Le numéro un mondial du luxe LVMH a annoncé jeudi qu’il allait saisir à son tour la justice américaine au sujet de son rapprochement abandonné avec Tiffany, dont il critique la gestion financière pendant la crise sanitaire. LVMH considère que Tiffany «n’a pas suivi un cadre normal de gestion, notamment en distribuant des dividendes substantiels alors que la société était en perte et que les opérations et l’organisation de cette société n’ont pas été préservées», selon un communiqué. Le groupe français estime également que la pandémie de Covid-19 constitue une situation de force majeure de nature à remettre en cause le contrat signé. L’annonce de LVMH fait suite au recours de Tiffany devant la justice américaine annoncé mercredi.
L’opérateur boursier Euronext a annoncé jeudi l’inclusion dans l’indice CAC 40 du constructeur de trains Alstom, qui remplacera le groupe hôtelier Accor. La société de conseil informatique spécialisée dans le management Devoteam et le spécialiste des solutions pour les nouvelles technologies Solutions 30 intégreront par ailleurs le SBF 120, en remplacement d’Akka Technologies et du laboratoire de biotechnologie DBV Technologies, a ajouté Euronext. Ces changements décidés à l’issue de la révision des indices Euronext seront effectifs lundi 21 septembre.
Alors que le London Stock Exchange (LSE) a fixé au 11 septembre la date de remise des premières offres pour sa filiale en Italie, Euronext serait prêt à débourser 3,5 à 4 milliards pour mettre la main sur l’opérateur milanais, rapporte jeudi Bloomberg. Voilà plusieurs semaines que l’on prête à Euronext l’intention de racheter Borsa Italiana, que la Bourse de Londres a mise en vente pour décrocher le feu vert des autorités européennes de la concurrence au rachat de Refinitiv. Selon le projet d’offre, la Caisse des dépôts italienne prendrait une participation de 8% dans l’opérateur paneuropéen. La banque Intesa Sanpaolo pourrait aussi s’associer. Le ministre italien des Finances, Roberto Gualtieri, s’est entretenu mercredi avec le PDG d’Euronext, Stéphane Boujnah, pour évoquer une offre conjointe avec Cassa Depositi e Prestiti (CDP). La conjoncture sert les intérêts d’Euronext, dont la capacité de financement s’est accrue. L’action progresse de 37% depuis le début de l’année, l’opérateur boursier profitant de la hausse des volumes. Outre Euronext, l’allemand Deutsche Börse et le suisse Six sont pressentis comme candidats au rachat de Borsa Italiana.
Le rebond mécanique de la production industrielle, consécutif à la levée des restrictions, commence à ralentir. La production a progressé de 3,8% en juillet par rapport à juin (contre 5% attendus par le consensus des économistes), selon l’Insee. En juin, elle avait bondi de 13% (chiffre revu en hausse de 0,3 point). Sur un an, la production industrielle recule de 8,3%. Malgré cette reprise, la production reste 7,1% sous son niveau de février, avant le début du confinement et 10% sous son pic de mai 2019, indique HSBC qui calcule qu’en cas de production industrielle stable en août et septembre, cette dernière rebondirait de 18,7% au troisième trimestre, ce qui serait sa première hausse depuis cinq trimestres.
Le géant de l’informatique Microsoft a révélé ce jeudi avoir détecté des cyberattaques venant de Russie et de Chine et visant des personnes et organisations politiques liées à la préparation de l'élection présidentielle américaine. Des hackers ont ciblé les équipes de campagne du président républicain Donald Trump et du candidat démocrate Joe Biden, a précisé Microsoft sur son blog. L’entreprise précise avoir détecté 200 attaques liées à des groupes de pirates russes. Des tentatives de piratage, sans succès, venant de Chine ont, elles, visé directement des personnalités politiques comme Joe Biden ou une personnalité «autrefois associée» à l’administration Trump, selon Microsoft.
Les sept pays euroméditerranéens (Med7) réunis à Ajaccio ont réaffirmé jeudi leur volonté de relancer le dialogue avec la Turquie, tout en brandissant la menace de nouvelles sanctions si Ankara s’y opposait. Les tensions entre Athènes et Ankara se sont aggravées depuis le lancement en août d’une campagne turque de prospection gazière dans une zone contestée de Méditerranée orientale riche en hydrocarbures. Grèce, France et Italie ont procédé récemment à des manœuvres militaires dans ce secteur. A l’ouverture du sommet, Emmanuel Macron avait estimé que la Turquie n'était «plus un partenaire» en Méditerranée orientale, tout en exprimant son «souhait profond» de réengager un «dialogue fécond» avec Ankara, malgré ses activités de forage «inacceptables».
