Les régimes de retraite complémentaire gérés par les partenaires sociaux, Agirc (cadres) et Arrco (salariés), fusionnent au 1er janvier 2019 en un seul régime, le régime Agirc-Arrco, préfigurant peut-être la future réforme universelle des retraites. Régime de retraite obligatoire par répartition pour tous les salariés du secteur privé, il fonctionne par points. Chaque année, les cotisations sont transformées en points de retraite qui alimentent un compte ouvert au nom de chaque salarié. Les salariés se constituent ainsi des droits futurs à retraite. Pour connaître le montant de sa retraite, il faut multiplier le nombre de points par la valeur de ce point fixée tous les ans. Dans le régime unifié, la valeur du point correspondra à celle du point Arrco. La fusion n’aura d’incidence que pour les cadres qui ont acquis des points Agirc, ceux-ci seront tous convertis en points Agirc-Arrco avec «la garantie d’une stricte équivalence des droits, en allant jusqu'à 9 chiffres après la virgule», s’est engagé François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco. En outre, au 1er janvier 2019, les cotisations évoluent avec un taux d’appel porté de 125 % à 127 %. Enfin, pour prendre une retraite à taux plein, il faudra travailler un an de plus pour ne pas subir une décote de 10% sur la pension pendant trois ans, pour les personnes née à compter du 1er janvier 1957, et qui remplissent pourtant les conditions pour bénéficier de leur retraite de base à taux plein après le 1er janvier 2019. En décalant l'âge de départ de deux ans, les salariés bénéficieront d’une surcote de 10 %, en décalant de trois ans, d’une surcote de 20% et en décalant de quatre ans, d’une surcote de 30%. Les retraités totalement exonérés de la CSG sont également exonérées de la minoration temporaire sous certaines conditions. Les retraités qui payent la CSG à un taux réduit sont partiellement exonérés de la minoration temporaire. Pour ces retraités, le taux est de 5 % au lieu de 10 %.