Les ministres des Finances du G7 ont exprimé lundi leur préoccupation quant à l’endettement des pays à faible revenu, selon un porte-parole du Trésor américain. Lors d’une téléconférence organisée à l’initiative du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, ils ont réitéré leur appel à la mise en oeuvre intégrale de l’accord sur le gel de la dette des pays les plus pauvres jusqu'à la fin de l’année, annoncé en avril par le G20, et ont promis d’envisager de nouvelles mesures, notamment sa prolongation en 2021, a-t-il précisé. Les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont exhorté les Etats membres du G20 à prolonger cette initiative pour la suspension du service de la dette (DSSI) en raison de la crise du coronavirus, ont participé à la réunion.
Alors que Berkshire Hathaway a augmenté sa position dans Bank of America au deuxième trimestre, il considérablement réduit ses participations dans les autres grandes banques américaines et investi dans l’or, un actif que l’oracle d’Omaha a longtemps dénigré, rapporte Les Echos.Selon des documents remis au régulateur, la société de Warren Buffett a vendu 85,6 millions d’actions Wells Fargo au cours du trimestre, réduisant sa participation de 7,9 % à 5,8 %. Le holding a également vendu 35,5 millions d’actions de JPMorgan,abaissant sa participation de 1,9 % à 0,7 %, et une minorité substantielle de sa participation de longue date de PNC Financial. L’investisseur a par ailleurs complètement fermé sa position dans Goldman Sachs. À la fin du trimestre précédent, Berkshire Hathaway détenait près de 2 millions d’actions de la banque d’investissement. Les participations dans M & T Bank,Bank of New York Mellon, US Bancorp, Mastercard et Visa ont toutes été réduites.Au total, Berkshire a délaissé 12,8 milliards de dollars d’actions au cours du trimestre. Mais le conglomérat a pris une participation de 1,2 % dans le groupe minier Barrick Gold, profitant de l’envolée des cours du métal précieux à des nouveaux sommets historiques, explique le quotidien.
Le ministère du Commerce chinois a annoncé étendre le programme de tests de sa monnaie numérique aux zones les plus riches du pays, principalement le nord et la façade maritime. Pékin, mais aussi Hong Kong et Macao, pourront donc mettre en place des cas d’usages de la cryptomonnaie. Pour la première fois, une monnaie numérique adossée à une banque centrale serait donc accessible au grand public. Le ministère n’a pas donné de date de lancement pour ces tests, mais la Chine avait indiqué en avril viser les Jeux Olympiques de 2022 pour un déploiement plus large. De fait, le rythme s’accélère depuis le début de l’année : l’application de VTC Didi Chuxing avait ainsi annoncé début juillet travailler avec la banque centrale à des usages de la cryptomonnaie.
Cela ne va pas améliorer l’image de marque du régulateur allemand, fortement dégradée ces dernières semaines par la faillite de Wirecard. Le gouvernement allemand a révélé vendredi que des collaborateurs de la BaFin ont acheté et vendu des actions du groupe de paiement dans des volumes de plus en plus importants alors que la société était sur le point de s’effondrer. Dans ses réponses à des questions posées par des parlementaires, le ministère des Finances a reconnu qu’un cinquième du personnel de la BaFin avait été engagé dans des investissements en 2019 et 2020, avec un intérêt croissant pour Wirecard dans les mois précédant son effondrement. Au premier semestre 2020, 2,4% des activités d’investissement du personnel du régulateur étaient liées à l’achat et à la vente d’actions ou de dérivés de Wirecard, contre 1,7 % en 2019 et 1,2 % en 2018. Le ministère des Finances a déclaré que BaFin avait mis en place des contrôles stricts pour se prémunir contre les délits d’initiés et a ajouté que le pic de transactions sur Wirecard n'était pas inhabituel, étant donné la volatilité de ce titre et les articles des médias sur la société.
Le fonds souverain saoudien, Public Investment Fund, a réduit ses positions au capital de plusieurs grandes entreprises, comme BP, Boeing, Facebook ou Citigroup, pour réinvestir 4,7 milliards de dollars dans des ETF, indique son rapport trimestriel publié en fin de semaine dernière. Les principaux ETF détenus par le fonds souverain saoudien sont dans l’immobilier, les matériaux et les utilities. La valeur totale des actions et ETF détenus par le PIF s'élevait à 10,1 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre, légèrement mieux que les 9,8 milliards constatés fin mars.