La commission Environnement du Parlement européen a adopté ce jeudi un objectif contraignant de réduction de 6% des émissions de gaz à effet de serre de l’UE, plus ambitieux que la fourchette promise par la Commission et élément clé du Pacte vert européen. Cet objectif devra encore être validé par l’ensemble du Parlement en séance plénière début octobre. L’amendement inscrivant cet objectif a été adopté par les eurodéputés à une majorité de trois voix, selon une source parlementaire, citée par l’AFP. Cet objectif devra encore être validé par l’ensemble du Parlement en séance plénière début octobre.
Le déficit public a grimpé à 6,12% du PIB fin juin en Espagne, en raison de la hausse des dépenses publiques entraînées par la pandémie de coronavirus, a annoncé jeudi le ministère du Budget. Le déficit budgétaire a ainsi plus que doublé sur un an, à fin juin, pour atteindre 68,5 milliards d’euros.
Le calendrier s’accélère pour une vente de Borsa Italiana. Alors que le London Stock Exchange (LSE) a fixé au 11 septembre la date de remise des premières offres pour sa filiale en Italie, Euronext serait prêt à débourser 3,5 à 4 milliards pour mettre la main sur l’opérateur milanais, rapporte jeudi Bloomberg. Le groupe ne fait pas de commentaire.
La Banque du Japon (BoJ), qui se réunit la semaine prochaine, devrait offrir une vision plus claire de l'économie, de la production et des exportations et signaler qu’elle commence à se reprendre de l’impact dévastateur de la pandémie de coronavirus, selon Reuters. Le point de vue serait plus optimiste que l'évaluation faite lors de sa précédente réunion en juillet, alors qu’elle estimait que l'économie restait dans un «état extrêmement grave». Mais la BoJ devrait aussi avertir que toute reprise sera modeste et incertaine car les craintes liées à une nouvelle flambée des infections et à la fragilité de la demande mondiale continuent de peser sur les dépenses des ménages et des entreprises. Un statu quo sur la politique monétaire est attendu lors de cette réunion.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux d’intérêt et ses programmes d’achats d’actifs inchangés, comme anticipé par les économistes.
Le numéro un mondial du luxe LVMH a annoncé jeudi qu’il allait saisir à son tour la justice américaine au sujet de son rapprochement abandonné avec Tiffany, dont il critique la gestion financière pendant la crise sanitaire.
Le rebond mécanique de la production industrielle consécutif à la levée des restrictions commence à ralentir. Elle a progressé de 3,8% en juillet par rapport à juin (ce qui est inférieur à la hausse de 5% attendue par le consensus des économistes), selon l’Insee. En juin, elle avait bondi de 13% (chiffre revu en hausse de 0,3 point). Sur un an, la production industrielle recule de 8,3%. Malgré cette reprise, la production reste 7,1% sous son niveau de février, avant le début du confinement et 10% sous son pic de mai 2019, indique HSBC qui calcule qu’en cas de production industrielle stable en août et septembre, cette dernière rebondirait de 18,7% au troisième trimestre, ce qui serait sa première hausse depuis cinq trimestres. Même si la confiance des entreprises a progressé, l’utilisation des capacités de production reste faible et inférieure de 10 points à sa moyenne en septembre, ce qui suggère que le retour aux niveaux d’activité d’avant le Covid-19 n’est pas encore en vue, selon HSBC.
L’Union européenne pourrait intenter une action en justice si la réunion d’urgence ce jeudi entre le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic et le ministre britannique Michael Gove ne rassure pas Bruxelles sur le fait que la loi sur le marché intérieur présentée hier par le gouvernement de Boris Johnson ne rompra pas les engagements pris dans le cadre de l’accord de divorce, notamment sur la question de l’Irlande. L’accord de retrait prévoit un mécanisme de règlement des différends.
Alors que la Commission européenne a fixé au 30 septembre 2020 la date limite de l’examen du rachat d’Ingenico par Worldline, ce dernier estime que, sous réserve du feu vert de Bruxelles, l’offre publique sur Ingenico devrait clôturer aux alentours du 15 octobre 2020 en ligne avec le calendrier indicatif. « Les remèdes envisagés pour un nombre réduit de pays, du fait de la très grande complémentarité des deux groupes, sont limités et cohérents avec les estimations initiales en termes de chiffre d’affaires », précise l’initiateur de l’offre.
