Le déficit du système de retraite devrait être de 0,4% du PIB en 2022, soit presque 10 milliards d’euros, selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), qui doit être remis le 15 juin et que L’Opinion s’est procuré. Cette prévision est deux fois plus élevée que celle qui avait été faite l’an dernier par le COR.
Une semaine après le retrait d’une offre en numéraire à 2,3 milliards de dollars (2,03 milliards d’euros) du groupe de private equity suédois EQT, l’opérateur télécoms australien Vocus a été sollicité par AGL Energy, l’un des plus importants producteurs électriques australiens, qui a offert hier 2,1 milliards de dollars pour en prendre le contrôle. Le prix unitaire de 4,85 dollars locaux fait ressortir une prime de 27% par rapport au cours de clôture de la cible lundi.
La danoise Margrethe Vestager l’a confirmé lors d’une conférence de presse à Bruxelles : « je suis en effet toujours candidate » à la présidence de la Commission européenne. La candidature de la Commissaire à la Concurrence sortante ne fait toutefois pas l’unanimité. Membre de la famille libérale européenne, comme le président Emmanuel Macron, Margrethe Vestager subit les critiques venant de la droite et des sociaux-démocrates. Ces-derniers lui reprochent d’avoir été trop peu active durant la campagne européenne.
Le parti socialiste espagnol (PSOE) et la gauche radicale (Podemos) se sont entendus sur les moyens de former « un gouvernement de coopération progressiste » selon Adriana Lastra, porte-parole du groupe parlementaire socialiste. Toutefois, cette coalition ne permettrait pas d’obtenir la majorité absolue (176) puisque les socialistes détiennent 123 sièges et leur potentiel allié 42. C’est pourquoi aucun accord n’a encore été signé, les socialistes voulant éviter de longues tractations avec les partis régionalistes, dont les indépendantistes catalans, qui apporteraient dans ce cas la majorité absolue.
L'infrastructure est l'une des rares classes d'actifs gérée en interne par le Régime de rente du Mouvement Desjardins. Elle pourrait faire l'objet de nouveaux partenariats en Europe pour que la caisse de retraite canadienne y développe son portefeuille.
Il est peu probable que la guerre commerciale en cours s’achève rapidement et la Banque centrale européenne (BCE) est prête à utiliser tous les outils dont elle dispose pour étayer la confiance et la croissance dans la zone euro, a dit mardi Olli Rehn, le gouverneur de la banque centrale de Finlande.
A l’issue d’une réunion nocturne avec ses deux vice-présidents du Conseil, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a déclaré mardi que les trois hommes rencontreraient le ministre de l’Economie Giovanni Tria « pour élaborer une stratégie à adopter dans les discussions avec l’Europe afin d'éviter une procédure d’infraction pour le pays et d’oeuvrer ensemble à la mise au point du budget ». Giuseppe Conte avait menacé à plusieurs reprises de démissionner si les deux vice-présidents ne s’accordaient pas pour trouver un compromis susceptible de régler le contentieux avec la Commission européenne.
La Commission européenne a officialisé mardi ce que Thyssenkrupp avait admis le mois dernier. Les services de la concurrence ont publié mardi leur veto à la création d’une coentreprise entre l’allemand Thyssenkrupp et l’indien Tata Steel dans l’acier en Europe, un accord dont le principe avait été annoncé en septembre 2017.
La Réserve fédérale, qui publie quatre fois par an les projections de ses membres sur l'évolution des taux d’intérêt, réfléchit désormais à limiter la portée de ces « dot plots » devenus embarrassants pour sa communication. A défaut de les supprimer, certains proposent d’en différer la publication du contexte à un autre moment afin qu’il ne vienne plus téléscoper le communiqué de politique monétaire dont le message souvent plus nuancé se trouve ainsi brouillé. Déjà débattue en mars, l’idée d’en limiter le retentissement s’inscrit dans le vaste débat en cours sur la communication de la Fed, et aucune mesure n’est attendue avant 2020.
