Mardi 2 mars, Steven Maijoor, directeur de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), prévenait qu’il ne faut pas investir « uniquement » sur la base des informations glanées sur les réseaux sociaux. Un conseil qui risque d’être inaudible alors que GameStop et la cohorte des « meme stocks » se sont envolés la semaine dernière. Les raisons derrière ces hausses ne sont pas tout à fait claires puisqu’elles semblent avoir été provoquées par le départ du directeur financier du vendeur de jeu vidéo. La constitution de nouvelles positions short sur le titre a aussi pu provoquer un afflux d’investisseurs espérant répéter la performance de début février. Sur reddit, le forum r/Wallstreetbets s’est enflammé un nouvelle fois pour GameStop. Une chose est sûre : les réseaux sociaux et les conseils boursiers rédigés en émoticônes ou en images détournées ont encore de beaux jours devant eux.
Circonspection. La remontée des taux européens préoccupe la Banque centrale européenne (BCE). Entraînés par l’envolée des rendements des Treasuries, l’obligation française à 10 ans est repassée la semaine dernière en territoire positif, tandis que le Bund à 10 ans gagne 35 points de base sur un mois, à -0,2 %. La BCE, qui craint un durcissement des conditions de financements avant que la reprise n’ait pu avoir lieu, a donc tenté de calmer les marchés la semaine dernière. Son chef économiste, Philip Lane, a ainsi insisté sur le rôle du PEPP (pandemic emergency purchase programme) pour maintenir les conditions de financements à des niveaux acceptables ; et vendredi, Yannis Stournaras, qui siège au conseil de la banque centrale, a appelé à renforcer le programme d’achat d’actifs. Sans avoir beaucoup d’effet : les taux ont continué leur progression, après un hiatus… d’une demi-heure. Les actes succéderont-ils aux paroles ? Le niveau des achats quotidiens d’actifs avait été relevé le 8 février à 3 milliards d’euros d’achats par jour, contre 2,6 auparavant. La semaine passée, ce niveau a été ramené à 2,4 milliards. Malgré la déception des marchés, et comme pour donner raison à la BCE, les taux européens baissaient en début de semaine, à l’unisson des taux mondiaux. La plupart des analystes préviennent pourtant que les interventions verbales ne suffiront pas à faire baisser davantage les rendements, ce qui pourrait forcer la BCE à intervenir avant sa réunion du 11 mars.
Sans surprise, l’économie de la zone euro devrait retomber en récession au premier trimestre, selon le dernier indice PMI des services en février. Il remonte à 45,7 après 45,4 en janvier, selon l’enquête mensuelle d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, mais il reste en zone de contraction. L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, remonte également à 48,8 contre 47,8 en janvier. Néanmoins, en Allemagne, où l’indice PMI des services a reculé à 45,7, les entreprises restent optimistes, avec un niveau de confiance resté proche d’un pic de deux ans atteint en janvier. En France, l’indice PMI des services, toujours en zone de contraction, ressort à 45,6 contre 47,3 en janvier.
L’Allemagne va imposer de lourdes amendes aux entreprises dont les fournisseurs ou filiales bafouent les droits humains à l'étranger, dans le cadre d’un projet de loi adopté aujourd’hui en conseil des ministres. Le projet, qui impose un devoir permanent de vigilance aux groupes allemands de plus de 3.000 salariés à partir de 2023, prévoit des amendes comprises entre 100.000 et 800.000 euros. Les sanctions pourront même atteindre «2% du chiffre d’affaires annuel» pour les groupes pesant plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. En 2024, le périmètre des entreprises concernées s'étendra à celles qui emploient au moins 1.000 salariés.
Le fondateur et président d’Iliad Xavier Niel a franchi en hausse le seuil de 10% du capital d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW), et détient 11,4% de la foncière commerciale, selon une déclaration à l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée mercredi. Ce franchissement résulte d’une acquisiton de titres URW sur le marché, a précisé l’AMF. Les titres sont détenus par Rock Investment et NJJ Market, deux sociétés contrôlées par Xavier Niel. Xavier Niel et l’ex-PDG d’Unibail Léon Bressler avaient précédemment déclaré détenir conjointement 5,01% du capital d’URW dans le cadre d’un pacte d’actionnaires. Ces derniers ont fait échec l’an dernier à la politique financière de la foncière commerciale puis renversé sa direction.
Les investisseurs souhaitant miser sur les actions les plus populaires sur les réseaux sociaux disposeront bientôt d’un nouvel outil. Jeudi, le gérant de fonds américain VanEck lancera son fonds indiciel VanEck Vectors Social Sentiment ETF, qui leur permettra d’accroître leur exposition aux valeurs les plus discutées du moment et les plus recherchées. Le nouvel ETF reproduira les performances de nombreuses grandes capitalisations comme Twitter, Facebook, et Amazon. Il fera également une place aux valeurs bénéficiant actuellement de l’engouement de nombreux investisseurs individuels comme Draftkings, Tesla et Penn National Gaming.
