La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti moins vite que prévu en mars, grâce à la levée des restrictions liées à la pandémie, montre l’enquête IHS Markit/S&P Global auprès des directeurs d’achats. L’augmentation des prix à un rythme record devrait toutefois accentuer la pression sur l’économie. Selon les estimations préliminaires (flash), l’indice PMI composite en zone euro a diminué à 54,5 en mars, après 55 en février, au-dessus des prévisions des économistes (53,9). L’indice des services est tombé à 54,8 en mars, après 55,5 en février (54,2 attendu), et l’indice PMI manufacturier a reculé à 57 en mars, après 58,2 en février (prévision à 56). Un niveau de 50 marque la limite entre expansion et contraction de l’activité.
La banque centrale de Norvège a relevé son taux directeur, jeudi, de 0,50% à 0,75%. Ce troisième resserrement depuis le mois de septembre 2021 était anticipé par les économistes. La Norges Bank a précisé envisager une accélération de son processus de resserrement monétaire pour contenir la hausse des prix et éviter une surchauffe de l’économie. Si la guerre en Ukraine rend les prévisions économiques plus incertaines, la Norvège n’est pas dans la même situation que ses voisins européens, puisqu’elle est un gros producteur d’hydrocarbures. La banque centrale prévoit que le taux atteindra 2,5% d’ici à fin 2023, alors qu’elle anticipait auparavant un taux à 1,75%. Ida Wolden Bache, gouverneure par intérim de l’institution, devrait rester en place de manière permanente. Jens Stoltenberg, actuel secrétaire général de l’Otan, a annoncé, jeudi, avoir accepté de prolonger d’un an son mandat à la tête de l’Alliance atlantique en raison de la guerre en Ukraine.
Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a diminué de 28.000 lors de la semaine qui s’est terminée le 19 mars, à 187.000 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué, jeudi, le département américain du Travail. Il précise qu’il s’agissait du nombre de premières demandes le plus bas depuis septembre 1969. Les économistes s’attendaient en moyenne à 210.000 inscriptions au chômage la semaine dernière. Le nombre de la semaine précédente a été révisé à la hausse, à 215.000, contre une estimation initiale de 214.000.
Le marché actions russe, dont les transactions avaient été suspendues le 28 février, après sa chute consécutive aux sanctions occidentales et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a repris, ce jeudi, ses transactions sur une partie de la cote. Après avoir ouvert en forte progression de plus de 10%, la Bourse de Moscou a réduit son avance, pour clôturer sur un gain de 4,4%. L’indice RTS, libellé en dollars, reste suspendu. La banque centrale russe (BCR) avait décidé de suspendre les cotations après l’effondrement du marché le 24 février. La séance a été écourtée, pour se tenir de 9 h 50 à 14 heures. Les achats des investisseurs étrangers et les ventes à découvert restent interdits. Un soutien du fonds souverain semble avoir permis d’éviter un effondrement du marché.
Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a diminué de 28.000 lors de la semaine qui s’est terminée le 19 mars, à 187.000 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué jeudi le département américain du Travail. Il précise qu’il s’agissait du nombre de premières demandes le plus bas depuis septembre 1969. Les économistes s’attendaient en moyenne à 210.000 inscriptions au chômage la semaine dernière.
Severstal est la première entreprise russe à ne pas avoir pu payer un coupon à ses créanciers sur une de ses obligations en dollars. Cela constituerait donc potentiellement le premier défaut d’un emprunteur russe depuis le début du conflit en Ukraine.
La banque centrale de Norvège a relevé son taux directeur jeudi de 0,50% à 0,75%. Ce troisième resserrement depuis le mois de septembre 2021 était anticipé par les économistes.
La coalition au pouvoir en Allemagne a dévoilé jeudi un plan de soutien aux ménages aux prises avec l’explosion des coûts énergétiques résultant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui prévoit notamment de verser une prime exceptionelle de 300 euros pour tous les salariés imposables. Les ménages les plus pauvres se verront attribuer une aide supplémentaire de 100 euros, ainsi qu’un bonus de 100 euros par enfant.
