Le PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a réclamé jeudi une réforme rapide de la réglementation en vigueur en matière de crédit immobilier, qu’il accuse de freiner la croissance de l'économie. Dans sa lettre annuelle aux actionnaires du groupe bancaire, Jamie Dimon écrit que l’implication de multiples organes de régulation et les interventions politiques de plus en plus fréquentes rendaient difficile la mise en place de réformes indispensables dans le domaine des crédits hypothécaires.
Blackstone Group, plus grand gestionnaire d’actifs alternatifs du monde, a levé plus de 22 milliards de dollars (19,5 milliards d’euros) pour son dernier fonds spéculatif, en lice pour être le plus important fonds jamais mis en place dans le secteur du capital-investissement, a appris Reuters mercredi d’une source au fait du dossier. Blackstone, basé à New York et dirigé par son cofondateur Stephen Schwarzman, pense boucler dans le courant de cette année la collecte pour ce qui sera son huitième fonds spéculatif, a précisé la source qui a requis l’anonymat. Blackstone n’a pas fixé d’objectif pour cette collecte mais prévoit qu’elle dépassera le record établi par Apollo Global Management avec un fonds d’une valeur de 24,6 milliards de dollars, a ajouté la source. Une porte-parole de Blackstone n’a pas souhaité faire de commentaire sur la levée de fonds, rapportée précédemment par Bloomberg News. Blackstone a pour objectif d’atteindre 1.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion d’ici 2026. A la fin 2018, le total de ses actifs gérés s'élevait à 472,2 milliards de dollars.
Blackstone Group LP, the world largest alternative asset manager, has raised over $22bn for its latest buyout fund, setting it on course to be the private equity industry’s biggest ever, a person familiar with the matter said to Reuters on Wednesday. New York-based Blackstone, led by co-founder Stephen Schwarzman, expects to conclude the fundraising for what will be its eighth buyout fund later this year, said the source, requesting anonymity as the details are confidential. Blackstone has not set a fundraising target, but it anticipates the buyout fund will overtake Apollo Global Management’s $24.6bn fund as the largest ever, the source added. Blackstone President Jon Gray had said in January the firm expected the fund to exceed $20bn in size. A Blackstone spokeswoman declined to comment on the progress of the fundraising, which was reported earlier by Bloomberg News. Blackstone has a target of reaching $1trnin assets under management by 2026. At the end of 2018, it had $472.2bn in total assets under management.
C’est un euphémisme de dire que Tradeweb suscite l’intérêt des investisseurs. La plate-forme américaine de négociation d’obligations et de produits dérivés a annoncé jeudi dans un communiqué avoir fixé à 27 dollars par titre le prix auquel elle cédera 40 millions d’actions dans le cadre de son introduction en Bourse (IPO). Tradeweb lèvera ainsi 1,1 milliard de dollars (979 millions d’euros) et la totalité de son capital sera valorisé 6 milliards de dollars environ. La société projetait initialement de s’introduire sur la Bourse de New York à un prix situé entre 24 et 26 dollars par action, et de mettre sur le marché 27,3 millions de titres.
Le comité de politique monétaire de la Reserve Bank of India (RBI) a réduit le taux de refinancement de référence d’un quart de point, pour le ramener à un niveau de 6,00%, ce matin à l’issue de sa réunion, comme attendu par 57 des 67 économistes et analystes interrogés par Reuters. Le taux reverse repo a quant à lui été ramené à 5,75%, à une semaine d'élections cruciales pour l’avenir politique du Premier ministre, Narendra Modi. Ces décisions ont été approuvées par quatre des six membres du comité, les deux autres votant pour le statu quo.
L’intervention du super ministre des Finances brésilien, Paulo Guedes, venu défendre le vaste projet de réforme des retraites devant le Comité du Parlement afin d’obtenir la majorité nécessaire, a suscité un soulèvement de la part des députés de l’opposition, qui ont indiqué que même le président Jair Bolsonaro n’était pas favorable au projet actuel.