Les Etats-Unis envisagent de déclencher dans les prochains jours un retour automatique à l’ensemble des sanctions internationales contre l’Iran, selon Kelly Craft, l’ambassadrice américaine aux Nations unies. Cette annonce a été faite après le rejet par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une proposition américaine visant à prolonger, sans limitation de durée, l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran. Il doit expirer en octobre. Washington avait prévenu qu’en cas de mise en échec de son projet de résolution, il pourrait tenter de déclencher le snapback prévu par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, un mécanisme permettant ce retour au régime de sanctions qui prévalaient auparavant.
Les rendements des Treasuries ont bondi après de bons indicateurs économiques et face à l’afflux d’émissions. Une hausse qui risque de se poursuivre à court terme.
«La reprise économique s’est poursuivie en Chine en juillet mais reste très inégale», relèvent les économistes de SG CIB. Du côté de la demande, les exportations ont progressé mais l’investissement des entreprises et la consommation restent en retard. Côté offre, la production industrielle a calé tandis que les services accélèrent grâce aux secteurs financier et immobilier. La hausse de production industrielle a été moins importante que prévue à 4,8% en rythme annuel (comme en juin). Les ventes au détail ont perdu 1,1%, moins que la hausse de 0,1% attendue, et après une perte de 1,8% en juin. C’est le septième mois consécutif de baisse, la demande restant faible malgré la levée des mesures de confinement. Les investissements en actifs immobilisés ont diminué de 1,6% au cours des sept premiers mois de l’année comparé à la même période l’année dernière. Ils avaient reculé de 3,1% au premier semestre.
Le rebond des ventes au détail aux Etats-Unis a perdu de l'élan en juillet et ne progresse que de 1,2% après une croissance de 8,4% en juin (chiffre revu en hausse), selon les données publiées par le département du Commerce. C’est presque deux fois moins qu’attendu. Les ventes de détail sont certes revenues à leur niveau de février mais cela risque de se révéler compliqué de les maintenir, selon ING. Le coronavirus continue de se propager aux Etats-Unis, forçant certains Etats à imposer de nouvelles restrictions. Les ventes au détail souffrent également de la baisse des indemnités de chômage à partir fin juillet. A contrario, le moral des ménages américains s’est légèrement amélioré en août, selon l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance est remonté à 72,8 après 72,5 en juillet.
La production industrielle aux Etats-Unis a augmenté de 3% en juillet, conformément au consensus Reuters, selon la Réserve fédérale. La tendance est au ralentissement après une croissance pour le mois de juin revue à 5,7% (5,4% en première estimation). La seule production manufacturière a également perdu de l'élan (+3,4% après +7,4% en juin) mais elle a dépassé les attentes grâce à une hausse de la production dans l’automobile. «La production manufacturière a continué de rebondir à mesure que les usines ont rouvert mais c’est en train de s’affaiblir et la production reste 8,2% sous son niveau de décembre», constatent les économistes d’ING, qui soulignent la détresse du secteur pétrolier avec un risque pour l’emploi sur l’ensemble de l’industrie.
L'économie dans la zone euro a subi un plongeon sans précédent au cours du deuxième trimestre en raison des mesures adoptées pour freiner la propagation du coronavirus. Le PIB s’est contracté de 12,1% par rapport au trimestre précédent et de 15% sur un an, selon la deuxième estimation publiée par Eurostat confirmant sa première publication. «Parmi les pays ayant publié leur PIB trimestriel, l’évolution va d’une contraction de 3% en Finlande à une chute de plus de 18% en Espagne, montrant ainsi la forte asymétrie du choc de la pandémie», relèvent les économistes d’Oxford. L’emploi a parallèlement reculé de 2,8% sur la période par rapport au premier trimestre, soit la plus forte baisse depuis le début du suivi de la statistique en 1995. Cela représente 5 millions d’emplois perdus.