Le Japon pourrait voir l’inflation augmenter et rester proche de l’objectif de 2% fixé par la banque centrale (BoJ) pendant une période prolongée si la guerre en Ukraine continue de faire grimper les prix des matières premières, a déclaré jeudi un responsable de l’institution, Goushi Kataoka. Il a précisé que cette inflation étant tirée par des facteurs externes plutôt que par une demande intérieure robuste, la banque centrale n’avait aucune raison de resserrer sa politique monétaire, voyant l’inflation autour de 1,5%. «Mais le Japon manque d'élan pour que l’inflation atteigne de manière stable 2%. À ce stade, je ne vois pas la BOJ se diriger vers un resserrement », a-t-il indiqué.
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti moins vite que prévu en mars, grâce à la levée des restrictions liées à la pandémie, montrent les premiers résultats de l’enquête IHS Markit/S&P Global auprès des directeurs d’achats. L’augmentation des prix à un rythme record devrait toutefois accentuer rapidement la pression sur l’économie.
Le marché actions russe, dont les transactions avaient été suspendues le 25 février, après sa chute consécutive aux sanctions occidentale et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a repris ce jeudi ses transactions sur une partie de la cote.
La medtech SMAIO (Software, Machines and Adaptative Implants in Orthopaedics), spécialisée dans la chirurgie de la colonne vertébrale lance son introduction sur Euronext Growth Paris.
La Bourse russe doit partiellement rouvrir jeudi, près d’un mois après sa fermeture suite à l’invasion de l’Ukraine. Selon le Wall Street Journal, des discussions sont en cours pour scinder la Bourse en deux marchés différents: un pour les investisseurs locaux et l’autre pour les investisseurs étrangers. Dans cette configuration, les investisseurs étrangers pourraient vendre leurs actions ou leurs obligations, mais ils seraient confrontés à des restrictions pour transférer les capitaux hors de Russie, en raison des contrôles imposés par Moscou depuis février. Un double marché provoquerait des bizarreries. Ainsi, une même action pourrait avoir deux cours différents. L’institution monétaire a indiqué que 33 titres seraient négociés pendant une période limitée et que les ventes à découvert seraient interdites. Les échanges sur les grandes valeurs, telles que les banques Sberbank et VTB et les géants russes de l’énergie Rosneft et Gazprom, auront lieu entre 7h50 et 12h (heure de Paris). Les échanges sur les obligations souveraines OFZ ont démarré lundi et celles sur le rouble avaient repris la semaine passée.
Capitulation. Pékin n’est pas resté sans réponse devant la chute de ses marchés financiers et la dépréciation du yuan. Mi-mars, Liu He (photo), vice-Premier ministre et plus proche conseiller économique du président Xi Jinping, a annoncé que le pays allait « prendre des mesures pour soutenir l’économie au premier trimestre » et introduire « des politiques favorables au marché ». Un changement de ton notable de la part de Pékin, alors que les actions chinoises souffrent de sous-performance chronique par rapport aux actions américaines et européennes depuis deux ans. Dans la foulée, l’indice Hang Seng a rebondi de 9 % à Hong Kong.
Marchés. Suite à l’afflux d’investisseurs particuliers en Bourse lors de la pandémie, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a conduit une étude sur le traitement de leurs ordres. Sur la période de décembre 2019 à avril 2020, la majorité des volumes – eux-mêmes multipliés par 4 en mars 2020, représentant un peu moins de 3 % des montants totaux – a été exécutée sur Euronext Paris (64 %) et Equiduct (20 %), qui proposent des offres spécifiques pour cette clientèle. Depuis 2016, le service d’appariement des ordres de la Bourse parisienne « Best of Book » (BoB) apporte une liquidité complémentaire pour répondre aux ordres des investisseurs particuliers, tout en interagissant avec le carnet d’ordres centralisé. Equiduct propose aux brokers retail avec son offre Apex un coût de trading nul et une exécution selon les meilleurs bids et asks disponibles sur 16 plateformes de référence. L’étude se garde de tirer des conclusions sur la meilleure exécution mais il ressort que sur la période examinée, près des trois quarts des volumes retail ont été exécutés aux mêmes conditions que les investisseurs institutionnels (c’est-à-dire dans le carnet central d’Euronext Paris).