Soutenu en minoritaire par Activa Capital, Ardian Growth et Société Générale Capital Partenaires depuis deux ans, HR Path poursuit son ascension en remaniant son actionnariat. Le spécialiste du déploiement de progiciels intégrés dans le domaine des ressources humaines a offert une porte de sortie à ses partenaires financiers historiques en s’ouvrant à Andera Partners – lequel a déployé près de 30 M€ à travers son nouveau fonds Winch Capital 4, doté de 450 M€ depuis fin 2018. L’ex-EdRIP aurait ici devancé Capzanine et ICG dans le cadre de cet OBO, selon des informations de Capital Finance. Toujours contrôlé par ses dirigeants-fondateurs François Boulet et Cyril Courtin, HR Path a aussi profité de ce réajustement pour faire grimper au capital une quinzaine de managers. HR Path est à ce jour le principal intégrateur de Cegid, Oracle Cloud for HCM, SAP SuccessFactors Workday, HR Access, Sage et Talentsoft. D’ici cinq ans, il compte doubler sa taille pour côtoyer la barre des 200 M€ de chiffre d’affaires.
Mentaliste israélo-britannique, Uri Geller pense pouvoir tordre autre chose que des cuillères par la puissance de son esprit. Dans une vidéo, il a proposé d’entrer dans l’esprit de Theresa May tous les jours à 11h11 et 23h23 pour tenter de la convaincre d’organiser un nouveau référendum. « Je ne suis pas un gourou ou un prophète, je suis juste un être humain doté de dons paranormaux qui essaye d’apporter son aide », s’est justifié le télépathe.
Ces citoyens turcs ne font pas la queue pour aller voter aux élections municipales du 31 mars. Ils attendent patiemment leur tour pour avoir le droit d’acheter quelques kilos de légumes à prix réduit, fixé par Ankara. Ces magasins d’Etat ont fait leur apparition quelques semaines avant le scrutin, sous la bannière « combat total contre l’inflation », alors que la flambée des prix dégarnit le panier de la ménagère : en un an, le prix des aubergines a presque doublé et celui des concombres a pris 50 %. Peine perdue, le président Erdogan n’a pu éviter à son parti, l’AKP, la perte d’Istanbul et d’Ankara. Et même si l’inflation est retombée sous les 20 % en mars, la fonte des réserves de change et la volatilité de la livre turque promettent au consommateur d’autres longues files d’attente.
Nicolas Chéron, responsable de la recherche marchés pour Binck.fr (Vidéo tournée le 25/03/2019). Le retour de la fragilité des marchés est une évolution structurelle. En fin d’année 2018, les marchés étaient fragilisés et, de nouveau, depuis quelques séances, ils sont fragilisés. Nous vivons une sorte de retour à la réalité. C’est la période entre Noël et la semaine du 18 mars qui a été particulière. Ce qui a permis aux marchés de se redresser aussi fort et aussi vite depuis trois mois, ce sont des mouvements techniques. Il y a eu quatre facteurs. Le premier, ce sont les banques centrales. Quand la BCE explique qu’elle dispose de tous les outils et qu’elle est prête à reprendre le TLTRO, que la Banque de Chine injecte dans des quantités astronomiques dans ses marchés et que la Fed fait volte-face sur sa stratégie en prévoyant trois hausses fin 2018 et aucune début 2019, alors la situation est très particulière.
Mathias Burghardt, membre du comité exécutif et responsable d’Ardian Infrastructure, revient sur la levée de 6,1 milliards d’euros pour son cinquième fonds.
C’est le niveau du swap d’inflation 5 ans dans 5 ans en zone euro. Il était encore à 1,7 % en novembre. Le « 5 ans dans 5 ans » s’est nettement contracté ces derniers mois, revenant à un plus-bas de plus de deux ans, en réaction aux discours plus prudents des responsables de la Banque centrale européenne et à une inflation en berne. La hausse des prix a été de 1,4 % en mars. La BCE vient de revoir en baisse sa prévision à 1,2 % pour 2019. A l’automne 2016, le risque de déflation constituait la principale crainte des investisseurs.
CERTIFICATIONS. Trois mois après l’entrée en vigueur du règlement européen sur la titrisation simple, transparente et standardisée (STS), une première opération d’ABS auto labellisée a été placée par Volkswagen, qui en a même relevé la taille de 720 à 960 millions d’euros. Un succès alors que l’industrie attend toujours la publication des standards techniques, ce qui a bloqué le marché de la titrisation en Europe depuis janvier. Un premier obstacle a été levé par la reconnaissance des certificateurs SVI, en Allemagne, et PCS, au Royaume-Uni, voire en France en cas de hard Brexit. Le Crédit immobilier de France (CIF) a aussi placé, avec l’aide de BNP Paribas et CA CIB, 1,1 milliard pour le RMBS Private Harmony French Home Loans sur des prêts résidentiels anciens : ce serait en fait la première titrisation labellisée STS, selon le site de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma). Un autre RMBS (STS) a été annoncé par le néerlandais Obvion.