L'économie américaine a connu une croissance modeste au cours des six premières semaines de l’année, selon le Livre beige de la Réserve fédérale (Fed) publié mercredi, en vue de la prochaine réunion de la banque centrale. Il a dressé un tableau contrasté sur l’inflation: seuls certains distributeurs ont pu augmenter leurs prix en janvier et début février. Les dirigeants d’entreprises interrogés se sont déclarés optimistes quant aux perspectives de reprise dans l’année grâce aux progrès de la campagne de vaccination. L’emploi a montré des signes de croissance limitée sur la période. Des hausses de salaires ont été observées dans certains postes difficiles à pourvoir et la tendance à l’augmentation des salaires devrait perdurer ou accélérer dans plusieurs parties du pays, selon la Fed.
Les cours du baril de brut ont terminé en hausse mercredi en clôture à New York, revigorés par l’espoir d’une prolongation des baisses de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés (OPEP+) à l’issue de leur réunion jeudi. Les opérateurs ont par ailleurs digéré la hausse nettement plus forte que prévu des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Les réserves de brut ont bondi de 21,6 millions de barils, lors de la semaine qui s’est achevée le 26 février, a indiqué l’EIA, alors que les analystes interrogés par S&P Global Platts s’attendaient à une hausse de seulement 1,3 million de barils sur la période. En clôture, le contrat d’avril sur le baril de brut WTI a fini en baisse de 1,53 dollar, à 61,28 dollars.
La vision de la Commission européenne sur la stratégie à adopter pour accompagner la reprise reste à expliciter. Avec de possibles divergences entre pays.
Le fondateur et président d’Iliad Xavier Niel a franchi en hausse le seuil de 10% du capital d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW), et détient 11,4% de la foncière commerciale, selon une déclaration à l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée mercredi.
Le groupe américain de services de livraison a annoncé mercredi s'être fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone dans ses opérations mondiales d’ici à 2040. FedEx a ainsi prévu «un investissement initial de plus de 2 milliards de dollars au cours des prochaines années afin de soutenir des initiatives visant à rendre les activités de la société plus durables pour l’ensemble de sa flotte de véhicules motorisés et d’avions, ainsi que dans ses installations».
Le club de football belge de Bruges (Club Brugge NV) va se coter sur Euronext Bruxelles. Une première pour un club de foot belge. Toutefois, le groupe ne prévoit pas de procéder à une augmentation de capital. Grizzly Sports, la holding de contrôle avec 94,34% du capital et qui appartiendra aux principaux actionnaires – Bart Verhaeghe, le président du club, Vincent Mannaert, le directeur général du club, Jan Boone et Peter Vanhecke – cèdera simplement une partie de ses titres
Au vu des prévisions économiques actuelles, la clause dérogatoire du pacte de stabilité devrait rester active l’année prochaine », a annoncé mercredi midi le vice-président de la Commission européenne (CE), Valdis Dombrovskis.
Sans surprise, l’économie de la zone euro devrait retomber en récession au premier trimestre. C’est le message envoyé par le dernier indice PMI des services en février. Les restrictions liées à la pandémie de coronavirus continuent de peser sur ce secteur, envoyant la région dans une récession en double creux. Cet indicateur remonte, à 45,7 après 45,4 en janvier et 44,7 en première estimation, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, mais il reste en zone de contraction. L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, remonte également à 48,8 contre 47,8 en janvier. «Un quatrième mois de repli de l’activité du secteur privé dirige l'économie de la zone euro vers une récession en double creux», commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.
L’Allemagne va imposer de lourdes amendes aux entreprises dont les fournisseurs ou filiales bafouent les droits humains à l'étranger, dans le cadre d’un projet de loi adopté aujourd’hui en conseil des ministres. Le projet, qui impose un devoir permanent de vigilance aux groupes allemands de plus de 3.000 salariés à partir de 2023, prévoit des amendes comprises entre 100.000 et 800.000 euros. Les sanctions pourront même atteindre «2% du chiffre d’affaires annuel» pour les groupes pesant plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. En 2024, le périmètre des entreprises concernées s'étendra à celles qui emploient au moins 1.000 salariés.
Le Royaume-Uni devrait moderniser ses règles de cotation pour attirer plus d’entreprises de croissance et de Spac, ces véhicules «chèques en blanc» très à la mode, a déclaré le ministre des Finances, Rishi Sunak, après avoir reçu le rapport qu’il avait commandé à l’ancien commissaire européen Jonathan Hill en novembre dans le cadre du Brexit. La Bourse et la place financière de Londres font face à une concurrence accrue de New York et d’Amsterdam voire Paris depuis que le Royaume-Uni a effectivement quitté l’Union européenne (UE) le 31 décembre. Amsterdam a récemment détrôné Londres pour le trading des actions.