Le communiqué se suffit à lui-même : AMC, la chaîne de cinéma sauvée par les particuliers américains l’an dernier, a annoncé acquérir un quart de Hycroft Mining Corporation, une entreprise… minière. Pour trouver plus facilement de quoi fabriquer des Golden Globes ? Plutôt parce que « ce groupe d’un secteur sans aucun lien avec le cinéma ressemble à AMC il y a un an, manquant de liquidités mais disposant d’une base d’actifs solide comme du roc », a expliqué le PDG d’AMC. Presque une bonne action, dont l’irrationalité reste en tout cas dans le ton des meme stocks. Mais qui pose aussi la question : où va pouvoir investir GameStop ?
Sous tension. Dans une lettre adressée aux gouvernements le 8 mars, la Fédération européenne des négociants en énergie a appelé à l’aide. Le secteur est en effet confronté à une « pression intolérable sur les liquidités » et pourrait avoir besoin d’une « aide d’urgence limitée dans le temps » pour surmonter la crise. L’augmentation des prix au comptant pèse bien sûr sur les courtiers, forcés d’emprunter davantage pour construire des positions. Surtout, c’est la volatilité et les appels de marge qu’elle provoque qui mettent le secteur sous tension. Les produits dérivés représentent plusieurs fois les 700 milliards de dollars du marché comptant, et la Banque centrale européenne (BCE) a confirmé suivre le marché « de près ». Selon le FT, les marges initiales, représentant en temps normal quelques points de pourcentage, peuvent atteindre jusqu’à 80 % de la valeur de l’instrument utilisé. Trafigura, pourtant l’un des principaux acteurs du secteur, serait en discussions avec Apollo, Blackstone et KKR afin de lever 2 à 3 milliards de dollars d’argent frais – ce qui illustre aussi le manque de banques capables de financer le secteur. Certains se retirent même du marché : Gunvor a ainsi coupé ses positions sur le gaz, après des appels de marge dépassant le milliard de dollars. Les marchés de matières premières pourraient donc se gripper de nouveau. Un soutien direct de la BCE serait quoi qu’il en soit une première.
ASML, le principal fournisseur de machines lithographiques indispensables à la fabrication de semi-conducteurs, prévient que le secteur devra composer avec une pénurie d’équipements essentiels ces 24 prochains mois. Pour construire une machine, 700 entreprises sous-traitantes sont impliquées, et il ne sera pas possible d’augmenter rapidement la production pour répondre à la demande.
L’administration sous emprise ? C’est un peu ce que redoute le rapport sénatorial rendu public tout récemment sur l’influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques. Le déploiement des cabinets de conseil serait « tentaculaire » ! Il faut toutefois presque s’en réjouir compte tenu des paiements que l’Etat leur a versés : un milliard l’an dernier, 2,4 milliards depuis 2018, selon des estimations minimalistes. Certes, la pandémie explique une partie de l’augmentation des dépenses. L’ennui, c’est que rien ne permet de savoir si l’argent est bien employé car il n’existe pas de décompte précis des prestations de conseil. Plus inquiétant encore selon les sénateurs, l’Etat semble s’installer dans cette logique de délégation. « L’Etat n’a pas cherché, sur la durée, à internaliser les tâches », déplore le rapport. Qui semble oublier un peu vite que les cabinets de conseil sont mandatés pour des missions ponctuelles, et que leur intérêt est précisément d’éviter de charger la barque du nombre de fonctionnaires actifs puis retraités.