L'état d’esprit des investisseurs dans la zone euro s’est dégradé bien plus qu’attendu en juin sur fond de regain de tension entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce, montre mardi l’enquête mensuelle de l’institut d'études Sentix. Son indice du sentiment des investisseurs est tombé à -3,3 après +5,3 en mai alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de +2,9. «La nouvelle escalade dans le différend commercial Etats-Unis / Chine a un impact considérable sur l'économie de la zone euro», a déclaré Manfred Hübner, directeur général de Sentix.
Sur la période janvier-mars, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a augmenté de 2,2% en rythme annualisé, alors qu’une première estimation donnait sa progression à 2,1%, montrent les données révisées publiées hier par le gouvernement. D’un trimestre sur l’autre, le PIB a augmenté de 0,6%, revu à la hausse par rapport à l’estimation initiale et à la prévision médiane (+0,5%). La consommation privée, qui représente environ 60% du PIB japonais, a chuté de 0,1% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents.
Les pays signataires d’un accord d’encadrement de la production pétrolière en vigueur depuis le début de l’année parviendront à une décision concertée sur l’avenir de ce pacte lorsqu’il arrivera à expiration fin juin, a déclaré Pavel Sorokine, le vice-ministre de l’Energie russe. La décision sur l’avenir de l’accord dépendra de l'état du marché pétrolier et de son éventuel équilibre, une situation qui devrait être plus claire lorsque s’ouvrira le sommet du Groupe des Vingt (G20) à Osaka, au Japon, fin juin, a observé le vice-ministre.
Malgré des valorisations redevenues attractives, le CAC Mid & Small n'a pas récupéré de sa chute de fin 2018. Les retraits des fonds spécialisés restent forts.
De plus en plus de Suédois, conscients de leur empreinte carbone, renoncent à prendre l’avion. Ce phénomène a des effets tangibles sur le secteur des transports.
La Banque d’Espagne a annoncé vendredi avoir revu à la hausse sa prévision de croissance économique pour 2019, bien qu’elle s’attende à un léger ralentissement au deuxième trimestre. Elle table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 2,4% cette année après 2,6% en 2018. En mars, elle prévoyait 2,2% pour 2019. Ses prévisions pour 2020 et 2021 sont inchangées, à 1,9% et 1,7% respectivement.
La foncière de Jacky Lorenzetti a déposé vendredi son offre publique de rachat (OPRA) sur ses propres actions, auprès de l’Autorité des marchés financiers. Présentée par Goldman Sachs et Natixis, l’offre se fait au prix de 34,62 euros par action ordinaire et 38,34 euros par action de préférence (coupon détaché). L’assemblée générale des actionnaires réunie le 6 mai 2019 avait approuvé la réduction de capital d’un montant nominal maximum de 35.598.750 euros, par voie d’offre publique de rachat d’actions.
UBS devrait accepter dans les prochaines semaines de verser 100 millions d’euros pour régler un litige en Italie portant sur des soupçons d'évasion fiscale et de blanchiment d’argent, ont déclaré vendredi à Reuters des personnes informées du dossier. La banque suisse adopterait ainsi une attitude opposée à celle manifestée dans un dossier similaire en France, où elle a contesté les accusations portées à son encontre. Ce refus de transiger avec les autorités françaises a abouti en février à sa condamnation par le tribunal correctionnel de Paris à payer 4,5 milliards d’euros, dont une amende record et inédite en France de 3,7 milliards, pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale. UBS a fait appel, mais sa gestion du dossier a valu à la direction de la banque les foudres de ses actionnaires.
Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini a assuré hier qu’il ne cherchait pas l’affrontement avec l’Union européenne et s’est dit confiant sur la conclusion d’un accord avec Bruxelles à propos du budget italien. A propos de l’idée controversée avancée par la Ligue de recourir à des «mini-bons» du Trésor pour rembourser la dette de l’Etat italien à ses fournisseurs, Matteo Salvini s’est dit ouvert à d’autres solutions. Samedi, le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria a estimé que le recours à ces «mini-bons» serait soit illégal, soit inutile.