L’action CureVac a fait vendredi son entrée au Nasdaq à un prix près de trois fois supérieur aux 16 dollars qui avaient été fixés pour son introduction en Bourse. Le laboratoire biotechnologique allemand, qui participe à la course au vaccin contre le Covid-19, a levé 213,3 millions de dollars (180 millions d’euros) lors de cette IPO, qui valorise le groupe à près de 2,82 milliards de dollars. Le titre poursuit sa progression et s'échangeait à 50,80 dollars en séance, pour clôturer à 44 dollars par action. Le laboratoire allemand a accusé au trimestre clos au 31 mars une perte nette de 23,9 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,12 millions d’euros, contre une perte de 21,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,16 millions d’euros sur la période correspondante de l’an dernier.
Les discussions commerciales prévues samedi entre la Chine et les Etats-Unis pour faire le point sur l’accord signé en janvier ont été repoussées, en plein regain de tensions entre les deux pays. Aucune date n’a été donnée pour cette nouvelle rencontre, qui devait se dérouler par vidéo interposée. En janvier, après près de deux années de guerre commerciale, un accord avait été trouvé, et la Chine s'était engagée à acheter pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits et services américains. Mais les achats promis n’ont pas été réalisés, notamment à cause de la pandémie.
Au moins 200.000 Biélorusses se sont rassemblés dimanche à Minsk pour accentuer la pression sur le président Alexandre Loukachenko, réélu il y a une semaine au terme d’un scrutin jugé truqué par les opposants. Alexandre Loukachenko, à la tête de la Biélorussie depuis 26 ans, s’est une nouvelle fois entretenu dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine. Il a nié tout trucage de l'élection présidentielle et rejeté la tenue d’une nouveau scrutin. Le Kremlin a indiqué que la Russie était prête à fournir une aide militaire à la Biélorussie dans le cadre des accords de défense qui lient les deux pays, si nécessaire. Les Etats-Unis ont indiqué samedi être en contact avec l’Union européenne (UE) sur la situation en Biélorussie. L’UE se prépare à imposer de nouvelles sanctions à la Biélorussie.
Les autorités canadiennes de la concurrence ont annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur Amazon pour évaluer les conséquences de ses pratiques commerciales sur les consommateurs et sur les entreprises opérant dans le pays. Le Bureau de la concurrence a déclaré que l’enquête était en cours et qu’aucune infraction n’avait été constatée à ce stade. En outre, les autorités antitrust allemandes ont lancé une enquête sur les relations entre Amazon et les vendeurs tiers opérant sur son site, indiquait dimanche le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le géant du commerce en ligne fait l’objet de plusieurs enquêtes sur ses pratiques concurrentielles, aux Etats-Unis comme au sein de l’Union européenne.
Aberdeen Standard Investments prévient que les investisseurs pourraient être pénalisés si les Etats-Unis mettent à exécution leurs projets de forcer les entreprises chinoises à quitter les Bourses américaines si elles ne soumettent pas à un audit, rapporte le Financial Times. La société de gestion fait du lobbying auprès de la Securities and Exchange Commission pour mieux protéger les actionnaires minoritaires des entreprises chinoises cotées à New York en empêchant les parties liées de voter sur des offres de retrait de la cote. En faisant cela, ASI estime que les investisseurs minoritaires auront une meilleure chance d’obtenir un juste prix pour leurs actions. ASI estime que plus de 200 entreprises chinoises représentant une capitalisation de 1.000 milliards de dollars pourraient être délogées de Wall Street.
Les grandes entreprises américaines ayant des activités en Chine craignent les conséquences de la décision de l’administration Trump d’interdire toute transaction avec le réseau social WeChat, propriété du chinois Tencent, une mesure qui selon eux risque de nuire à leur compétitivité dans la deuxième économie mondiale. Ce décret entrera en vigueur à la fin du mois prochain. Plus d’une dizaine de multinationales américaines ont ainsi fait part de leurs inquiétudes, lors d’un entretien téléphonique avec des responsables de la Maison-Blanche, selon le Wall Street Journal. Apple, Ford, Walmart, Procter & Gamble, Walt Disney mais également les banques Goldman Sachs et Morgan Stanley ont participé à cet entretien.