Le marché mondial des fonds et produits indiciels cotés (ETP et ETF) a franchi pour la première fois la barre des 7.000 milliards de dollars fin août, selon les statistiques préliminaires du fournisseur de données ETFGI, contre 6.660 milliards fin juillet.Un record atteint juste avant queles marchés actions américainsne touchent leur sommet. Rien qu’au mois d’août, les investisseurs ont injecté 55 milliards de dollars de plus dans ces produits de gestion passive. La performance des marchés a fait le reste. Depuis le début de l’année, les ETP et ETF ont attiré 428 milliards de dollars de collecte nette, largement plus que les 272 milliards attirés durant la même période de 2019. Les deux premières destinations des flux sont les actions (137 milliards) et les obligations (161 milliards). Ces statistiques impressionnantes confirmentl’attrait de la gestion passive, même en période de turbulences boursières, une configuration de marché qui devrait en théorie bénéficier à la gestion active. Même en février et en mars, en plein krach sur les marchés, les ETF ont continué à drainer des flux nets positifs au niveau mondial, à l’exclusion des ETF européens qui ont enregistré en mars une décollecte historique. Août marque le 15ème mois de collecte nette consécutif global. La prime au leader se confirme aussi: 20 ETF ont attiré à eux seuls près de la moitié de la collecte nette en août. Le fonds iShares Core MSCI, premier de la liste, a drainé à lui seul près de 2,2 milliards, portant son encours à 72 milliards. Sur ces 20 fonds, 17 sont d’origine américaine.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en juillet des souscriptions nettes de 1,6 milliard d’euros sur fond de remontée de l’appétit au risque, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Les investisseurs se sont détournés des fonds monétaires, qui ont subi des rachats nets de 1,4 milliard d’euros, alors que ces fonds collectaient encore plus de 4 milliards d’euros en juin, et qu’ils ont engrangé plus de 11 milliards d’euros depuis le début de l’année. Les Italiens se sont tournés vers les fonds actions et obligataires, en y investissant respectivement 1,9 milliard d’euros et 1,3 milliard d’euros. Les fonds actions avaient déjà connu un mois de juin faste, avec plus de 2 milliards d’euros de collecte, alors que les fonds obligataires étaient dans le rouge. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur italien de la gestion a collecté 3,5 milliards d’euros en juillet et les encours sont ressortis à 2.286,7 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 2.265,6 milliards de fin juin. Les sociétés qui ont le plus fortement collecté en juillet sont Intesa Sanpaolo, avec plus de 1 milliard d’euros de collecte, Poste Italiane (+798,1 millions) et Generali (+347,2 millions). Côté décollecte, M&G Investments est celui qui souffre le plus, avec des sorties nettes de 248,6 millions d’euros, devant Amundi, qui voit sortir 215 millions d’euros.
C’est une fusée qui fait peur. Rocket, qui s’est introduite en Bourse à Wall Street début août, entend s’arroger 25 % du marché du crédit immobilier aux Etats-Unis dans les dix ans à venir. Insensé ? A peine : la société basée à Detroit est déjà le premier originateur de prêts hypothécaires dans le pays, avec une part de marché d’environ 8 %. Rocket bénéficie cette année de la vague de renégociation de prêts et du regain de transactions provoqués par la baisse des taux longs américains. Il reste à espérer, pour le contribuable américain, que ses pratiques d’octroi soient aussi affûtées que ses ambitions. Le groupe replace en effet 93 % de ses prêts auprès des agences de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac.
Pas sûr que ces manifestants parviennent à enrayer les expulsions de locataires contre lesquelles ils manifestent, en ce mois de septembre, à Philadelphie (photo). Ils n’en mettent pas moins le doigt sur la crise immobilière qui menace leurs concitoyens. Entre 30 et 40 millions d’Américains locataires de leur logement seraient menacés de perdre celui-ci dans les prochains mois à la suite du choc sanitaire et économique, selon une estimation de l’Aspen Institute. Dans le pire des cas, cela représenterait un taux de chute de 40 %. La pandémie a frappé alors que 21 millions de ménages consacraient déjà plus de 30 % de leurs revenus à leur logement. Et du côté des petits propriétaires, eux-mêmes pressés de rembourser leurs crédits, nombreux sont ceux qui ne pourront consentir de reports de loyers.
Massif. Doté de 100 milliards d’euros, financé à 40 % par le programme européen, le plan de relance tricolore a été officiellement présenté le 3 septembre. Dénommé « France Relance », le dispositif prévoit de consacrer 35 milliards d’euros à l’amélioration de la compétitivité économique du pays, 30 milliards d’euros au verdissement de l’économie et 35 milliards d’euros au soutien à l’emploi et à la cohésion sociale (voir le tableau). « C’est près de quatre fois plus que le plan de relance qui avait été mis en œuvre pour faire face à la crise de 2008. C’est, en proportion de la richesse nationale, le plan de relance le plus massif annoncé à ce jour parmi les grands pays européens », a déclaré à cette occasion le Premier ministre Jean Castex. L’objectif affiché par le gouvernement est de compenser d’ici à 2022 la perte de richesse liée à la crise sanitaire, qui pourrait occasionner la destruction de 900.000 emplois, selon l’Unedic.
Novartis et Roche écopent d’une amende de 445 millions d’euros pour avoir dénigré l’Avastin, trente fois moins cher que le Lucentis, pour le traitement de la DMLA.