Un autre volet important de l’accord américano-mexicain sur la sécurité et l’immigration a été signé et devra être ratifié par le parlement mexicain, a annoncé hier Donald Trump, sans plus de précisions. Avant la conclusion vendredi de l’accord entre les deux pays, le président américain menaçait de taxer les importations mexicaines à 5% et d’augmenter ces droits de douane pour qu’ils atteignent 25% en octobre.
Le non-paiement des 39 milliards de livres (44 milliards d’euros) promis par Londres à l’Union européenne (UE) dans le cadre du Brexit ne constituerait pas un défaut souverain, ont estimé lundi les trois principales agences de notation (S&P Global, Moody’s, Fitch). «Nos notes s’appliquent aux obligations de dette commerciale», a déclaré à Reuters Aarti Sakhuja, principale analyste de S&P Global pour le Royaume-Uni. Boris Johnson, favori pour succéder à Theresa May à la tête du gouvernement britannique, a menacé ce week-end de refuser de payer la facture du Brexit s’il devient Premier ministre, dans le but d’obtenir un meilleur accord de sortie de l’UE.
Les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G20 ont déclaré dimanche que les tensions commerciales et géopolitiques s'étaient «intensifiées», faisant peser des risques sur le redressement de la croissance mondiale, mais sans appeler à une résolution du conflit en cours entre Etats-Unis et Chine. Le communiqué final précise en outre que les partenaires du G20 sont convenus d'établir d’ici 2020 des règles communes pour en finir avec les niches fiscales dont bénéficient les «Gafa» comme Facebook et Google pour minimiser leurs impôts. Le G20 s’engage à améliorer la transparence de la part des créanciers et des emprunteurs, et de rendre le développement des infrastructures plus «soutenable» - une initiative lancée à la suite des plaintes de ceux pour qui le projet massif d’infrastructures de la Chine enchaîne les pays défavorisés à des dettes qu’ils ne pourront pas rembourser.
Leur décote par rapport à l'ANR ne se justifie pas pour Sofidy. Le gérant mise sur le résidentiel et les bureaux allemands et sur la logistique en Europe.
L’opérateur de marché paneuropéen a annoncé vendredi qu’il contrôlait désormais la quasi-totalité de la Bourse d’Oslo (Oslo Børs VPS) en détenant 97,7% du capital de la place norvégienne. Mardi dernier, il avait indiqué avoir réuni plus de 60% du capital de la Bourse d’Oslo, après le retrait le 27 mai de l’offre concurrente de l’opérateur américain Nasdaq, mettant un terme à un bras de fer de plusieurs mois. Euronext a lancé fin mai une offre inconditionnelle pour toutes les actions restantes en circulation. Cette offre court jusqu’au 28 juin.
La Banque d’Angleterre (BoE) se rapproche du moment où elle devra relever à nouveau les taux d’intérêt pour contenir les pressions inflationnistes, a déclaré samedi au quotidien The Sun son chef économiste, Andy Haldane, dans un article qui prend le marché à contre-pied. Ce dernier était l’un des deux membres actuels du comité de politique monétaire de la BoE à avoir voté pour une hausse des taux à la réunion qui a précédé la décision prise à l’unanimité en août dernier de relever les taux de 0,5% à 0,75%.
Roche a hier prolongé à nouveau son offre d’achat de 4,3 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) sur le spécialiste américain de la thérapie génique Spark Therapeutics, jusqu’au 31 juillet, en raison d’un examen des autorités de régulation plus long que prévu. L’offre devait initialement prendre fin le 3 avril. Le laboratoire suisse a précisé que les deux entreprises avaient reçu de la Federal Trade Commission (FTC) américaine une demande d’informations supplémentaires et que la Competition and Markets Authority (CMA) britannique avait à son tour ouvert une enquête.