euros. Près de 1,6 milliardd'épargnants étaient comptabilisés dans cette catégorie de fonds au 30 juin 2018.
Le conseil d’administration de l'opérateur norvégien sort de sa torpeur alors qu’Euronext s’est déjà assuré du soutien d’une majorité des actionnaires.
Le parti de la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a remporté les élections législatives avec une majorité écrasante, selon la Commission électorale lundi matin. Agée de 71 ans, Sheikh Hasina va entamer un troisième mandat à la tête du gouvernement. La coalition dirigée par le parti de la cheffe du gouvernement, la Ligue Awami, a remporté 287 sur 298 sièges. L’opposition a rejeté les résultats de l'élection, estimant le scrutin entaché de fraude, et a demandé la tenue d’un nouveau vote supervisé par une administration neutre.
L’inflation annuelle a ralenti sensiblement en Allemagne en décembre. Les prix de détail, harmonisés aux normes européennes, ont augmenté de 1,7% annuellement en décembre - repassant en deçà de l’objectif de la BCE (un petit peu moins de 2%) - après une hausse de 2,2% en novembre, a annoncé l’Office fédéral de la statistique, dont les chiffres sont encore provisoires. Les économistes anticipaient un taux d’inflation de 1,9%. Ce ralentissement de l’inflation s’explique en particulier par un ralentissement marqué des prix de l'énergie.
La part du dollar dans les réserves de changes enregistrée auprès du Fonds monétaire international est tombée au troisième trimestre au plus bas depuis 5 ans. Les réserves détenues par les banques centrales s'élèvent à 10.710 milliards de dollars au troisième trimestre, contre 10.510 milliards au trimestre précédent. Celles détenues en dollars ont atteint 6.630 milliards, soit 61,94% du total - au plus bas depuis la part de 61,27% du quatrième trimestre 2013 - contre 62,4% du total au deuxième trimestre. L’euro arrive en deuxième position avec une part de 20,48% des réserves de changes, son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2014, contre 20,25% au trimestre précédent.
Dell Technologies a fait son retour en Bourse vendredi, cinq ans après son rachat par son fondateur, Michael Dell, avec l’aide de Silver Lake pour ce qui reste comme le plus important LBO de l’histoire. Pour son retour sur le Nyse, le fabricant d’ordinateurs n’a pas eu recours à la procédure classique d’introduction en Bourse. Dell a obtenu début décembre le feu vert des actionnaires pour le rachat des actions de la société DVMT reflétant sa participation dans l'éditeur de logiciels VMWare, ouvrant ainsi la voie à son retour en Bourse. Ce rachat s’est fait via un montage complexe de 24 milliards de dollars en numéraire et en actions. L’action Dell affichait une valeur de 45,43 dollars en clôture. Dell a réalisé un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 10 milliards de dollars et un chiffre d’affaires de 89,6 milliards de dollars au cours des 12 derniers mois.
Wells Fargo a accepté de verser une amende d’environ 575 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites engagées dans une affaire de comptes fictifs et de frais excessifs prélevés sur ses crédits hypothécaires et automobiles. A la fin du troisième trimestre, la banque avait provisionné 400 millions de dollars pour ce dossier. Une nouvelle charge sera passée au quatrième trimestre pour couvrir le solde de 175 millions de dollars. Cet accord requiert l’aval de la justice américaine, mais marque l’aboutissement des enquêtes menées par les différents Etats américains sur les pratiques commerciales de Wells Fargo. Il est le dernier règlement d’une longue série pour la banque depuis la révélation il y a deux ans de ces pratiques, qui ont conduit ses salariés à ouvrir de très nombreux comptes fictifs - peut-être des millions - sans que les clients en soient informés. Il porte à plus de 2 milliards de dollars les sommes que Wells Fargo devra verser au titre des scandales révélés depuis deux ans.