Les régulateurs craignent une pratique de courtage dévoyée mais une interdiction répondrait mal au besoin de transparence et de protection des investisseurs.
Le 6 mai, il en coûtera 95 euros en catégorie or ou 40 euros plus haut au balcon, autant dire pas grand-chose, pour assister au concert de Simple Minds à la Seine Musicale (photo) dans le cadre de la bien nommée tournée « 40 ans de tubes ». Pour tout simplement acheter la salle elle-même, pardon, le complexe multifonctionnel, le prix reste confidentiel. C’est ce chèque que vient de signer 3i – au sein du fonds European Operational Projects – pour reprendre la part de 80 % d’Infravia (European Fund II) ; Sodexo détenant le solde de 20 %. Développé par partenariat public-privé (PPP) avec le département des Hauts-de-Seine, le complexe est opérationnel depuis 2017. Pour les moins sensibles au rock écossais des années 80, la Seine musicale accueillera Björk en juin ou le ballet Roméo et Juliette par Benjamin Millepied en septembre. Les cadres de 3i ont déjà réservé leur fauteuil.
Fusions-acquisitions. Malgré l’essor des opérations de fusions-acquisitions à travers le monde, le nombre de transactions bloquées est resté stable en 2021, à 30 opérations, selon le rapport annuel du cabinet d’avocats Allen & Overy sur le contrôle des concentrations dans 26 juridictions dans le monde. Néanmoins, une augmentation des blocages devrait se faire jour, suite au nombre important d’opérations et des délais d’examen anti-concentration. De même, la concertation croissante entre autorités joue son rôle. En outre, les autorités de la concurrence se montrent de plus en plus strictes. Les amendes infligées pour des infractions aux règles de procédure sont passées de 34 en 2020 à 130 en 2021. Les acteurs économiques ont anticipé cette tendance avec trois opérations abandonnées en Europe par crainte d’un blocage des autorités antitrust contre une seule en 2021. En France, le rachat avorté de Carrefour par le canadien Couche-Tard rentre dans cette catégorie.
C’est le montant que les investisseurs dans Smart Tréso n’ont toujours pas recouvré après sa mise en liquidation au printemps dernier. Fin 2021, ils auraient assigné en justice Eurotitrisation, société chargée de la gestion du fonds de créances commerciales, son conseil en sélection d’entreprises Entrepreneur Invest et le dépositaire du fonds, RBC Investors Services Bank France. Une fraude serait à l’origine des problèmes du fonds qui concentrait près du quart de son encours sur la contrepartie en défaut. Au moment de la liquidation de Smart Tréso, Eurotitrisation a été retenue l’an dernier pour gérer le fonds de place de prêts participatifs.
L’institut allemand IFO a révisé à la baisse sa prévision de croissance 2022 pour l’Allemagne, en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et anticipe désormais une augmentation du produit intérieur brut (PIB) comprise entre 2,2% et 3,1% en Allemagne, contre une prévision de 3,7% en décembre. Il a par ailleurs revu son estimation d’inflation entre 5,1% et 6,1% (3,3% prévus en décembre). Trois autres instituts de recherche économique – le RWI, l’IFW et l’IWH – ont abaissé leurs prévisions (entre 2,1% et 3,1%). Le gouvernement allemand table sur une croissance de 3,6% pour 2022, après un PIB de 2,9% l’année précédente.
Les indices actions européens ont fini la séance de mercredi en baisse, les investisseurs attendant avec prudence les prochaines réunions politiques au sujet de l’Ukraine, tandis que le baril de pétrole a connu une nouvelle flambée, au-dessus des 120 dollars. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 1%, à 454 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé 1,2% chacun. A Francfort, le DAX 40 a reculé de 1,3%, tandis que le FTSE 100, à Londres, a abandonné pour sa part 0,2% - ce dernier a mieux résisté grâce au poids des entreprises pétrolières dans son indice.