Le PIB suédois devrait reculer moins que prévu cette année, selon le National Institute for Economic Research (NIER). Ce dernier prévoit désormais une contraction de 4,8% de l’économie en 2020 et un rebond de 3,4% en 2021, contre une baisse de 5,4% et une progression de 3,5% respectivement dans sa précédente prévision. La Suède n’a pas mis en place de confinement strict, avec pour corollaire un nombre de décès liés au Covid-19 plus élevé que ses voisins. Même si l’économie est plus touchée que pendant la crise financière, elle fait mieux que la zone euro et la Grande-Bretagne. Néanmoins la reprise à moyen terme dépendra de celle de la croissance mondiale, le pays étant très dépendant de ses exportations. Le NIER anticipe en outre une progression du taux de chômage à 10% d’ici à la fin de l’année, un point noir pour l’économie.
Le creusement des inégalités de revenus et de patrimoine augmentera encore en raison de la crise économique et sanitaire. Des réponses politiques seront nécessaires.
Deutsche Börse prévoit d’exclure Wirecard du DAX 30 dès le 21 août, alors que le panel chargé d’examiner la composition de l’indice de référence de la Bourse de Francfort ne doit se réunir qu’en septembre. L’opérateur a expliqué avoir modifié ses règles afin de pouvoir exclure une société dans les deux jours en cas de faillite. Deutsche Börse, dont la réputation a été entachée par le scandale Wirecard, avait annoncé en juin dernier avoir engagé une réflexion pour revoir les critères d’admission à ses différents indices.
Pour la première fois depuis mars, les inscriptions au chômage aux États-Unis sont tombées à moins d’un million. Pour la semaine se terminant le 8 août, 963.000 nouvelles demandes ont ainsi été formulées. 15,5 millions de personnes bénéficient encore des programmes d’aides fédérales, contre 1,7 million en janvier. La baisse de cette semaine coïncide avec la fin du programme d’aide plus généreux mis en place en réaction à la crise du Covid, qui permettait aux bénéficiaires de toucher 600 dollars d’aides supplémentaire.
Les dépenses de défense de Taiwan vont augmenter de 10,2% l’an prochain, selon les calculs de Reuters, alors que le gouvernement augmente ses investissements militaires face à la pression de la Chine. Le Cabinet du président Tsai Ing-wen a proposé un budget de 15,42 milliards de dollars (12,80 milliards d’euros) mis en place en janvier prochain. La Chine a accru ses activités militaires autour de Taiwan depuis la réélection de Tsai en janvier dernier. Le président taïwanais a fait du développement des forces armées et des dépenses militaires une priorité.
L’Union européenne a pris acte hier de la décision des Etats-Unis de s’abstenir d’imposer de nouveaux tarifs douaniers, sans franchir un nouveau pas dans le cadre du litige sur les subventions à Airbus et Boeing, en faisant part de sa volonté de négocier pour mettre fin à ce contentieux. Dans le sillage de cette décision, les deux parties devraient intensifier leurs efforts en vue de parvenir à une solution négociée, a déclaré un porte-parole de l’exécutif européen, une issue d’autant plus nécessaire que le secteur aéronautique a été lourdement affecté par les répercussions de la pandémie de Covid-19.
Le financement du service public du courrier et des prochaines élections constitue le principal point de blocage des discussions entre la Maison Blanche et les responsables démocrates du Congrès sur un nouveau plan de soutien à l'économie, a déclaré hier Donald Trump. «Les dossiers, ce sont la poste et les 3,5 milliards de dollars pour le vote par courrier», a-t-il dit à la chaîne de télévision Fox Business Network, ajoutant que le camp démocrate voulait 25 milliards de dollars (21,1 milliards d’euros) supplémentaires pour ce service public. Donald Trump répète régulièrement que le vote par courrier, un moyen de stimuler la participation aux élections sans provoquer de rassemblements susceptibles de favoriser la propagation du coronavirus, encourage la fraude électorale.
Le rendement de l’emprunt d’Etat américain à 30 ans a nettement progressé après qu’une importante émission de dette sur cette maturité a enregistré une faible demande. Le taux 30 ans s’écarte de 6 points de base (pb), à 1,42%. Il était revenu début août à son niveau de fin avril à 1,17%. L’émission record de 26 milliards de dollars à 30 ans a reçu un accueil mitigé avec une demande de 2,1 fois l’offre, son niveau le plus bas pour cette maturité depuis plus d’un an. Les obligations ont été placées à 1,4%, soit plus de 2 pb au-dessus du prix constaté sur le marché secondaire.