Emmanuel Macron a appelé lundi soir, lors de ses voeux pour 2019, les Français à accepter «la réalité» après une fin d’année marquée par des manifestations sans précédent en faveur du pouvoir d’achat. Debout dans son bureau, dans une allocution télévisée de 16 minutes enregistrée à l’Elysée, il a assuré que les réformes se poursuivraient parallèlement aux mesures annoncées le 10 décembre en faveur du pouvoir d’achat, et chiffrées à 10 milliards d’euros. Elles auront trois priorités, le changement des «règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace, et notre système de retraites pour le rendre plus juste».
Le marché automobile français a connu en 2018 une quatrième année de hausse d’affilée, malgré un mois de décembre marqué par une baisse de 14,47% en données brutes, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles(CCFA). En septembre, octobre et novembre, le marché avait rechuté respectivement d’environ 13%, 1,5% et 5%, après un bond d’environ 40% en août. Les nouvelles normes d’homologation WLTP ont faussé l’an dernier le cycle traditionnel des ventes. Le marché automobile français a affiché une progression de 2,97% sur l’année 2018, après 4,7% en 2017. Les immatriculations du groupe PSA étaient en progression de 13,36% sur l’année, et celles de Renault de +2,48%.
La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, 69 ans, a esquissé lundi une candidature à la présidentielle américaine de 2020. Evoquant une classe moyenne «attaquée» par «les milliardaires et les grandes entreprises» qui ont «enrôlé des hommes politiques pour obtenir une plus grosse part» du gâteau, dans un message résolument à gauche, proche de celui de Bernie Sanders, l’ancienne professeure de droit à Harvard a annoncé sur Twitter le lancement d’un «comité de soutien». Elle plaide pour le contrôle des banques et de Wall Street, un système de santé universel, un salaire minimum plus élevé et la défense du climat. Elle siège notamment à la commission en charge des affaires bancaires.
Le rapport s'inscrit dans le cadre de la traditionnelle évaluation par l’Inspection générale des affaires sociales de la Convention d'objectifs et de gestion arrivant à échéance (établie pour la période 2014-2017) et propose des pistes pour son renouvellement.
Generali Real Estate a annoncé avoir finalisé, pour le compte de deux entités du groupe Generali, l’acquisition d’un portefeuille de 53 magasins Monoprix pour environ 600 millions d’euros. Cette acquisition porte le montant des actifs sous gestion de Generali Real Estate à 9,5 milliards d’euros en France et 30 milliards d’euros dans le monde. Avec cette opération, Generali Real Estate espère «renforcer et diversifier sa présence en France, avec ces nouveaux actifs offrant des revenus stables à long terme et une bonne diversification géographique dans des localisations ‘prime’», le portefeuille acquis se répartissant pour 47% à Paris, 27% en région parisienne, et 26% dans d’autres villes. La transaction a été sécurisée par Société Générale, Crédit Agricole CIB et Natixis, tandis que PwC, Catella, Workman Turnbull, DLA PIPER, De Pardieu Brocas Maffei A.A.R.P.I et Etude Oudot ont agi comme conseils auprès de Generali. AB.
Après deux mois consécutifs de décollecte, le Livret A a renouéavec une collecte positive en novembre, pour un montant 670 millions d’euros, après des sorties nettes de 410 millions d’euros en septembre et de 2,06 milliards d’euros en octobre, selon les données communiquées par la Caisse de dépôts. La collecte cumulée avec celle du Livret de Développement Durable et solidaire (LDDS) s’élève ainsi à 770 millions d’euros. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte du Livret A et du LDDS s’élève en cumulé à 10,98 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 386,9 milliards d’euros à fin novembre, dont 281,2 milliards d’euros pour le seul Livret A.
Dans un marché plus volatil que jamais, l’aversion au risque a encore une fois guidé l’attitude des investisseurs qui ont parqué leurs capitaux dans les fonds monétaires pour un montant de 22,6 milliards de dollars.