Invesco Real Estate, une filiale d’Invesco spécialisée dans la gestion d’actifs immobiliers, a signé des accords définitifs avec les filiales du groupe Westmont Hospitality (Westmont), l’un des plus grands propriétaires et exploitants d’hôtels au monde, en tant que partenaire stratégique pour un portefeuille de 13 hôtels de la marque Intercontinental Hotel Group (IHG) situés en Allemagne et aux Pays-Bas. Invesco avait acquis le portefeuille de 13 hôtels de la marque Intercontinental Hotel Group pour le compte de trois mandats en 2017 et pour un montant total de 530 millions d’euros. «En tant que partenaire stratégique d’Invesco, Westmont sera locataire des hôtels du portefeuille et co-investira avec les clients d’Invesco dans les sociétés propriétaires des biens immobiliers. Dans le cadre de cette opération, des investissements significatifs devraient être réalisés dans huit hôtels Holiday Inn Express en Allemagne et dans un hôtel à Heidelberg», explique un communiqué. La sélection de Westmont fait suite à un appel d’offres mené par Invesco avec CBRE Hotels comme conseil. «Le secteur hôtelier a connu un bouleversement majeur avec la pandémie de Covid-19 mais, selon nous, il continue d’offrir des perspectives d’investissement à long terme solides, notamment avec la reprise des marchés et la croissance prévue du tourisme en Europe. Nous pensons que cet accord avec Westmont est un formidable partenariat stratégique, qui souligne notre volonté d’apporter stabilité et valeur à nos investisseurs», commente David Kellett, Senior Director - Transactions hôtelières chez Invesco Real Estate. Invesco revendique 1,3 milliard d’euros d’actifs sous gestion dans sa stratégie hôtelière paneuropéenne et 23 hôtels répartis dans six pays. Fondée il y a plus de 40 ans, Westmont possède et exploite environ 400 hôtels en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique et en Asie.
L’inflation est restée stable en zone euro en février à 0,9% en rythme annuel, selon la première estimation d’Eurostat publiée mardi. En février, les produits alimentaires, les boissons, l’alcool et le tabac (+1,4%) ont été les principaux contributeurs à la hausse générale des prix, freinée par ailleurs par la baisse de ceux de l’énergie (-1,7%), précise Eurostat. L’inflation dite de base (core/sous-jacente), qui exclut l’alimentation et l’énergie, a ralenti à +1,2% sur un an, après +1,4% en janvier.
L’autorité britannique de la concurrence (CMA) a levé ses objections au projet de rachat d’actifs d’eBay dans les annonces en ligne par le norvégien Adevinta grâce aux remèdes proposés par les deux groupes pour pouvoir réaliser cette transaction de 9,2 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros). Adevinta et eBay, à qui la CMA avait accordé deux semaines pour suggérer des solutions, ont proposé de céder à des tiers les sociétés Shpock et Gumtree.
La chambre basse du Parlement japonais a adopté mardi un budget record de 1.000 milliards de dollars pour l’exercice 2021-2022, et les parlementaires débattent déjà de nouvelles mesures de soutien pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie. Le budget commençant en avril intègre une enveloppe de 5.000 milliards de yens (47 milliards de dollars) de réserve d’urgence pour faire face à la pandémie. Cela s’ajoute à trois mesures de soutien spécifiques à la pandémie qui ont représenté depuis le début de la crise 3.000 milliards de dollars, soit 60% du produit intérieur brut du Japon.
Les exportations de l’Allemagne vers le Royaume-Uni ont chuté de 30% en janvier sur un an, selon Destatis. Cette baisse s’explique par le Brexit mais aussi par l’impact de la pandémie. Les exportations sont passées de 89 milliards d’euros en 2015 à 66,9 milliards en 2020. En 2020, elles ont reculé de 15,5% par rapport à 2019, la plus forte baisse depuis 2009 (-17%). L’accélération en janvier s’explique par le mouvement de stockage opéré avant la date du Brexit le 1er janvier dernier.
En données corrigées des variations saisonnières, le taux de chômage en Allemagne s’est élevé à 6,0% en février, à un niveau équivalent à celui de janvier, malgré la prolongation des restrictions liées à la crise sanitaire, selon des chiffres officiels publiés ce mardi. En données brutes, le nombre de chômeurs atteint 2.904.000, ce qui représente une hausse de 4.000 personnes, a précisé l’Agence pour l’emploi. Le nombre de nouveaux salariés inscrits par les entreprises en chômage partiel est passé à 500.000, contre 745.000 en décembre.