Tandis que les étudiants de Financia Business School vont « vivre une journée dans la peau d’un trader », le 5 avril, des décideurs en ressources humaines vont pouvoir, les 3 et 4 avril, « co-construire un fonds virtuel leur permettant ainsi de comprendre de l’intérieur les mécanismes de la gestion de fonds ». HSBC Global Asset Management lance ainsi CréaFonds, le premier hackathon de l’épargne salariale. De quoi séduire des prospects.
Le gouvernement autrichien a détaillé mercredi en conseil des ministres son projet de taxation des groupes de numérique (Gafa). Vienne va taxer à hauteur de 5% les revenus publicitaires des sociétés du numérique réalisant un chiffre d’affaires mondial de plus de 750 millions d’euros, dont au moins 25 millions en Autriche. Elle veut aussi supprimer l’exemption de TVA dont bénéficient les articles d’une valeur inférieure à 22 euros commercialisés via internet. Elle entend en outre rendre les plates-formes de location en ligne de type Airbnb comptables des revenus qui n’auraient pas été déclarés par leurs clients. Cela pourrait apporter un supplément de recettes fiscales annuel de 200 millions d’euros. Ces mesures doivent encore être approuvées par le Parlement. Elles entreront en vigueur à partir de 2020.
Le gouvernement italien va probablement abaisser d’ici la fin du mois sa prévision de croissance pour 2019 à 0,3% ou 0,4%, et relever son objectif de déficit autour de 2,3% du produit intérieur brut (PIB), affirme mercredi l’agence Reuters. En décembre, après de longues négociations avec la Commission européenne, Rome avait annoncé prévoir une croissance de 1,0% du PIB et un déficit de 2,04% cette année. Les nouvelles prévisions seront présentées dans le cadre du Document économique et financier (DEF) que Rome doit transmettre à la Commission européenne au plus tard le 10 avril et qui servira de base à l'élaboration du projet de budget 2020.
Malgré les inquiétudes entourant les perspectives de croissance mondiale qui ont conduit les grandes banques centrales à effectuer un virage accommodant, les indices actions américains (S&P 500, Nasdaq, et Dow Jones) ne sont plus qu’à environ 2% de leurs plus hauts historiques d’octobre dernier, et l’indice Nyse du secteur des TMT (technologie, médias, et télécoms) à moins de 1%. Les performances sont plus mitigées pour les actions européennes, avec un indice EuroStoxx 50 toujours à 11% de son point haut depuis la crise financière atteint en avril 2015. L’indice Dax allemand n’a progressé que de 12,5% cette année. Le CAC 40 français tire son épingle du jeu avec 15,5% cette année.
Le président américain aurait appelé le président de la Réserve fédérale (Fed) le 8 mars dernier, inquiet de la plus forte chute hebdomadaire de l’année des marchés actions, liée aux craintes sur la croissance mondiale, indiquait jeudi Bloomberg. Donald Trump avait déjà critiqué vendredi dernier dans un tweet les quatre hausses de taux réalisées par la Fed l’an dernier, ainsi que son processus de réduction de son bilan, qui auraient, selon lui, empêché la croissance américaine de dépasser le seuil des 3%. Depuis, la Fed a confirmé vouloir mettre fin à la réduction de son bilan, alors que les marchés commencent à anticiper des baisses de taux avant la fin de l’année.
Les ventes au détail dans la zone euro ont augmenté plus que prévu en février, portées par les ventes de produits non alimentaires, mais la progression de janvier a été révisée à la baisse, selon les données Eurostat. Les ventes au détail ont augmenté de 0,4% en février d’un mois sur l’autre, plus que le taux de +0,2% du consensus Reuters, après une hausse révisée de 0,9% en janvier (contre +1,3% en première estimation). Par rapport à février 2018, elles affichent une progression de 2,8%, supérieure au consensus donnant +2,3%, après +2,2% confirmé en janvier.